Ce que les Chinois savent de la révolution égyptienne

Presque Rien !

Le saviez-vous, les quelque 450 millions d’internautes chinois n’ont accès ni à Facebook, ni à Twitter. Ces derniers jours, lorsqu’ils ont tapé le mot « Égypte » sur leurs engins de recherche, ils ont obtenu ce message:

« En conformité avec les lois, règlements et politiques en vigueur, les résultats de votre recherche ne peuvent être affichés ».

De plus, tous les commentaires déjà affichés après les quelques dépêches officielles publiées ont été effacés par le grand censeur chinois.

Selon un papier du Wall Street Journal de ce lundi, le silence des médias chinois sur les événements égyptiens, comme tunisiens, est à peu près total. Moubarak n’a d’ailleurs rien inventé en fermant Internet pour prévenir la contagion rebelle. Les autorités chinoises avaient fait de même, pendant plusieurs mois, dans la région du Xinjiang après une révolte en 2009.

Le resserrement des règles sur l’information est d’autant plus grand que les Chinois craignent que le changement de présidence chinoise, l’an prochain, ne donne aux citoyens la fausse impression que la participation populaire puisse être bienvenue !

Petit rappel à ceux qui ont pensé que les Jeux Olympiques de Pékin allaient ouvrir une nouvelle ère de libertés: ça n’a pas marché !

Ce contenu a été publié dans Chine par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !