Les 100 qui font bouger le Québec

Les 100 qui font bouger le Québec


Politique
Jean-François Lisée

Il est l’homme du débat interdit. Souverainiste par raison comme par conviction, ce natif de Thetford Mines a tenté avec Sortie de secours, sous-titré Comment échapper au déclin du Québec (Boréal) d’ouvrir, au sein du Parti québécois, l’indispensable révision d’une stratégie aujourd’hui vouée à l’échec. Las! Rejetée par les militants, sur injonction de l’état-major du parti, la discussion des propositions de l’habile Lisée n’aura pas eu lieu. Une frilosité à mettre au passif de la vieille garde, qui préfère miser sur l’amélioration de la conjoncture budgétaire pour convaincre une majorité aujourd’hui introuvable. L’ancien conseiller de Lucien Bouchard, en congé sabbatique pour un an, reste serein : son plaidoyer pour un référendum portant sur des revendications plus précises s’imposera. À un moment ou à un autre.

– Jean-Michel Demetz – L’Express, 15 juin 2000

Ce contenu a été publié dans Autobiograhie non-autorisée ! par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !