L’anti-gang: Des Auberges qui ont du coeur

Je suis allé visiter, dans ma circonscription de Rosemont, une des 29 Auberges du Coeur qui accueillent des jeunes itinérants, souvent victimes de violence. Elles leur donnent un havre, un cadre, un soutien. La plupart eu temps, en quelques mois, le jeune, souvent mineur, retrouve le chemin soit de l’école, soit de la famille, soit de l’emploi.

Surtout, en les sortant de la rue, les Auberges soustraient ces jeunes, dans leur moment le plus vulnérable, au monde des gangs, de la prostitution et des trafics. En un sens, les Auberges sont l’anti-gang par excellence.

Les jeunes itinérants ont besoin d’elles. Elles ont besoin de nous.

Ce contenu a été publié dans Bonnes causes par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !

8 avis sur « L’anti-gang: Des Auberges qui ont du coeur »

  1. Message à faire circuler: des visages qui valent mille mots !
    et félicitations à Ariane Emond pour son magnifique travail, on ne sensibilisera jamais assez une population oublieuse du partage.
    Mark: je vous recommande le livre d’Ariane pour satisfaire un peu plus votre « appétit »

  2. Les Auberges du coeur témoignent du fait que le soutien vaut mieux que la répression. Et que la prévention est affaire de coeur.

  3. J e n’ai pas profité d’un tel outil à la fin des années 1960. Je suis heureux de voir ce qui se réalise aujourd’hui. Dans les années 1973-75, j’ai participé à quelque chose de semblable. Une ferme, sous forme de commune, qui recueillait les jeunes qui décrochaient de la société au lac St-Jean près de Dolbeau. Nous étions ostracisés par la population locale. Notre tâche, redonner confiance aux jeunes, développer la capacité de travailler en groupe avec respect tout en affirmant sa place. La fin des programmes spéciaux de l’assurance chômage de l’époque et le « grouillage » politique eurent raison du projet qui avait accueilli plus d’une vingtaine de jeunes.

  4. quelle joie de trouver cela sur le blogue du député de Rosemont. J’ai coordonné un livre publié cet automne « Les Auberges du coeur, l’Art de raccrocher les jeunes » (Bayard Canada). Réalisé en collaboration avec la merveilleuse photographe Dominique Lafond, il met en mots et en images la réalité et la couleur différente de chacune des Auberges du coeur au Québec qui font un travail magistral et méconnu pour empêcher des milliers de jeunes Québécois, gars et filles, de sombrer dans le désespoir et surtout de recommencer à croire en eux-mêmes. Nous devrions être fiers collectivement de ce joyau de la société civile d’ici. Rien de tel, à ma connaissance, dans le reste du Canada.

  5. Bonne idée de nous offrir l’opportunité de venir en aide à ces jeunes en nous faisant connaître cette fondation.

  6. Les engagements des Auberges du Coeur sont tout à fait importants, remarquables.

    Je contribue et je vaiscontinuer à contribuer encore et encore pour que les Auberges du Coeur puissent poursuivre leurs activités
    Gisèle Lmeoyne

  7. Vous avez raison.Nous aussi nous y croyons.Cela fait 20 ans que DUCEPPE soutient les Auberges en organisant une collecte annuelle à l’occasion de notre Première du mois de décembre.

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