Meilleur rapport qualité/prix ? Montréal !

tobinNous interrompons (comme chaque vendredi) le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes économiques locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Bon, vous me direz, ils font exprès. Qui? Les auteurs du guide Indicateurs d’attractivité pour les organisations internationales 2010-2011. Oui, car ils travaillent à Montréal International, le lobby qui a pour mission d’attirer dans la métropole investisseurs et organismes internationaux.

Ils ne doivent pas être complètement nuls, car Montréal compte 70 de ces organisations, davantage que toute autre métropole en Amérique du nord.

Ils font exprès (comme des détracteurs de Montréal le font aussi lorsqu’ils nous déclarent « médiocres ») mais ils ont colligé 24 indicateurs d’attractivité pour les 10 villes internationales les plus prisées par ces organisations: Amsterdam, Bruxelles, Genève, Hambourg, Londres, New York, Paris, Séoul et Singapour. Un beau groupe.

Ils ont réparti les chiffres en médaille d’or (les meilleurs), d’argent et de bronze pour chaque facteur: réputation, investissements, diversité linguistique, criminalité, coût de la vie, transports, universités, etc, etc (je vous laisse découvrir la liste).  Résultat:

Les villes:

liste1Un très beau podium.

Le plus intéressant, pour nous tous, sont les indicateurs qui tentent de comparer la qualité de vie et le coût de la vie.

Dans les deux cas, Montréal International cite se fonde sur l’enquête annuelle de Mercer Human Resource Consulting, qui compare la qualité de vie dans 215 villes en se basant sur une évaluation de 39 facteurs et sur l’enquête de la même entreprise qui compare le coût de la vie dans autant de villes.

Bref, voici, séparément, la qualité et le prix:

 

qualité

 

 

 

 

 

 

Convaincant. (Cliquez pour agrandir)

Puis, pour finir, le rapport qualité/prix:

rapport

 

 

 

 

 

Pas mal! (Cliquez pour agrandir.)

Nous retournons maintenant à notre programme régulier.

Note en petits caractères :

Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.
Ce contenu a été publié dans Temps dur pour les détracteurs du modèle québécois par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !