La soudaine fortune (présumée) de Mme Courtemanche

Mise-en-demeure-150x150« Je suppose que dans la nuit de vendredi à samedi, sans qu’elle le sache, l’épouse de Gil Courtemanche est devenue propriétaire de la maison, de la voiture, des comptes de banques et des droits d’auteurs ».

C’est un avocat — une des centaines employés par l’empire Quebecor — qui rigole ainsi devant moi, samedi, informé de la chronique publié ce matin-là par le téméraire chroniqueur du Devoir. (Du calme, Gil, il n’est pas au dossier. Il ne faisait que rigoler!)

Intitulée Le « voyou » et le « parrain », la chronique prend un malin plaisir à utiliser les épithètes « voyou »,  « casseur », « hooligan », « meurtrier » pour décrire le comportement de quelqu’un que je ne nommerai pas parce que je ne tiens pas à transférer ma maigre fortune à qui que ce soit — et il ajoute que cette personne a une attitude « assassine » et est — c’est la finale — un « criminel social ».

C’est un peu pire que ce qu’il dit à propos d’un élu québécois que je ne me résous pas à nommer mais dont les initiales d’acte de naissance sont JJC, affirmant à son sujet qu’il est un « parrain » qui pratique « l’omerta ».

Courtemanche n’est évidemment ni chef de parti, ni cadre supérieur d’une grande société de radio-télé-diffusion. Peut-être l’utilisation de ces synonymes ne lui vaudront pas une des nombreuses mises-en-demeure qui font ces temps-ci la fortune des huissiers.

Je remarque cependant qu’il s’est davantage exposé que Jean-René Dufort qui, dans le dernier Infoman (émission, je tiens à le dire, qui est un constant bijou d’irrévérence politique et parfois, comme récemment dans ses visites de sites de gaz de schistes, bigrement informative) ne s’aventure pas aussi loin.

Jeudi soir, habillé comme un lugeur et casqué, de peur de recevoir des mises-en-demeures sur la tête, il s’est permis quelques critiques assez molles de JCC, qui ne lui vaudront pas de problèmes légaux. Les avocats de la SRC avaient-ils revu le texte  à la baisse? Mystère !

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !