Bravo Dany !

Dany1Congé de Bellemare et de Charest ce matin. Ce jeudi soir, j’étais à la cérémonie de remise des Prix internationaux du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM). Alors permettez-moi de mettre ma casquette CÉRIUM pour vous en dire quelques mots.

Dany Laferrière fut le lauréat pour le Prix de la personnalité ; Paul Gérin-Lajoie, pour la Contribution internationale en carrière ; enfin, notre collègue Martial Foucault, pour le Chercheur de l’année.

Dany Laferrière

Le Prix de la personnalité internationale de l’année est remis à un Québécois dont l’activité internationale a connu un bond qualitatif dans une période récente et qui fait une contribution remarquable, dans son domaine, pour le rayonnement du Québec dans le monde ou pour une meilleure compréhension du monde par les Québécois.

Le choix de Dany Laferrière, a ajouté Jean-François Lépine (animateur de l’émission « Une heure sur terre », partenaire du CÉRIUM), s’est imposé au jury.

« Après un roman renversant qui lui a valu une reconnaissance exceptionnelle culminant par l’obtention du prix Médicis, Dany Laferrière, par ses interventions au moment du tremblement de terre en Haïti, a su trouver les mots pour incarner la dignité du peuple haïtien dans l’épreuve. Il a appelé à la nécessaire solidarité québécoise, en la dépouillant de tout paternalisme ou fatalisme. »

L’auteur, actuellement à Port-au-Prince, a réagi par vidéo en ces termes :

« Je ne peux que remercier ces deux peuples, québécois et haïtiens, en apparence si dissemblables, – le feu et la glace, – mais si complémentaires, qui ont fait de moi ce que je suis, un pont entre deux cultures. »

Paul Gérin-Lajoie

Le Prix du CÉRIUM de la Contribution Internationale en carrière « honore une Personnalité québécoise dont l’action, tout au long de sa vie, a marqué de façon exceptionnelle l’internationalisation du Québec », a expliqué Karim Benyakhlef, directeur scientifique du CÉRIUM.

Le ministre des Relations internationales, Pierre Arcand, a rendu hommage au lauréat :

« M. Paul Gérin-Lajoie, l’avocat, l’homme politique et le philanthrope, par un dévouement sans mesure et une implication significative dans les domaines de l’éducation et des relations internationales, aura permis d’améliorer le sort de milliers d’étudiants et de citoyens, tant au Québec que dans le reste du monde. »

Recevant son prix devant un parterre de 200 chercheurs, journalistes, députés (dont Mme Louise Beaudoin) et membres de la société civile, M. Gérin-Lajoie s’est livré à une défense de l’institution québécoise des Cégeps, qu’il qualifie de « rotule » du système d’éducation et de « période de maturation » pour les jeunes. Il a également accepté le prix au nom de tous les enfants que la Fondation qui porte son nom a aidé en Haïti, en Afrique et ailleurs.

Les chanteurs Jamil et Paul Piché assuraient la portion musicale de cette soirée qui se répétera désormais à chaque année.

Dany Laferrière donnera une entrevue à Jean-François Lépine, de « Une heure sur terre » à la télévision de Radio-Canada, ce vendredi soir.

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !