Fusion Libéraux et NPD: bonne ou fausse bonne idée ?

La recomposition du paysage politique canadien reste du domaine du possible. Le futur chef du NPD voudra-t-il explorer avec le futur chef du PLC une alliance tactique ? Il a jusqu’au printemps 2015 pour le faire car l’élection n’aura lieu qu’à l’automne 2015.

L’absence de mouvement en ce sens, au début 2012, ne présage donc en rien l’avenir. L’approche d’une probable reconduction d’un gouvernement conservateur majoritaire, en 2014, jouera plus fort que tous les égos et toutes les carrières pour remettre la question à l’avant plan.

À Planète Terre cette semaine, j’anime un débat entre deux politologues de l’Université de Montréal, l’un, Denis Saint-Martin, favorable à la fusion et l’autre, Jean-François Godbout, estimant qu’elle n’est pas réaliste.

Ils ont chacun signé un texte sur le sujet, Saint-Martin ici, Godbout là, et votre blogueur favori a sa propre idée, ici.

Ce contenu a été publié dans Le NPD et le Québec, Parti libéral du Canada par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !