Message du 1% au 99%: cause toujours !

2998066_370Alors que les pouvoirs publics se durcissent contre le mouvement Occupons Wall Street, un représentant du 1% de la population les plus riches est venu illustrer combien l’époustouflante inégalité de revenu — dénoncée par les indignés — n’est pas en train de se replier, au contraire.

Le PDG de la compagnie pétrolière américaine Nabors, Eugene Isenberg, vient de fracasser le record absolu de revenu annuel en empochant une prime de retraite de 100 millions de dollars. Il battait ainsi le record établi l’an dernier par le PDG de la mégaentreprise de communications Viacom, à 84 millions l’an dernier.

Or Isenberg a 81 ans. A supposer qu’il vive jusqu’à 101 ans, il devrait dépenser chaque semaine 500 000$ pour venir à bout de sa prime de départ. Remarquez, il lui reste sans doute un peu de monnaie du revenu cumulatif de 740 millions de dollars qu’il a acquis au cours des 20 dernières années à ce poste (sans compter les 100 millions).  Les analystes notent que la somme de 100 millions représente le tiers de tout le profit engrangé par la compagnie l’an dernier, ce qui est beaucoup.

Évidemment, les militants affirmant représenter les 99% sont en émoi. Encore un cas patant de la constitution d’une oligarchie qui vampirise l’économie.

Mais ne pensez pas que les représentants du 1% ne sont pas également fébriles. (En fait, du 0,1%) Ils se demandent tous lequel d’entre eux franchira ce nouveau record, et dans combien de semaines.

Ce contenu a été publié dans 1%, 99% par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !