Financement des partis: le modèle albertain

En ces temps de réforme du financement électoral au Québec — la province la plus corrumpue, comme chacun sait — il est parfois bon de comparer nos méthodes avec celles de certain de nos voisins.

C’est ce qu’a fait récemment l’alertinternaute de la semaine, Loraine King, en nous informant de la loi en vigueur en Alberta. Je lui laisse la parole:

Tiens, tiens, voici comment cela se passe en Alberta :

Contributions by any person, corporation, trade union or employee organization may not exceed:
(a) in any year,
(i) $15,000.00 to each registered party, and
(ii) $1,000.00 to any registered constituency association but not more than $5,000.00 in the aggregate to the registered constituency associations of each registered party.
(b) in any campaign period,
(i) $30,000.00 to each registered party less any amount contributed to the registered party in that calendar year under clause (a)(i), and
(ii) $2,000.00 to any registered candidate, and $10,000.00 in the aggregate to the registered candidates of each registered party.

L’année d’une élection, une corporation peut donner 30 000 $ à un parti, chacun de ses dirigeants peut aussi donner 30 000 $ à un parti, chaque épouse d’un dirigeant peut donner 30 000 $ à un parti, etc., sans que cela fasse scandale puisque c’est parfaitement légal.

Mais il n’y a pas de corruption en Alberta et il n’y a pas de scandale… il n’y a jamais de changement de gouvernement non plus !

Merci Loraine !

Note en petits caractères:
Chers internautes, Vous êtes très nombreux à me visiter, à commenter, à réprouver ou approuver, puis à débattre entre vous sur les fils de commentaires. Sachez que si je n’ai malheureusement pas le temps de vous répondre, je vous lis (sauf ceux qui sont longuets, que je regarde en diagonale). Pour vous saluer avec un sourire, je vais choisir un commentaire par semaine pour le signaler en billet le vendredi après midi. Mais je choisirai surtout un trait d’humour où une remarque qui m’a paru hors de l’ordinaire.
Alors, bons commentaires…
Signé: Un blogueur qui vous veut du bien
Ce contenu a été publié dans Canada, Démocratie par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !