Message de Legault à Bouchard et Lévesque

francois-legault-150x150Aux Francs-tireurs ce soir, François Legault a conclu comme ceci:

« Ce que les Québécois veulent, c’est un bon gouvernement, un gouvernement responsable. C’est ce qu’ils n’ont pas eu depuis 30 – 40 ans! »

Hummm… 30, 40 ans, cela nous mène à 1972… Donc, pour François Legault, les libéraux de Bourassa qui ont lancé la Baie James et  le gouvernement de René Lévesque de 1976 qui a mis les assises du Québec moderne, n’ont pas été responsables.

Bourassa et Lévesque ne sont pas avec nous pour répliquer. Mais j’en connais un qui ne sera pas content: Lucien Bouchard qui a nettement l’impression d’avoir dirigé un gouvernement responsable, y compris en embauchant un certain François Legault et en lui confiant d’importantes responsabilités.

Je ne voudrais pas être là la prochaine fois qu’ils se croiseront, dans un cocktail de Québec Inc. Ou plutôt oui, je paierais cher pour y être !

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !