Métropoles créatives: Montréal devant Amsterdam, Paris et Stockholm !

Chers lecteurs, nous interrompons le lancinant commentaire
anti-modèle québécois des détracteurs professionnels du Québec pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est inférieur au Québec

Commentateur de droite apprenant que Montréal dépasse des métropoles européennes

C’est quand même bizarre! Selon un rapport publié ces jours derniers par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le nombre de salariés dans la métropole qui œuvre dans les industries créatives placent Montréal septième parmi les métropoles nord-américaines, sur 21.

C’est relatif, direz-vous. Oui. Mais les chiffres bruts parlent aussi: bien qu’elle se classe au 13e rang sur le plan de la population totale, Montréal arrive au 9e rang pour la taille absolue de ces industries créatives. La région métropolitaine de Montréal se positionne donc parmi le top 10 des régions créatives nord-américaines, que ce soit en termes absolus ou relatifs. Pas mal.

créatifs AmNord.Bon, évidemment, notre objectif est de battre Toronto d’ici 5 ans et de se retrouver dans les 5 premiers.

Mais cela fait quand même un petit velours de voir Montréal devant Boston, Nashville, Denver et Chicago.

On cartonne évidemment davantage dans certains sous-secteurs créatifs:

Arts : Avec 5,2 emplois par tranche de 1 000 emplois, Montréal se classe au 4e rang dans ce sous-secteur, tout juste derrière New York (5,5) et Los Angeles (5,8).  Montréal se classe également au 4e rang pour l’emploi total absolu dans ce sous-secteur.

Architecture et design : Avec 5,4 emplois par tranche de 1 000 emplois, Montréal se retrouve aussi au 4e rang dans ce sous-secteur, derrière Vancouver (6,7), Toronto (6,3) et San Francisco (5,6).

Film, vidéo, radiodiffusion, télédiffusion: avec 10,6 emplois par tranche de 1 000 emplois, Montréal est au 5e rang, et avec une intensité avoisinant celles San Francisco (11,6) et New York (11,8).

C’est encore mieux si on place Montréal dans le palmarès des métropoles européennes.

creatifs europeDevant Amsterdam, Paris, Rome et Barcelone — et loin devant Berlin — c’est assez impressionnant.

Devant 500 personnes réunies ce vendredi au Palais des Congrès, le PDG de Sid Lee, Jean-François Bouchard, vantait le caractère « Euro-Américain » de la créativité montréalaise.

Il a raison. Mais nous saurons que nous aurons vraiment fait notre marque lorsqu’une autre métropole créative émergente se présentera comme « Montréalo-européenne » ou « Montréalo-asiatique ».

Nous revenons maintenant à notre programme régulier.

Note en petits caractères :

Les billets « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables..

 

Ce contenu a été publié dans Métropole, Temps dur pour les détracteurs du modèle québécois par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !

5 avis sur « Métropoles créatives: Montréal devant Amsterdam, Paris et Stockholm ! »

  1. Le génie conseil reprendra son rang de premier mondial quand il aura refait son statut au Québec. Ses réalisations partout dans le monde le remettrons sur la carte des principaux créateurs d’oeuvres en Hydraulique, barages, hydrauliennes, électricité, informatique, transport, etc.Jules Émond.

  2. M. Lisée, vous, en tant que journaliste, ou ex-journaliste devrais-je dire, comment expliquez-vous qu’il y ait autant de journalistes qui s’en donnent à cœur joie pour faire partie de ceux que vous qualifiez de détracteurs professionnels, si ce n’est pas du Québec, sûrement du PQ? Serait-ce dû au fait que pour être lus les journaux ont besoin de raconter surtout des saloperies? Serait-ce que les mauvaises nouvelles, c’est ce que le peuple préfère?

  3. Et imaginez si on finissait par comprendre que le génie-conseil devrait aussi faire partie des industries créatives (et ne soyez pas sarcastique), ces professionnels doivent trouver une solution sur mesure à chaque projet, cela aiderait peut-être au niveau des rangs…avec 23 000 employés au Québec.

  4. Bravo! Bravo! Bravo! J’en suis grandement fière, levons la tête! Wow! 🙂

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