Vérités et mensonges de Vincent Marissal

Je pense connaître assez bien les Québécois. Ceux de Rosemont et ceux d’ailleurs. Ils sont tolérants. Ils acceptent que leurs élus soient imparfaits. Qu’ils se trompent parfois. Qu’ils changent d’avis – mais pas trop souvent. Je sais aussi qu’ils ont soif d’une chose : d’authenticité. C’est ce qu’ils aimaient chez René Lévesque, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard. On n’était pas toujours d’accord avec eux mais, au moins, ils pensaient ce qu’ils disaient. On savait où ils logeaient.

Lorsqu’un nouvel arrivant se présente au seuil de la vie politique, les médias québécois savent ce que les citoyens veulent savoir. Cette personne est-elle sincère? Authentique? Digne de confiance? On ne lui reprochera aucune de ses convictions. Elles seront bienvenues dans le débat. Mais on veut de la vérité.

Au premier jour de sa vie politique, Vincent Marissal a spectaculairement échoué à ce test de vérité. Se présentant comme un « indigné » ayant des « convictions souverainistes profondes », il a menti aux journalistes curieux de savoir pourquoi, alors, il avait à répétition voulu travailler avec Justin Trudeau, et ce, pas plus tard qu’en janvier de cette année.

Marissal a menti parce qu’il sentait que cette vérité n’était pas bonne à dire. On ne peut pas à la fois être un indépendantiste sincère et vouloir s’associer à l’anti-indépendantiste-en-chef à Ottawa. On ne peut pas être un indépendantiste sincère et avoir déclaré à la CBC en 2016 que « la souveraineté est dépassée » et n’est que l’affaire des parents et grands-parents. On ne peut, dans une même tête, soutenir les deux thèses. Soit la souveraineté est possible, soit elle est dépassée.

Il y a plus. M. Marissal nous a appris qu’il était très à gauche et prêt à discuter des propositions les plus hardies de QS, y compris de la nationalisation des ressources naturelles et des banques. Le problème? On ne peut pas à la fois être favorable aux thèses socialistes de QS et vouloir appuyer un Justin Trudeau qui a démontré, depuis sa prise du pouvoir, être l’ami des pétrolières, des banques et des paradis fiscaux. On ne le peut pas, si on a des convictions. On ne le peut que si on n’en a pas.

Il serait intéressant de savoir s’il avait aussi caché ces faits à ses nouveaux amis de QS.

Cette tentative de camouflage est aggravée par une belle naïveté. M. Marissal semble avoir cru que, le voyant surgir chez QS, ses amis trudeauistes allaient garder secrètes toutes leurs conversations passées. Peut-être pensait-il que le multiculturalisme partagé du PLC et de QS tissait les liens de la complicité dans le silence. Il s’est trompé.

Son attrait pour le trudeauisme ne fut pas la seule révélation du jour 1 des aventures de M. Marissal en politique. Il en a profité pour retourner sa veste sur un autre point essentiel.

En mai dernier, encore commentateur et libre de sa parole, il affirmait : « à la fin, moi, je pense qu’il est important que la famille souverainiste se recolle, se réconcilie. Parce que, à force d’éparpiller le vote, évidemment, ça fait l’affaire des libéraux ». Et le visage ravi de Philippe Couillard à l’annonce de sa candidature en était une illustration de plus.

Mais Marissal-le-candidat n’est plus libre de sa parole. Ce qu’il disait il y a un an ne tient plus. Pire, il déclare maintenant que de tenir de tels propos est « méprisant ». Tiens donc.

L’évidence de la division du vote est aujourd’hui une vérité qui dérange à QS. Il y avait pourtant une solution : une alliance électorale ponctuelle avec le PQ, qui s’engage à introduire la proportionnelle à temps pour le scrutin de 2022. Qui y était favorable? Amir Khadir, Gabriel Nadeau-Dubois, Andrés Fontecilla, 87 % des électeurs de QS et, semble-t-il, l’ex‑commentateur Vincent Marissal. Qui était contre? Manon Massé et un congrès de QS radical et sectaire.

Ce refus du congrès de QS de mettre le bien commun au-dessus des désaccords et des méfiances mutuelles bien réels revient hanter le parti à l’aube de l’élection de 2018. Que M. Marissal refuse aujourd’hui de dire si, comme membre de QS, il aurait appuyé ou non cette alliance exprime bien l’ampleur du malaise.

Et son refus de la vérité.



45 réflexions au sujet de « Vérités et mensonges de Vincent Marissal »

  1. Vous avez absolument raison. On n’a qu’à relire ses chroniques de la Presse, ses interventions à Bazzo.tv pour se rappeler qui était Marissal qu’à l’époque, je qualifiais déjà de sa.. à Marissal. Exemple : Marissal n’a jamais reconnu le recul du français à Montréal, prétextant que ce recul était dû au mauvais parler des Québécois et non pas à la pression des nouveaux arrivants, une analyse complètement à côté de la coche au point que MFB avait dû le reprendre sur ce point. Marissal est un fédéraliste convaincu. Son adhésion à QS est tout à fait dans la ligne de ce parti qui n’a jamais été souverainiste. Mais il a compris comme Françoise David (à l’époque de la création de QS) qu’il fallait se dire souverainiste pour ravir le vote des progressistes au Québec. Supercherie et mensonge, voilà la conjonction des ADNs Marissal et QS.

  2. Devant une telle ignominie, j’ai rendu ma carte de QS et arrêté mes dons réguliers. je ne suis pas péquiste non plus, mais je suis scandalisé par cette manoeuvre très politicienne, qui risque d’ailleurs de faire élire un libéral dans Rosemont. Il faut que notre démocratie démontre, à travers nos choix citoyens et nos prises de position, que nous sommes écoeurés et indignés de tous ces mensonges et autres magouillages et que nous voulons sanctionner leurs auteurs pour qu’ils arrêtent de nuire à la vie publique. Jean-François, je vous souhaite bien du courage…

  3. (Version corrigée, si jamais vous publiez les commentaires)

    Difficile d’en rajouter sur le sujet, puisqu’à l’heure qu’il est tout ou presque a été dit. On souhaite simplement exprimer le dégoût que suscite l’opportunisme de Vincent Marissal. Différents chroniqueurs, comme beaucoup d’entre nous dans la population, se creusent la tête à savoir comment Marissal a-t-il pu opérer un tel « grand écart » de janvier à avril 2018. Ne faudrait-il pas se demander si Québec solidaire n’est pas lui-même écartelé entre ses partisans.

    J.F. Lisée avance que Manon Massé et un congrès de QS radical et sectaire étaient contre «une alliance électorale ponctuelle avec le PQ ». S’est-on jamais demandé de qui était composé ce groupe ? J’en ai une petite idée, ayant fait l’expérience d’en rencontrer quelques membres archétypiques l’été dernier. Il est à parier que la moitié des partisans de QS sont fédéralistes et composés d’anglophones — progressistes ou non –, d’immigrants communautaristes anti-péquistes, d’anti-québécois tout court, de marxistes doctrinaires, de lobbys LGBT ou SPCA multiculturalistes*, etc. Tous les partis marginaux, ou politiciens qui ne brillent pas par leur programme (Justin Trudeau) ont intérêt – ici ou ailleurs – à courtiser les groupes communautaristes. Pas étonnant que leurs congrès se fassent à huis-clos.

    On peut donc constater que QS est lui-même pris à son propre piège, coincé entre les partisans de la convergence et les autres groupes que je viens de citer. Comment peut-il se dire indépendantiste, et accepter de compter dans ses rangs autant de fédéralistes ? Comment QS peut-il, sans rougir de honte, accueillir Vincent Marissal, dont la duplicité a été dévoilée au premier jour de sa candidature ? Il est vrai qu’« à cheval donné, on ne regarde pas la monture » ! Mais enfin, on ne peut à la fois être pour Montcalm et pour Wolfe. Il faut choisir. Nous ne pardonnons ni à QS ni à Marissal cette incroyable duperie.

    Car, ce faisant, ils trompent les électeurs. Prétendant faire de la politique autrement, ils se font élire en fin de compte sur de fausses représentations. Comme le disait récemment le nouveau chef du PS français, parlant de Macron : ce «ministre issu de nos rangs, clamant d’abord sa fidélité à la gauche, puis prétendant n’être ni de droite ni de gauche, avant d’affirmer être de droite et de gauche, (et qui) mène depuis son élection une politique de droite et de droite».

    Transposé à QS, cela donne «souverainiste de gauche, puis souverainiste et fédéraliste de gauche non radicale, puis fédéraliste d’extrême gauche, à moins que ce ne soit libéral ? » Comment savoir ? Quand QS s’en va en guerre de telle manière, on peut légitimement se demander quel est son dessein. « Là où il y a du flou, il y a un loup… » Devinez qui est le loup.

    Mais, par bonheur, QS ne sera pas au pouvoir aux prochaines élections, ni aux suivantes.

    * En passant. Tous les multiculturalistes qui ne manquent jamais l’occasion de mentionner que Montréal est bâti sur un territoire Mohawk non cédé ignorent sans doute « que les représentants iroquois de Kahnawake, près de Montréal, ont adressés, dès 1755, aux Britanniques de New York qui leur demandaient de rester neutres dans le conflit entre l’Angleterre et la France : “Les Français et nous sommes un seul et même sang, et où ils mourront, nous mourrons aussi” » (D. Peter MacLeod, La vérité sur la bataille des plaines d’Abraham, Éditions de l’Homme).
    Ils n’avaient pas tort. Si rien ne change, eux et nous allons mourir ensemble, écrasés par les Anglos et les « miliciens canadiens », encore une fois.

    • De Québec. Bel exposé, mais avec tout mon respect,on dit à cheval donné on ne regarde pas la bride. Bravo pour tout le reste !

    • Merci camarade Madeleine. L’indignation m’a égarée. Il y a des variantes, comme « à cheval donné on ne regarde pas la denture », et même plus pertinent dans notre cas : « À cheval donné, on ne demande pas s’il est franc ». En ce qui nous concerne, il sera notre cheval de bataille…

  4. Lire dans Le Devoir du jour lundi 9 avril
    Avis des lecteurs . MMarineau
    Mmarissal aurait un agenda caché celui de défaire le PQ ,
    mandat qui lui viendrait
    des libéraux et de son passé fédéraliste à La Presse .
    Dire qu’il est de gauche. Trop facile alors que son gagne pain a été de droite trop longtemps . Il aurait pu travailler au Journal de Montreal et se permettre de donner son opinion . Du travail à faire dans Rosemont pour garder le comté au PQ . Mais aussi présenter de bons candidats pour défaire QS dans Gouin et Ste- Marie .

  5. Le PQ en est arrivé à un moment complet de vérité avec QS.

    Le programme socialisant confus et davantage d’une gauche radicalisée dans son radicalisme chez QS faisant du multiculturalisme une voie de rencontre avec un certain fondamentalisme islamiste en tant que tel de l’islam politique, empêche le PQ de toute considération y compris minimale consistante avec QS quant à ses idées.
    Le programme contradictoire de QS quant à la condition des femmes qui seraient libres dans l’islam et dans le statu inférieur de la femme ou au contraire dominée dans les sociétés occidentales majoritaires pourtant égalitaristes dont le Québec, apparaît pour du sophisme royal qui déclencherait la colère d’un Socrate vue comme la seconde figure de la sagesse après Jésus Christ dans le monde occidental.

    La gauche de QS n’a plus rien avoir avec la gauche laïque et syndicale des années 70 qui ont appuyés relativement le PQ jusqu’à l’élection de 1976.

    Le PQ doit lire le présent pour ce qu’il est quant au parti opposé qui lui est le plus proche en quelque sorte tout en étant distinct et d’importance pour le nombre d’électeurs potentiels: la CAQ.

  6. Si les affirmations de Monsieur Lisée sont vraies, ces genres de choses sont de nature à créer du cynisme du coté des citoyens- comme quoi la majorité des politiciens sont des menteurs!. Or, on veut des citoyens attentifs et engagés, pas des citoyens cyniques. Alors, QS doit dire ce qui se passe avec son candidat ou lui doit s’expliquer aux québécois.

  7. Justin Trudeau a pris 13 mois pour accorder un prêt remboursable de 225 M$ à Bombardier, mais pas pour la Série-C, non, pour que le Global 7000 soit assemblé à Toronto.
    A la demande de Porter Aviation d’utiliser la Série-C pour ses vols à Billy Bishop, après 48 hres d’attente, Marc Garneau annonce que ce type d’appareil est trop bruyant pour Toronto. On lui a demandé, pouvez-vous déposer vos études, M. Garneau ? On attend encore. Les études de prolongement de la piste sont faites et conforme aux besoins. PORTER AVION utilise des Q-300 et Q 400 fabriqués par The Havilland à Toronto, la Série-C à Mirabel. Pas besoin de longues études pour comprendre que le PLC va toujours prioriser le développement économique hors Québec, parce qu’un Québec avec une économie forte et dynamique, c’est l’indépendance selon Trudeau. A force de traiter le Québec comme il le fait aussi avec la DAVIE, le plus grand chantier Maritime au Canada, arrivera un hiver rigoureux où le St-Laurent et le Saguenay seront bloqués par les glaces, parce que les Brises glace ce n’est pas dans les priorités de Justin et la fermeture des Ports c’est seulement 125.000 emplois. Je vous prédis que l’Indépendance du Québec sera l’affaire du milieu des affaires si les choses continuent. Surtout que les demandeurs d’asile font leur entrée dans un province raciste selon les libéraux provinciaux et fédéraux, des gens qui méprisent leur peuple et dont le Parti Québécois a failli être décimé à 2 reprises par des esprits fragiles, sans qu’il y ait de réactions chez les libéraux, comme si nous étions les chiites versus les salafistes en Arabie saoudite.

  8. Grand malaise pour un vire-capot qui s’ennuyait à la retraite et qui aurait très bien pu faire paraître cette annonce dans les médias:
    Ex-journaliste fédéraliste ayant été rejeté par le PLC dans Outremont cherchant désespérant comté pour se présenter. Toute offre de quelque parti que ce soit fédéraliste ou souverainiste, sera pris en considération. » considérée. Manifestement, Monsieur Marissal a de profondes convictions.

  9. Bonjour M. LISÉE !

    Bref, les élections ne se présentent pas favorablement pour le PQ ! Pour réagir, il faudra de la nouveauté inattendue. Je vous en propose deux, à titre transitoire.

    1- QS a refusé une entente avec le PQ, ce qui rend impossible l’application d’un système électoral proportionnel. Je suggère donc que le PQ propose d’appliquer, dès après les prochaines élections grâce à une loi d’application immédiate, un Système Électoral Majoritaire à Proportions Fonctionnelles ( SÉM P F), qui corrige les résultats d’élections à la majorité simple par des ajouts de députés aux partis dont le ratio % de députés / % de votes (au niveau national) est inférieur au ratio déterminé par leur fonction parlementaire: 0.8 pour la fonction « opposition officielle » et 0.5 pour les fonctions « tiers partis », par exemple.
    Ce système sera applicable aux prochaines élections, car la loi peut en être adoptée immédiatement après elles et en utiliser les résultats, qui ne comportent aucun élément proportionnel tiré des bulletins de vote. L’Assemblée nationale pourra prévoir un système plus proportionnel pour les élections suivantes, si elle le juge à propos, bien sûr.
    Une telle proposition, annoncée avant les prochaines élections, démontrera une ouverture de cœur et d’esprit du PQ et ne pourra que surprendre les autres partis et l’électorat.
    2- L’impossibilité dans laquelle le PQ, qui ne formera vraisemblablement pas le prochain gouvernement, de lancer des études sur la souveraineté en vue d’un référendum après 2022, devrait nous faire explorer une autre avenue, dès la prochaine campagne électorale, voire à l’A. N. dès maintenant. L’idée consiste à mettre de l’avant un élément du programme du PQ concernant les avantages de la souveraineté.
    Ainsi, nous devrions DEMANDER IMMÉDIATEMENT AU FÉDÉRAL DE CONFIER À L’ADMINISTRATION QUÉBÉCOISE LA PERCEPTION DES IMPÔTS FÉDÉRAUX ET LES $750M / AN QU’IL ÉCONOMISERA. On pourra y ajouter les administrations fédérales qui font double emploi avec celles du Québec, avec quelques milliards de $ par an !!!
    Tout le monde, au Québec, comprendra spontanément l’intérêt de telles propositions et sera plus enclin à voter pour le PQ ! Certes, QS ne saurait accepter de telles propositions, vu son esprit du « tout ou rien »… Le PLQ non plus, car un dénommé COUILLARD voulait faire l’inverse: confier au Fédéral la perception des impôts québécois; ce que n’aurait jamais osé faire BOURASSA. Quant à la CAQ, elle pourrait se montrer ouverte, mais n’en fera probablement pas un enjeu électoral.

    Voilà !

  10. Marissal se révèle en 2018 « indépendantiste et de gauche », ce n’est pas crédible.
    Une entrevue récente illustre tellement bien qu’il n’est pas crédible, déguisé en indépendantiste, (émission Daebreak avec Mike Finnerty (4 avril 2018 CBC)

    C’est intéressant d’entendre cette pénible performance, car on comprend qu’il ne sera pas un candidat sérieux…par contre il pourra compter sur un effet de levier important, celui des médias à l’exemple de cette semaine avec toute la visibilité qu’il a reçu dont celle de radio banana, (diffuseur, devenu l’ombre de lui-même a titre crédibilité sur le plan de l’intégrité politique).
    ………
    Marissal est littéralement incapable de répondre de façon sérieuse ou même sincère…aucune émotion. Or, il est un journaliste de 30 ans d’expérience, normalement les arguments auraient été déjà « convenus »… ceux qu’un indépendantiste partagerait spontanément. néni… zéro.

    http://www.cbc.ca/player/play/1202234435968

  11. La seule manière de retrouver sa dignité est de dire la vérité à la population. Aucune honte à dire ouvertement qu’il a menti. J’avais confiance en ce journaliste mais maintenant cette confiance a chûté profondément et avouer sa faute lui redonnerait un meilleur visage surtout à ses enfants…

  12. J’ai même pensé que les libéraux fédéraux lui ont demandé de se présenter contre toi et s’il gagne, ils vont lui dérouler un tapis rouge dans quelques années comme député fédéral.
    Un flash que j’ai eu.
    Pour ce qui est des signes religieux comme policier, que pensé d’un Sik qui va refusé d’enlever son turban pour porter le casque de protection comme policier lors des contrôles de foule.
    J’ai aussi un doute sur le politicien de Montréal qui a débuté de parler de ce sujet, il le faisait pour qui ou contre qui. La mairesse, la CAQ, le PQ? Mais certainement pas contre les libéraux.
    C’est une grande famille que celle des libéraux.

  13. Je ne comprend pas QS mais m Lisee battez vous sortez votre agressivité , allez chercher les jeunes de Rosemont, go, go, go, Louise

  14. Il n’y a qu ‘un seul parti indépendantiste au Québec et c’est le Parti Québécois. Et lors de cette campagne électorale , il faut le dire. En conséquence il faut aussi parler de l’union de tous les indépendantistes au PQ , parce que c’est le seul parti qui a la volonté de nous mener vers la liberté , vers l’indépendance.

  15. C’est difficile à comprendre toute cette traitrise de Marissal et des dirigeants de QS. surtout après la main tendue de toi et du PQ.lors de l’élection de Nadeau Dubois.Pourquoi ils font ca.Ca crève le cœur..Sur un autre sujet…ton plan de mobilité des transports à Montréal c’est la même chose que celui de Labeaume à Québec et qui est finandé à 100% par Québec et Ottawa et tout le monde est d’accord…Pourquoi pas la même chose pour Montréal.Si c’est correct à Québec pourquoi pas à Montréal?

  16. Merci Jean-François,

    En ce qui me concerne, je suis un francophone qui travaille pour la fonction publique fédérale du Canada. Dans mes fonctions, je cherche à protéger les intérêts des Québécois et de la francophonie en général.

    Je constate, tout comme vous probablement, que nos politiques d’immigration actuelles cherchent à étouffer le fait français au Canada. Cela me désole.

    En effet, en examinant le dernier rapport du ministre de IRCC pour l’année 2017, on s’aperçoit rapidement que seulement 10% des nouveaux résidents permanents accueillis dans tout le Canada en 2017 étaient francophones ou bilingues francophones. Il semblerait qu’il en serait ainsi pour les prochaines années. Faites le calcul…

    J’ai des convictions et j’ai une vision de l’avenir de sorte à donner un encadrement propre, durable et sécuritaire à mon enfant. Malheureusement, je suis discriminé sans relâche à mon lieu de travail. Dans un jugement controversé en Ontario, j’ai perdu tous mes droits de père sur ma fille.

    J’ai été banni de l’école de ma fille à Vanier en Ontario depuis 2012. L’école où M. Trudeau envoie aussi ses enfants.

    J’ai reçu des mesures disciplinaires excessives à mon lieu de travail à Ottawa. Mon salaire a été suspendu pendant plusieurs mois.

    C’est difficile d’avoir ses propres convictions en Ontario.

    Je suis et serai toujours pour l’émancipation de la langue française au Québec et ailleurs au Canada. Je pense que c’est une sorte de barrière virtuelle contre l’envahissement des Américains au Canada.

    Ils ont déjà commencé. À titre d’exemple, nous avons perdu un fleuron: RONA.

    Avec le phénomène inquiétant du réchauffement climatique, les Américains lorgnent maintenant vers le Québec et le Canada. Ils nous envie, nous qui avons bâti Hydro-Québec.

    Je suis un peu inquiet pour l’avenir. Je regarde ce qui se passe en Europe, en Catalogne.

    Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, une majorité de pays parmi les plus puissants sont très attachés à l’esprit des traités de Westphalie:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Traités_de_Westphalie

    Cordialement,

    Guy J.J.P. Lafond

  17. Malgré mon âge et la sagesse acquise, je regarde encore.
    Voyons où se tiendra la gauche socialiste du parti libéral:
    Du côté libéral: Vincent Marissal et Manon Massé.
    De l’autre, beaucoup plus solidaires: Amir Kadir et Gabriel Nadeau-Dubois.
    Voyons qui se joindra au libéraux qui désirent depuis longtemps parrainer une gauche à son parti en divisant les votes.
    Envers et contre tous, je serai souverainiste et surtout fidèle à mon parti qui a toujours été du côté du vrai monde: le parti québécois.

  18. Fort bien; il se présente dans votre circonscription, vous vous deviez chef, de le prendre personnel. Pierre Falardeau n’aurait pas fait mieux.

    http://jflisee.org/la-triste-chute-de-francoise-david/

    Mais j’ajoute que dans une de mes lectures dont mon garage à le secret, la révolution russe de 1917 a été gagnée parce qu’au bon moment, les bonnes personnes étaient à la bonne place qu’il connaissait depuis un mois.

    Après un changement de notre mode de scrutin d’uninominal un tour à proportionnel mixte régional et j’ajoute intergénérationnel, Vincent Marissal pourrait y avoir une place après Catherine Dorion et Sol Zanetti et j’en passe provenant de la filière François Legault si celui-ci n’est pas appelé à former un gouvernement majoritaire après le 1 octobre. Pourquoi pas la proportionnelle dès 2019 ? Ce serait à temps pour 2022 ou avant.

    Je vois que le parti n’a pas encore fait le deuil de la division du vote entre le lui, QS et ON. La division du vote entre QS et ON s’est réglée d’elle même, il se sont peinturés dans le coin gauche à mijoter constitution. C’est pas demain la veille « dans un premier mandat, QS va …». Une assistance à Oui-Québec ?

    Le gisement électoral à exploiter n’est pas à gauche, il est à droite. Une alliance ponctuelle avec la CAQ s’impose. S.V.P., ReLisée vous :

    http://jflisee.org/les-liberaux-sont-ils-desormais-le-parti-du-pouvoir-au-quebec/

  19. M. Lisée,

    S’il y en a un qui devrait savoir que les Québécois peuvent aussi élire des menteurs de la pire espèce, c’est bien vous. Vous vous souvenez du Menteur et du Naufrageur? Bien sûr que oui. Alors ne comptez pas trop sur les mensonges de M. Marissal pour aider votre réélection. Le goût des Québécois pour la disparition lente et tranquille est très fort. Pas de remous, juste un peuple qui s’efface lentement.

  20. M. Lisée,

    Je suis d’accord avec votre commentaire. Cependant, attendez la campagne électorale pour cogner sur le clou de nouveau, car, rappelez-vous, vous aussi, que les Québécois ont tendance à sympatiser avec les victimes, les agneaux expiatoires.
    Si vous faites de V. Marissal une victime et l’écrasez, ce dont vous êtes capable, cela porrait se rerourner contre vous.

  21. Personnelement, je fais confiance à une homme qui s’est toujours déclaré souverainiste et qui a oeuvré en ce sens la plus grande partie de sa vie Je donne mon soutien à un homme loyal et sincère, un chroniqueur, auteur et conseiller qui a toujours maintenu la même ligne de pensée. Un homme engagé. Ce sont là des valeurs humaines que j’apprécie, et je ne fais pas confiance à l’opportunisme qui ne fait qu’envenimer le cynisme de la population.

    Parlant, de vous, en chroniqueur qu’il est. Monsieur Marissal, a fait allusions à certaines de vos déclarations. Comme beaucoup de journalistes et de commentateurs, celui-ci commentait des déclarations sans s’attarder au fonds de la pensée des hommes politiques.

    En ce sens, le discours de Vincent Marissal est stupéfiant. S’engageant pour une parti, il n’a pas lu le programme du parti au préalable! Pourtant comme commentateur politique, n’est-il pas de son devoir de connaître les programmes des partis avant de critiquer ou de commenter leur action politique? Faisant écho a cette carence, Michel David a pu affirmer que les programmes ce n’est pas si important, ce qui compte est le plateforme électorale. Il en ajouté en affirmant que dans quelques mois tout cela serait oublié! Il voulait dire que lui il n’en parlerait plus, nous permettant, nous pauvres électeurs d’oublier plus facilement ces détails.

    Plusieurs de nos chroniqueurs se drapent dans la vertu, accusant les politiciens de malhonnêteté et de mensonges. Mais, nous voilà bien servi par Marissal, qui devenant politicien deviendrait de facto quelque peu oublieux voir même un peu à côté de la traque.

    Mais au delà de l’individu, cet épisode grotesque de la saga de Québec Solidaire, nous montre un parti devenu soudainement vieux qui monte en épingle des candidatures vedettes sans leur faire passer le moindre test de vérité. Bien,plus, le candidat affirme qu’un programme, que QS a mis dix ans à parfaire, est discutable! Si QS avait la moindre honnêteté intellectuelle, il jetterait à la porte un candidat qui il y à peine quelque mois cherchait une emploi chez les fédéralistes.

    On se demande si des valeurs comme l’honnêteté et l’engagement ont encore de la pertinence dans cette société de commentateurs perpétuels qui se prononcent sur des déclarations et non sur la substance des propositions politiques.C’est peut-être pour cela qu’ils peuvent passer si allègrement d’un parti à l’autre…d’une indignation à l’autre. Mais la nôtre, est-ce qu’il y a pensé un seul instant?

    La cerise sur le sundae est que le futur candidat était était un conseiller en relations publiques de ce parti à nul autre pareil. L’épisode a tout de même permis de nous concentrer sur les vrais affaires, certains se sont finalement mis au parfum de ce fameux programme… au contraire de Marissal.

    Avec les candidatures d’Haroun Bouazzi et les déclarations de Marissal sur vos déclarations – en oubliant toute votre pensée sur le sort des réfugiés – on voit que QS tente a tout prix de mettre l’accent sur le débat de la charte, qu’il qualifie d’identitaire. ( On ne voit pas d’ailleurs pourquoi le débat sur la laïcité est identitaire?) Marissal dit compter sur une partie de l’électorat de Rosemont qui aurait voté libéral à la dernière élection afin contrer la charte pour se faire élire. Quel beau programme!

    Merci, Monsieur Lisée.

  22. Vincent Marissal serait-il une taupe au sein de Québec Solidaire comme Claude Morin l’a été pour le Parti Québécois?

  23. c;est correct;pourquoi ne pas faire une autre motion en chambre pour demander d;appuyer les dirigeants catalans dans leur revendications et en meme temps de condamner toute la repression et la violence qu;il ont ete victimes dernierement et demander l;appui unanime de tous les partis en chambre

  24. Pourquoi réagir maintenant, c’est en campagne électorale qu’il faudra le discréditer.

    Aussi, qui présenter comme candidat crédible contre Manon et contre GND ???, Denise Bombardier ??? Jasmin Roy ? Djemila Benhabib ?

  25. Salut Jean-François!
    Je ne suis pas certaine que la vérité soit bien la mesure des convictions, car c’est bien de cela qu’il s’agit.
    Ce dont je suis assez certaine cependant à travers les réactions dans mes classes et mes recherches sur le terrain en France depuis l’élection de Macron, c’est qu,il y a bien dans la population une exigence de sincérité… mais la sincérité et la vérité me semble deux choses différentes et la seconde même parfois à l’intransigeance. L’aspiration à une politique autrement exige aussi de prendre en compte que les catégories habituelles utilisées dans ce domaine ne rendent pas nécessairement compte du problème.
    Ce que les citoyenNEs semblent plutôt dire, et les jeunes dans mes classes en particulier, c’est justement que la difficulté de certaines questions est masquée, oblitérée, plutôt que d’être discutée.
    Honnêtement, on peut avoir une conviction souverainiste dans le contexte actuel tout en souhaitant mettre des énergies là où on pense qu’il y a un espace d’amélioration des choses après une décennie de démolition. Certains pensent que Trudeau ouvre cet espace (je ne partage pas mais je le comprends)… et beaucoup de jeunes ne suivront pas tes reproches à Marissal pour cette raison; ils et elles ont l’impression d’avoir un espace d’action au fédéral et, souverainiste ou pas, ont bien l’intention d’en profiter… attention au boomerang.
    à +

  26. QS n’est pas un parti féministe, ni indépendantiste, il n’est que communiste et opportuniste. M. Marissal, talentueux opportuniste, comme il vient de le démontrer a choisi le bon parti. M. Marissal est un homme très sensible; c’est une belle qualité qui risque de le fragiliser. Car d’avoir constamment à prétendre être ce qu’on est pas cause l’épuisement professionnel comme l’a vécu Mme David, deux fois plutôt qu’une

  27. QS n’offre aucune carrière sérieuse à Vincent Marissal.
    Cela dit, Marissal réussirait-il à nuire suffisamment au PQ dans Rosemont pour compromettre gravement ses chances d’obtenir le pouvoir à l’échelle du Québec, cela lui vaudrait de la part de la famille libérale une récompense substantielle, comme un poste important, au bureau de Justin Trudeau, par exemple.

    Et qui sait si le bureau de Justin Trudeau n’est pas suffisamment aguerri pour avoir imaginé le scénario actuel de toutes pièces, après avoir écouté Vincent Marissal.

  28. Et si après avoir parlé avec des « hauts placés » du PLC, il aurait accepté une mission? Ce ne serait pas la 1e fois que ce genre de tactique est utilisée par ottawa. On se rappel de Claude Morin responsable de la stratégie du gouvernement Lévesque. Il a trahi son premier ministre et le parti Québécois en devenant informateur de la gendarmerie qualifiée pompeusement de « royale ».
    Pendant plusieurs années, il a été la courroie d’information de trudeau no 1.

    Alors que marissale qui se révèle en 2018 « indépendantiste et de gauche », ce qui n’est crédible de la part de certains de ses proches, alors imaginons qu’il puisse être en mission, cela fait partie d’un scénario aussi plausible que certaines bombes placées par la GRC, le feu de grange, de vol de liste de membres, tout cela est documenté. Après tout, 30 ans chez power corp et ses liens d’intérêts avec le PLC sont des empreintes indélébiles.

  29. Il me semble que si j’étais fédéraliste , je créerait un parti comme QS. Tout ce que fait QS c’est de diluer le vote souverainiste. Alors que les fédéraliste , tous concentrés dans le parti Libéral, rient à gorge déployée. Pourquoi , à court terme, ne pas régler la question nationale, puisque QS ne sera pas le prochain gouvernement et lorsque le Québec sera enfin libéré de ses chaines, confronter la droite et la gauche. Il me semble que ce serait focaliser nos énergie et de faire avancer les choses. En ce moment le comportement de QS ne sert qu’à nuire à la cause souverainiste, ce que Vincent Marissal sait aussi.

  30. De Québec. Et dire, M. Lisée, que vous n’avez pas présenter de candidat du P.Q. lors de la partielle qui a fait de Gabriel Nadeau-Dubois un député. Q.S. a une drôle de manière de vous remercier en présentant Vincent Marissal contre vous dans Rosemont. C’est certain que cela va diviser le vote indépendantiste par un faux indépendantiste qui tenait un tout autre discours il n’y a pas si longtemps en essayant de rejoindre Justin Trudeau à Ottawa. On change vite d’idée dans la tête de M. Marissal !!! Je crois que les deux co-chefs de Q.S. ne tiennent pas que M. Marissal gagne, sinon il se serait présenté dans une autre circonscription ( et le choix est vaste avec tous les départs de députés(es) ) où il aurait eut une plus grande chance de devenir député. Mais cet homme le mérite-t-il vraiment ? Et qu’est-ce qu’on a promis à Vincent Marrisal pour qu’il se présente dans Rosemont contre vous ? Sa crédibilité en prend un coup quand on tient deux discours ou qu’on change si rapidement d’idée. Je ne crois pas que Vincent Marisal soit vraiment indépendantiste, il ne m’a pas convaincue de la chose. M. Marissal aura beaucoup de mal à s’expliquer tout le long de la campagne électorale, mince consolation pour nous au P.Q. !

    • Excusez-moi pour les fautes de grammaires et de frappes dans mon texte. J’ajoute ceci à mon commentaire. M. Marissal n’est pas un homme qui sourit ou rit beaucoup. Il devra changer cette attitude s’il veut avoir une chance de gagner, chose qui n’arrivera pas selon moi. Merci.

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