Paul Bégin : les colères d’un indépendantiste

Le petit Paul s’est cassé les deux poignets. La douleur est insupportable. Assis sur une chaise roulante à l’hôpital de Chicoutimi, ses poignets sur les genoux, l’enfant de douze ans attend. Mais nous sommes en 1955. Alors il n’attend pas d’abord les soins. Du moins c’est ce qu’il finit par comprendre. «On attend de savoir, avant de prendre la décision de me soigner, si mes parents sont solvables.» Ils le sont. Mais Paul réalise en cet instant que l’argent mène le monde. Même pétant de santé, le jeune Bégin est turbulent, colérique, un « faisant-mal», dit-on à l’époque.

Lire: Pauline à la page

Elle a bien failli tirer un trait définitif sur la politique. Un faux départ, au tout début. Embauchée comme attachée de presse de Jacques Parizeau en 1978, elle sort de cette expérience, écrit-elle, «traumatisée». Et elle promet qu’on ne l’y reprendra plus: « J’avais essayé, je ne m’y étais pas sentie à l’aise, point final.» La porte de la politique, ajoute-t-elle, était « verrouillée à double tour».

L’étonnante empreinte planétaire du Québec

Québec internationalImaginez un chercheur qui devrait décrire le Québec, mais sans y mettre les pieds et sans rien connaître de son économie, de sa culture ou de sa démographie.

Il devrait décrire le Québec à partir de sa présence internationale. Il devrait, en fait, le déduire.

L’empreinte culturelle

La course à obstacle trudeauiste de Réjean Hébert (texte)

Réjean Hébert, Justin TrudeauDifficile de dire qui prend le plus grand risque, dans l’étonnant flirt en cours entre l’ex-ministre péquiste Réjean Hébert et le premier ministre libéral Justin Trudeau.

La motivation de Réjean Hébert a le mérite d’être limpide. Il a consacré sa vie à développer son modèle de grand virage des soins à domicile pour les personnes âgées. Ministre à Québec, le temps et,  il faut bien le dire, l’argent, lui a manqué pour réaliser son projet.

Hommage à Monsieur Parizeau

Il nous a quittés il y a quatre ans. Il habite encore notre détermination à faire du Québec un pays.

En rappel, l’hommage que je lui ai rendu à l’assemblée nationale au lendemain de son décès.

De René Lévesque, Camille Laurin écrivait ceci : «[Il] me paraît comprendre et ressentir dans [ses chairs] ces contradictions de l’homme québécois qui tout à la fois lui imposent de se libérer et l’empêchent d’y parvenir. C’est pourquoi [Lévesque] oscille lui-même entre la nuit et la lumière… Il est pour chacun un signe de contradiction. »