Appels frauduleux, le Watergate de Harper?

indexLe dommage causé à la réputation du parti de Stephen Harper par le scandale des appels frauduleux semble massif.

Selon un sondage Angus Reid rendu public ce mardi, 44% des Canadiens pensent que cette tactique a « définitivement changé le résultat de l’élection du 2 mai ». Seulement 36% sont convaincus du contraire, 21% restant indécis.

Cette opinion mine la légitimité même du gouvernement conservateur, d’autant qu’un électeur conservateur sur six est du même avis.

De plus, la moitié des Canadiens (et 31% des électeurs conservateurs) estiment que des élections partielles devraient être déclenchées « dès que possible » dans chacune des circonscriptions touchées par les appels frauduleux.

Dans combien de circonscriptions ? Difficile à dire, mais 64% des Canadiens et 47% des conservateurs croient que la fraude ne se limite pas à la circonscriptions de Guelph, en Ontario, point de départ de l’enquête.

Pas étonnant que 81% des Canadiens dont 72% des conservateurs réclament une enquête indépendante.

Stephen Harper aura-t-il trouvé là son Watergate ?

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !