Le plus grand cover-up de l’histoire… sportive !

nosignalVous aurez peut-être remarqué que je ne suis pas un mordu de sport. Pour tout vous avouer: je n’ai même pas écouté le Superbowl.

Mais en tant que citoyen de la planète, contribuable et détenteur de passeport canadien, j’estime absolument scandaleux que les ententes d’exclusivité télévisuelle vendue par le CIO aux télé-diffuseurs officiels des Jeux fassent en sorte que le reste des télés mondiales ne puissent diffuser d’images des prestations sportives des vainqueurs.

Que les deux grands vecteurs d’information au Québec, Radio-Can et TVA, en soient réduits à nous montrer pendant leurs nouvelles de fin de soirée des photos, des images d’archives, des entrevues de gens qui ont vu la chose, plutôt que l’événement lui-même est un affront au droit du public à l’information.

Soit les Jeux Olympiques sont un événement public mondial d’importance, et alors, au minimum, ses faits saillants doivent être librement disponibles à tous. Ou il s’agit d’un événement privé, d’intérêt restreint, et alors l’État devrait lui retirer la totalité de son financement.

Les Jeux de Vancouver sont déjà suffisamment déficients — météorologiquement et linguistiquement. Ils sont aujourd’hui les premiers Jeux de l’histoire télévisuelle où une grande partie de la population mondiale n’a tout simplement pas le droit, dans les bulletins d’information de leur choix,  de voir leurs athlètes  faire honneur à leur pays, de voir les athlètes célébrer par leurs exploits l’excellence sportive.

Honte à ceux qui ont proposé, négocié, avalisé ce scandaleux précédent.

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !