Mamans des USA et du Swaziland: Bonne fête quand même!

travailfamilleQu’ont en commun les États-Unis, le Swaziland et la Papoue Nouvelle-Guinée ? Ce sont les trois États au monde qui n’offrent pas aux mères des congés de maternité rémunérés.

Oui, vous avez bien lu. Tous les États occidentaux et l’écrasante majorité des États les plus pauvres au monde reconnaissent la nécessité pour les mères de recevoir une rémunération pendant les semaines qui suivent leur accouchement. Mais pas la première puissance économique mondiale: les États-Unis.

En fait, c’est seulement depuis Bill Clinton, en 1993, et contre le voeu des chambres de commerces et des Républicains, qu’a été introduit dans la législation américaine l’obligation, pour l’employeur, de réembaucher la mère après son congé de maternité… non rémunéré !

Et encore, cette obligation ne s’applique qu’aux entreprises de plus de 50 employés ! La moitié des salariées du pays ne sont pas couvertes !

Selon Human Rights Watch, aujourd’hui aux États-Unis, seulement 11% des salariées ont droit à un quelconque congé de maternité rémunéré. C’est le cas pour des cadres supérieurs, pour une petite part de la petite proportion de salariées qui sont protégées par un syndicat et pour les chanceuses qui habitent la Californie et le New Jersey, deux États qui ont légiféré pour donner un droit de six semaines de congé payés… à même une assurance financée exclusivement par les salariés !

C’est beau, le modèle américain !

 

Ce contenu a été publié dans Femmes et féminisme par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !