1981: le combat éthique: Trudeau/Lévesque

Capture-d’écran-2011-09-18-à-23.17.041-300x180Que s’est-il vraiment passé, il y a trente ans, pour qu’un pays reconnu mondialement pour son caractère modéré et démocratique décide de se doter d’une nouvelle loi fondamentale, sans le consentement d’une de ses nations fondatrices ?

Et pourquoi cette nouvelle loi fondamentale, signée par la Reine Elizabeth, le 17 avril 1982, ne fut-elle pas soumise aux citoyens, par voie de référendum, comme des tas de constitutions avaient déjà été soumises au vote ailleurs en Occident ?

Comment expliquer à un interlocuteur à jeun que pendant une conférence qui devait redéfinir les règles fondamentales d’un pays, 10 négociateurs sur 11 se sont concertés pendant la nuit pour annoncer, le matin, qu’ils avaient convenu d’une nouvelle entente qui réduirait les pouvoirs du 11e ?

Plus on prend du recul sur l’événement, plus la chose parait inconcevable.

Quand René Lévesque écrivait à une future indépendantiste

indexAnne-Marie Beaudoin avait six ans lorsqu’elle a décidé de remonter le moral de ce pauvre René Lévesque, un peu déprimé depuis la Nuit des long couteaux.

Surprise! Le Premier ministre lui a répondu !

La lettre n’a pas pris une ride:

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Il faut croire que la lettre de la fillette l’avait réconforté !

Devenue linguiste, Anne-Marie Beaudoin explique sur son blogue:

Évidemment, à l’époque, je ne mesurais pas toute l’ampleur de la chose. Dans ma petite tête de petite fille, il était bien normal que quelqu’un à qui j’avais écrit une lettre me réponde… C’est aujourd’hui, avec mes yeux de 35 ans, que je réalise vraiment la beauté de son geste.

C’est entre autres grâce à cette lettre, redécouverte récemment, que j’ai perdu mon attitude cynique

Match Gauche/Droite: René Lévesque s’en mêle!

Mon collègue de débat, le libertarien Éric Duhaime, reçoit un très grand honneur aujourd’hui. Un internaute a récupéré une conférence du jeune René Lévesque sur le syndicalisme pour répondre à l’antisyndicalisme primaire de M. Duhaime (secondé ici par Mario Dumont).

C’est rafraîchissant de revenir aux sources, comme le fait ici Lévesque:

René, reviens ! Ils sont devenus fous !!

Au sujet de Saint-René, pourfendeur de «Rhodésiens»

levesque-150x150Je ne rêvais pas, c’était bien écrit «Rhodésiens». Le mot désignait les Anglo-montréalais et était utilisé par René Lévesque dans un discours écrit — écrit ! — circa 1973. Conseiller de Lucien Bouchard 25 ans plus tard, j’avais fait monter des archives plusieurs discours du fondateur du Parti Québécois. Je voulais m’en inspirer pour souligner le quart de siècle des parlementaires péquistes élus en 1973.

Je tentais de trouver, page après page, la belle phrase, la citation porteuse qui, défiant le temps, ferait le pont entre lui et nous.

Certes, j’en ai trouvé. Mais le ton combatif de René Lévesque contre la minorité anglophone m’a frappé comme une tonne de briques. (Et contre les patrons ! Wow ! Il frappait fort !) Jamais Lucien Bouchard n’utiliserait ces mots, cette approche. Bernard Landry ou Pauline Marois non plus, d’ailleurs. Ces propos appartenaient à une époque de collision frontale entre francophones et anglophones. Aujourd’hui, c’est le français qu’on défend contre l’anglais — cela fait toute la différence.