Les Québécois volent au secours d’Obama

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La semaine de Barack Obama avait mal commencé – son parti a perdu deux postes de gouverneur mardi. Mais depuis mercredi, on peut penser que le champagne coule à flot sur l’avenue Pennsylvanie à Washington car la firme de sondage Nanos a annoncé que pas moins de 82,4% des Québécois appuient le président.

Précisément, nous sommes ce nombre à estimer que le président démocrate est « sur la bonne voie en ce qui concerne les changements qu’il veut apporter au système de soins de santé ». Ailleurs au Canada, le soutien est réel mais moins appuyé : 73 % en Ontario, 78 % en Colombie, 65% dans les provinces atlantiques et juste sous la barre des 60% dans les Prairies. (pdf ici) (Merci à J. Livernois d’avoir porté ce sondage à mon attention.)

Alors désormais, Obama sait où sont ces vrais amis en Amérique du Nord. Ni en Virginie, ni au New Jersey, qui viennent de lui tourner le dos, mais au Québec. Il ne lui reste qu’à nous remercier. Deux gestes sont attendus par ce blogueur : une entrevue exclusive à L’actualité et un discours à Montréal organisé par le CÉRIUM.

Par ailleurs, pour clore le dossier des Un an d’Obama, il vaut la peine d’aller lire sur le site Politico.com leur choix des 10 meilleurs coups et des 10 pires de sa première année.


Ce contenu a été publié dans États-Unis par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !