Le Palmarès des dictateurs

khadafi-150x150Non vraiment, ce n’est pas drôle être dictateur par les temps qui courent. Il y a les peuples qui se révoltent, les généraux, ministres et diplomates qui vous désertent.

Tout le monde vous critique ! Et voilà que, par dessus tout ça, un blogueur du New York Times, Renard Sexton, décide d’inventer un Palmarès des dictateurs qui vous fait mal paraître aux yeux de vos collègues !

Comment s’y est-il pris ? Pour être mis en nomination, puis accumuler des points, il faut :

* Être en poste depuis 1970;
* S’être maintenu au pouvoir pendant au moins 15 ans;
* Avoir restreint au maximum le processus électoral;
* Avoir bien réprimé l’opposition;
* Avoir extorqué un maximum d’argent public à des fins personnelles;
* Il y a une prime à avoir imposé son joug à un pays plus populeux qu’à une petite nation (C’est là que Duvalier a perdu ses points).

Et le gagnant est:  Mouammar Khadafi, le dictateur libyen, avec 81 points sur une possibilité de 100 !

Voici le reste du palmarès:

1 Muammar al-Qaddafi Libya 81.0
2 Francisco Franco Spain 72.3
3 Hassanal Bolkiah Brunei 69.4
4 Kim Il Sung North Korea 62.6
5 Fahd bin Saud Saudi Arabia 61.2
6 Hafez al-Assad Syria 61.1
7 Fidel Castro Cuba 60.7
8 Saddam Hussein Iraq 59.3
9 Mobutu Sese Seko DR Congo 56.9
10 Hosni Mubarak Egypt 55.3
11 Omar Bongo Gabon 54.7
12 Kim Jong-il North Korea 54.2
13 Suharto Indonesia 54.2
14 Hussein bin Talal Jordan 54.0
15 Nicolae Ceauşescu Romania 53.0
16 Teodoro Obiang Equatorial Guinea 47.4
17 Todor Zhivkov Bulgaria 46.3
18 Gnassingbé Eyadéma Togo 43.9
19 Paul Biya Cameroon 43.3
20 Mswati III Swaziland 43.1
21 Hastings Banda Malawi 41.9
22 Saparmurat Niyazov Turkmenistan 40.5
23 Ahmed Sékou Touré Guinea 40.0
24 José Eduardo dos Santos Angola 39.9
25 Jean-Claude Duvalier Haiti 39.8
26 Ali Khamenei Iran 38.4
27 Augusto Pinochet Chile 36.7
28 Islom Karimov Uzbekistan 33.2
29 Zine Ben Ali Tunisia 31.8
30 Daniel arap Moi Kenya 29.8
31 Than Shwe Myanmar 22.4
32 Robert Mugabe Zimbabwe 20.5
33 Idriss Déby Chad 19.7
34 Omar al Bashir Sudan 17.1
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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !