Des électeurs NPD cherchent la carte de la souveraineté

car-pq-cartes-de-membresVous avez lu la lettre de Kathleen Gurrie à Gilles Duceppe dans La Presse de ce vendredi ? Moi je l’avais vu sur Facebook dès mercredi.

Elle s’explique et s’excuse de son vote NPD auprès du chef bloquiste. Son dernier paragraphe m’a rendu curieux :

Pardonnez-moi donc, Monsieur Duceppe, je vous ai sacrifié, mais en ce moment je referais la même chose avec l’espoir de l’alouette en colère au cœur. Défendons-nous chez nous maintenant.

Au lendemain des élections, le 3 mai au matin, je suis allée sur le site du Parti Québécois et j’ai renouvelé ma carte de membre. Pour l’instant, ce geste est symbolique, mais mon message est clair : « je suis prête ». Êtes-vous prêt, Monsieur Duceppe?

J’ai appelé le secrétaire général du PQ, Sylvain Tanguay, pour lui demander s’il avait perçu un léger frémissement dans le nombre de gens qui achètent des cartes de membres, ou alors qui quittent le navire amiral de la souveraineté.

Normalement, presque personne n’achète de carte de membre du PQ (qui compte 100 000 membres) directement sur le site. Cela se fait dans les circonscriptions et — surtout — lors des courses à la direction.

Mais voilà que, de mardi matin à vendredi midi, 450 personnes ont imité Kathleen Gurrie et acheté ou renouvelé leurs cartes directement en ligne. Un record.

Personne n’a demandé à quitter le parti. Au contraire, sur le web, 750 personnes ont adhéré à la page Facebook du PQ en moins de quatre jours.

Mouvement d’humeur ou tendance de fond ? À suivre…

Ce contenu a été publié dans campagne 2011, Le NPD et le Québec, Parti Québécois par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !