(Vidéo) Réfléchir à l’avenir du PQ: Deux entrevues récentes

Un débat semble bien enclenché chez les militants du PQ sur l’opportunité de se reconnecter avec l’électorat en ouvrant le grand choix à venir — la course au leadership — à une population plus large. (Pour un billet à ce sujet, voir ici.)

À Montréal cette semaine, les présidents de circonscriptions de Montréal-centre ont majoritairement voté la résolution suivante, pour discussion lors du rassemblement du samedi 7 juin:

« Que l’exécutif national n’écarte aucune possibilité, incluant celle de tenir des primaires ouvertes, dans le cadre de ses travaux visant à déterminer les règles de fonctionnement de la prochaine course à la chefferie ».

C’est une bonne nouvelle. Rien ne peut être plus salutaire, après la défaite historique du 7 avril, que ce signal d’ouverture, de reconnexion. J’en ai discuté dans une entrevue récente avec Alain Laforest, de TVA, pour son émission Caucus:

Le défi qui se pose à nous est également celui de la sincérité et du parler vrai. J’en ai discuté dans une autre entrevue récente, à Deux Hommes en Or.

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Je me suis exprimé sur le problème de la politique et de la langue de bois ici.



16 réflexions au sujet de « (Vidéo) Réfléchir à l’avenir du PQ: Deux entrevues récentes »

  1. Quand on a un projet qui nous tient à coeur, on en parle constamment, on cherche à partager notre intention avec nos voisins, on planifie notre programme afin de le mettre sur pied! Rien de tout cela dans le parti québécois!
    Mon député péquiste des Laurentides est tout sauf ce meneur de jeu, tout ce qu’il désire c’est de faire de la petite politique aux dépens de certains de ses concitoyens en faveur de ceux de sa ville. Augmenter les services d »urgence de son hôpital quitte à fermer ceux des voisins qui lui semblent lui nuire! Fermer le Centre de tri en faveur d’un autre appartenant à un libéral! Chut! il ne faut pas en parler!
    Le parti québécois a été infiltré par de purs fédéralistes que nous devons empêcher de nuire à notre option souverainiste. M. Lisée est un fidèle représentant du parti de Lévesque, il y en a quelques autres tout aussi enthousiastes qu’il faut aider, mais à partir de maintenant, il ne faut plus se fier au parti québécois tel quel, nous, citoyens, devons prendre les rennes en commençant par fournir les raisons économiques de la séparation.
    Ex: 650 000 Québécois ont été surimposés pendant sept ans sur leurs dividendes par rapport aux autres Canadiens, perdant ainsi 21% de leurs dividendes, et une bonne part de notre économie. Il faudrait justement, à partir de cet exemple, chercher si le fédéral agit de la sorte dans les autres domaines de l’imposition.

  2. Les lignes du jour prémâchées du parti libéral.

    Comme des perroquets, les députés libéraux ont tous répondu la même chose quand il furent questionnés au sujet des témoignages embarrassants les associant aux magouilles de financement irréguliers par des firmes de génie-conseil ; il faut laisser la Commission Charbonneau et l’Upac faire son travail. D’autres exemples, en voulez-vous encore ?

    Le Parti libéral s’est trompé, jeudi matin, en envoyant aux journalistes les « lignes du jour ». Il s’agit d’une série de réponses toutes faites données aux ministres pour les préparer aux questions des journalistes.
    Erreur du Parti libéral du Québec

    Des réponses toutes faites envoyées aux journalistes
    http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2014/05/20140529-150402.html

  3. Fait divertissant.

    Jean Charest devrait consulté un médecin pour ses pertes de mémoire répétitives; peut-être souffre-t’il de la maladie d’Alzheimer ou il était trop gelé pour s’en souvenir…

    Un spectacle gratuit avec Jean Charest ?

    Les documents de l’UPAC démontrent à quel point Joël Gauthier était proche de certaines firmes. Par exemple, le 22 juin 2006, il aurait confirmé sa présence à un spectacle de Madonna, au Centre Bell, en compagnie de Rosaire Sauriol (Dessau), Jean Charest (ex-premier ministre), Jean-Pierre Sauriol (Dessau), David Whissel (député libéral), Benoît Savard et Violette Trépanier.

    Jean Charest n’a aucun souvenir d’avoir assisté au spectacle de Madonna et l’événement ne figurerait pas à son agenda, selon son entourage.

    Quand l’ex-PDG de l’AMT demandait de détruire son cellulaire à « coups de talons »
    http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2014/05/30/002-allegations-joel-gauthier-amt-documents-upac.shtml

  4. Je crois que les raisons de la défaite du P.Q. sont les suivantes: Division du vote francophone par le traître à Legault; hausse des frais de scolarité; coupures dans l’aide sociale; et éviter d’avoir parlé de souveraineté depuis 19 ans.

    • Élections décidées au mauvais moment. On aurait dû attendre que l’opposition vote contre le gouvernement pour justifier le non respect de la loi sur des élections à date fixe. Impopularité de Madame Marois depuis son choix comme chef du PQ. Couillard a agi avec vengeance car il haïssait le PQ… Ne pas parler de la souveraineté comme on est encore en train de la faire…
      Bonne retraite à Madame Marois qui a essayé de réussir son mandat. Elle a fait de belles choses mais parfois malhabile.
      M. Lisée devrait réfléchir avant d’écrire ou de parler…

    • D’accord avec vous quant à la première cause que vous énumérez relativement à la défaite du Parti Québécois.

      La division du vote entre les partis Nationalistes (PQ, CAQ, QS et ON) est la principale raison ayant permis au QLP d’être élu aux dernières élections, seul option fédéraliste active durant les élections.

      J’aimerais bien connaître l’opinion de JFL concernant l’idée d’adopter un mode de scrutin dit « Alternatif », ou « Préférentiel », qui permet d’élire des candidats avec une majorité de 50% + 1 des votes.

      Le mode de scrutin utilisé actuellement créé plus de mécontentement que de satisfaction. Et il permet à des options impopulaires auprès d’une majorité d’électeurs d’être réélues parce que les opposants à cette options sont trop divisés.

  5. Bonjour M. Lisée,

    1) D’entrée de jeu, je veux vous dire que vous avez le droit comme tout le monde à la « libre expression » et je ( ainsi que les autres membres du Parti Québécois ) vous encourage d’ailleurs « à supporter sans réserve » Mme Louise Mailloux ( le 4 juin prochain au Palais de justice de Montréal ).

    Cette dame DOIT AVOIR « DE LA PART DE TOUS LES QUÉBÉCOIS(SES) » NOTRE SUPPORT « indéfectible et unilatéral ».

    Vous savez mieux que quiconque que LE DROIT À LA LIBRE EXPRESSION au Québec est un droit qui ne doit pas être remis en question «d’aucune façon». Et certainement pas en NOUS ( LES Québécois(ses)) faisant L’AFFRONT »DE CONTESTER ET DE S’OPPOSER à ce droit INTOUCHABLE Oui ! Monsieur !

    Parce que c’est EXACTEMENT le but recherché « l’affrontement À TOUT PRIX avec les Québécois(ses) », des démarches judiciaires entreprises par ces GROUPES de MUSULMANS ISLAMISTES INTÉGRISTES.

    C’est de LA « PURE PROVOCATION » et de la « DIFFAMATION » contre notre « Nation démocratique » de contester NOS LOIS et NOS DROITS FONDAMENTAUX et d’imposer « le bâillonnement » sur nos Valeurs COLLECTIVES.

    2) Et revenons-y VITE à « nos valeurs » sur la liberté d’expression et de LAÏCITÉ = pour citer la 2 ième de nos Valeurs en importance. Vous ne pensez pas qu’ il est URGENT que les choses soient « très claires »sur NOS DROITS DÉMOCRATIQUES en tant que Nation et société distincte et démocratique??

    3) VOUS êtes un actif « indiscutable et indispensable » pour le Parti Québécois. Vos collègues M. Bernard Drainville, M.Duchesne et bien d’autres sont tous aussi très importants.

    4) Ce que tente de faire certains politiciens – journalistes des MÉDIAS, « vous ne devez pas entrer dans ce jeu là ». Si vous voulez mon avis, ( et j’ai un œil passablement avisé côté médiatique), JEAN LAPIERRE veut prendre le contrôle POLITIQUE « en faisant fi et en outrepassant » ses fonctions de réserve journalistique . Il a fait parti du BQ, puis il s’est reconverti en journaliste. Qu’est-ce que ça veut dire ? Réponse = Ça veut tout dire !!

    Il a été pour la Souveraineté (peut-être ??) et voyant qu’un autre «comme lui = un transgénique » = LUCHIEN BOUCHARD faisait ce qu’il voulait bien faire et disait ce qu’il voulait bien dire et ne recevaient aucune critiques, il s’est dit pourquoi pas « tirer à boulet rouge »sur tout ce qui bouge ?Et voilà, c’est sur vous qu’il tire le plus !

    Jean Lapierre  »lui » est juste une « poule mouillé » qui profite de son «statut d’abuseur de journaliste » et qui se fait « un point d’honneur » de désinformer » par LACHETÉ POLITIQUE EN SE DONNANT «toujours le beau rôle». Monsieur l ‘ex- parlementaire = le seul à son avis à POUVOIR LIVRER « LA VRAIE ET LA SEULE NOUVELLE.

    5) RÉPONSE(sans subtilité) À JEAN LAPIERRE =  »VA TE FAIRE FOUTRE » mon ti-jean !!!…Et c’est moi qui le dis !

  6. Cette défaite est une excellente occasion pour le PQ et pour tout le mouvement indépendantiste de se reformuler.
    La majorité des membres du PQ et de ON est indépendantiste. Une portion importante de QS l’est aussi.
    Pourquoi tous ces indépendantistes, pour au moins une année, ne se regrouperaient-ils pas au PQ qui pourrait alors se redéfinir et se reformuler? Le PQ pourrait offrir une carte de membre gratuite tout membre d’un parti indépendantiste qui en ferait la demande.
    Voici comment.
    Dans un premier temps, il faudrait, d’ici l’automne 2014, déterminer la véritable direction du PQ? Un référendum interne permettrait d’y impliquer tous les membres, anciens et nouveaux.
    Ensuite, prévoir et tenir un congrès national pour définir ce pays dont nous voulons, identifier les principaux avantages de l’indépendance. Possiblement donner un nouveau nom à ce parti véritablement axé sur l’indépendance. Ce congrès pourrait avoir lieu à l’automne 2015.
    Puis une course à la chefferie qui se terminerait au printemps 2016.
    Et impliquer le plus grand nombre de personnes à toutes les étapes.
    Avec les nouvelles règles de financement, le militantisme redeviendra extrêmement nécessaire. Un général sans soldat ne gagne pas tellement de batailles.
    Et la meilleure façon de recruter des militants est de les impliquer dans toutes les phases du processus.
    Et les candidats au poste de chef pourraient s’impliquer dans le processus au complet ce qui leur permettrait de se faire connaître et des membres et de la population.

    • « Pourquoi tous ces indépendantistes, pour au moins une année, ne se regrouperaient-ils pas au PQ qui pourrait alors se redéfinir et se reformuler? »
      C’est une bonne suggestion, mais peut-être un peu utopique à l’heure actuelle.

      «Le PQ pourrait offrir une carte de membre gratuite tout membre d’un parti indépendantiste qui en ferait la demande. »

      Oui. Ce genre de solution éviterait de se faire parasiter par des électeurs bidons, de baliser les troupes.

      Vos propositions sont intéressantes.

  7. Monsieur Lisée, les Québécois sont tannés des justifications et des mea culpa. Je pense qu’il est temps de tourner la page et de nous parler de l’avenir du PQ. On a besoin de sentir la détermination du parti de rebondir et la confiance inébranlable qu’il y parviendra. C’est cette assurance qu’il faut propager pour regagner la confiance et l’intérêt des Québécois.
    Je trouve excellente l’idée de faire voter les militants en premier à la chefferie afin d’éliminer quelques candidats.

    • Et à supposer qu’il y en a encore qui boudent le Parti Québécois
      malgré ses efforts, il faudra en venir à la conclusion que notre
      société est devenue irrationnelle pour des raisons qu’il reste à
      définir.

  8. Pour se reconnecter à une plus large tranche de la population québécoise, le PQ va devoir se «déplateauriser». Il va aussi devoir se «dégauchiser». Les Québécoois ne sont pas à gauche. Il va devoir aussi se «déverdir». Les Québécois sont verts mais raisonnablement.

    Trop d’écoles sectaires se sont infiltrées au PQ. Le PQ doit s’ouvrir au centre. Les Québécois n’ont pas à être les champions des causes sectaires. Les Chinois ont pas mal de pas à faire pour se verdir. Ce ne sont pas 8 millions de Québécois qui vont contrer un milliard et demi de pollueurs. Un peu de sens de la mesure et de la réalité!

  9. Bonne émission sur le sujet sur la politique. Je vous souhaite une belle fin de saison de l’été.

  10. M Lisée,

    C’est un plaisir d’écouter vos entrevues. On sent que vous êtes sur la bonne voie lorsque vous évoquez l’authenticité et l’ouverture à la population, surtout lorsque vous plaidez pour la patience en ce qui concerne la tenue de la course à la chefferie du Parti Québécois.

    Si les membres du Parti Québécois doivent se donner le temps de réfléchir, soit, qu’ils réfléchissent! Mais cela implique que l’on s’intéresse à certains enjeux fondamentaux, au sujet desquels des choix devront être faits d’ici au prochain congrès du Parti et à l’élaboration de son nouveau programme. Je voudrais brièvement évoquer deux enjeux sur lesquels nous réfléchissons et au sujet desquels je suis impatient de connaître votre point de vue.

    D’abord, le problème de la formulation de la question nationale aujourd’hui, de l’importance qu’y accordent les québécois, et la nature du projet nationaliste -avec sa stratégie- qui devrait lui répondre. Autrement dit, le souverainisme et la stratégie des conditions gagnantes doivent-ils demeurer la position officielle du Parti Québécois? Quelle option doit-on envisager pour canaliser et revitaliser le nationalisme québécois aujourd’hui?

    Ensuite, à quel point le Parti Québécois doit-il défendre la social-démocratie et le modèle québécois lui correspondant, relativement au défis soulevés par l’état des finances publiques? Si le Parti Québécois décide de s’attaquer à ces défis, en quoi les réformes qu’il proposera devront-elles se distinguer des mesures libérales ou des propositions caquistes?

    Il me semble que si l’exercice de primaires ouvertes pour la course à la chefferie peut avoir un effet de reconnexion avec la population, cette connexion se résumera à un effet médiatique passager si l’on ne développe pas des propositions qui s’attaquent aux problèmes politiques majeurs de la société québécoise en embrassant un minimum l’esprit de l’état social actuel et en tenant en compte l’humeur et les attentes de la majorité francophone.

    J’ai bien hâte de connaître vos couleurs.

    Respectueusement,
    Marc-Étienne Dagesse

  11. Le problème avec le PQ , M. Lisée, c’est qu’il en met trop. Arrivé à la dernière élection, le gouvernement sortant en a dit trop, comme d’habitude. Les libéraux se sont contentés d’écouter et de lancer des flèches et faire peur aux électeurs.

    Avez-vous idées, parmi les quelque 65% d’électeurs qui vont exercer leur droit de vote, combien il y en a qui peuvent saisir toutes les subtilités d’un programme sérieux?

    Si on m’avait posé la question il y a 50 ans, j’aurais répondu que votre discours doit se situer au niveau d’un cerveau normal de 12 ans.

    Après le test de Guy Nantel, je suis porté à croire que ces jeunes sont aujourd’hui beaucoup plus doués que leurs aînés, mais ils n’ont pas le droit de vote. Je crois aussi que ce changement est peut-être largement dû aux garderies à 5$ de Pauline Marois.

    Alors, visez les vieux. Cherchez des formules qui vont les rassurer. Il aurait peut-être aussi été plus utile d’écouter Claude Morin, le ministre de « l’étapisme » plutôt que de déclencher une période d’auto flagellation pour ce que les libéraux auraient préféré appeler des allégations.

    Salutations cordiales

  12. L’idée de tenir des primaires ouvertes pour la prochaine course à la chefferie n’est pas mauvaise. Tout dépend des modalités. Mais pour ma part, je suis extrêmement méfiante. Comme l’ont souligné quelques internautes, contrairement à la France ou aux États-Unis il ne s’agit pas là simplement d’une élection présidentielle, mais du choix d’un pays. La férocité du camp adverse ne faisant aucun doute, il faut envisager le pire. Nous avons eu de nombreuses preuves dans l’histoire lointaine et récente que tout est possible.

    Certains qui sont partisans de deux tours, à la fin desquels il resterait quatre candidats, par ex : J. F. Lisée, Véronique Yvon, Pierre Karl Péladeau et Alexandre Cloutier, prétendent que nous ne serions pas perdants, quel que soit celui que nous choisirions.

    Ce n’est pas mon avis. Ces candidats sont bien sûr de grande qualité, mais pour moi être jeune ou une femme n’est pas une qualité suffisante pour être un bon chef. Par ailleurs, je ne m’attends pas à ce que PKP présente un programme social-démocrate, et dans cette mesure là il n’est pas indifférent qu’il soit élu plutôt que J.F. Lisée, entre autres.

    Avant que nous nous exprimions sur les règlements de fonctionnement de la prochaine course à la direction du parti, nous devons connaître les différentes tendances idéologiques des candidats, afin de savoir à quoi le PQ s’expose et nous expose.

    Je ne suis pas en soi contre le fait que PKP fasse l’indépendance – mais en vertu de quoi ? Il n’est pas le Bon Dieu –, par contre il m’importe grandement d’être gouvernée par un chef progressiste. PKP peut bien sûr nous réserver des surprises. On sait en tout cas qu’il a lu Marx et qu’il a distribué des tracts communistes dans sa jeunesse bohême. Mais, compte tenu de ce qu’il est devenu par la suite, qu’il change à ce point serait vraiment une GROSSE surprise…

    N’oublions pas qu’élire PKP serait se priver des votes de QS et donc se tirer dans le pied encore une fois.

    Des électeurs bidons pourraient faire pencher la balance en ce sens.

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