Balado: Et si le Oui avait gagné, en 1980?

La bande annonce de ma dernière balado:

À l’occasion du 20 mai, 40 anniversaire du référendum de 1980, je vous offre le premier épisode d’une courte série sur l’histoire (fictive) d’un Québec de l’après Oui, de 1980 à aujourd’hui.

On s’abonne ici.

Dans cette histoire du Québec revue et corrigée, les acteurs de notre vie nationale – Lévesque, Trudeau, Parizeau, Chrétien, Mulroney, Bouchard, Charest, Marois, Legault — sont tous présents, mais avec des rôles que l’indépendance a redistribués.
Ce premier épisode se concentre sur les lendemains de la victoire du Oui, et la très déterminante réaction de Pierre-Eliott Trudeau (la citation tirée de ses mémoires est authentique) et la négociation avec le Canada.

Bonne écoute


Disponible en version imprimée, numérique et audiolivre. Cliquer sur l’image pour commander.


3 réflexions sur « Balado: Et si le Oui avait gagné, en 1980? »

  1. Belle Uchronie, avec emphase sur le U. Ca m’a fait penser au livre de Denis Monière, Histoire de la République du Québec après 25 ans, en moins jovialiste.

    Petites erreurs à corriger: en 1980, Pierre Trudeau était en politique active depuis 15 ans, et non 25 ans. Aussi, Joe Clark a été premier ministre en 1979-80, et non ’78-79. Il faut aussi présumer qu’en parlant de « production » du pétrole en Ontario, vous parlez de la capacité de raffinage?

    Atttention: Risque de gâchis du suspense

    Il aurait été intéressant aussi d’entendre parler de l’effet de l’élection Mitterand sur le reste de l’histoire, Giscard d’Estaing ne régnant que quelques mois de cette version de l’histoire.
    J’ai bien rigolé en imaginant Paul Martin le franco-ontarien en ministre des Finances du Québec souverain, ainsi que de l’affublation du nom de PET à l’aéroport mort-né de Mirabel!
    C’est aussi amusant d’imaginer les frasques de l’ambassadeur québécois Lévesque à Washington, lui qui avait chroniquement sous-estimé l’allergie à la sécession des Amerloques lors de son passage funeste à l’Economic Club.
    Fort divertissant également de voir l’inéluctabilité des erreurs de Charest, Mulroney en politique québécoise; la Loi du retour face à la chute des masques linguistiques au Canada, avec net gain démographique francophone;
    La loi des probabilités aurait pu épargner la santé du pauvre Lucien Bouchard, enfin.
    Petite boutade de fin de commentaire: la nouvelle monnaie s’épelle comment? Dollar ou Dollard?

  2. – Pouvez-vous répéter la question ?

    « Le Gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples ;

    cette entente permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté – et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie ;

    aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la population lors d’un autre référendum ;

    en conséquence, accordez-vous au Gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le Québec et le Canada ? »

    Dans Attendez que je me rappelle … de René Lévesque, le troisième paragraphe de la question se lit comme suit : tout changement de statut politique résultant de ces négociations sera soumis à la population par référendum;

    Je vois une certaine différence entre « sans l’accord » et « sera soumis ». À l’Assemblée nationale, Directeur général des élections, le texte du 20 mars 1980 retient « sans l’accord ».

  3. Merci Jjean-François pour ta balado,

    Il y avait en 1980 l’aliénation de l’Ouest (en position de force) qui s’opposait fortement au Gouvernement fédéral. Or cette aliénation est revenue en force (mais l’Ouest est en position de faiblesse) depuis quelque temps avec en complément un pacte de l’Auto qui se désintègre lentement mais surement. L’empire canadien aurait du décliner après 1995 mais il a été sauvé par des prix élevés du pétrole. Le Canada a donc repris en 2015 ce qu’il avait laissé en 1995. Je pense que l’endettement canadien va affaiblir l’empire; déjà, la banque centrale va détenir 40% de la dette canadienne. On va donc vivre beaucoup de turbulences dans cette décennie; on parle déjà sur les marchés du peso canadien. Il va falloir que le Québec demeure très vigilant avec le Canada qui pour sauver sa peau va concentrer le renouveau économique en Ontario: Banque des infrastructures du Canada (PPP), cannibalisation des industries numériques du Québec et même d’une ligne électrique (corridor énergétique) alimentant l’Ontario à partir de Terr-Neuve! Avec une rigueur fiscale, dans un nouveau Gouvernement, l’endettement fédéral va empêcher sa politique continue d’envahissement des provinces et pourrait permettre un réaménagement de certains pouvoirs pour celles-ci. Je pense que vigilance devra rimer avec action afin que le Québec puisse profiter de cette conjoncture.

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