Obama hanté par le fantôme de Bush

Ce soir le président américain s’adresse à la nation pour souligner la réalisation de sa grande promesse électorale: le retrait des troupes américaines en Irak. Mais ce sera comme si son prédécesseur était dans la pièce.

Je vais vous montrer un excellent montage du site Politico.com montrant le pauvre porte-parole du président, Robert Gibbs, répondant aux journalistes aujourd’hui. Mais d’abord, un peu de contexte:

À quoi est dû ce succès  — mitigé, certes — mais succès quand même en Irak ? Essentiellement, au seul geste stratégique compétent effectué par George W. Bush pendant toute la guerre en Irak: sa décision, prise contre la majorité écrasante de ses généraux et conseillers, d’ajouter 20 000 soldats en 2007 dans ce qui s’est appelé « the surge ». La conjonction de cette infusion de militaires avec la décision de milices sunnites d’imposer la paix dans quelques provinces a conduit à une réduction significative de la violence, pavant la voie à un départ possible des troupes combattantes.

Alors voilà la grande question. Ce soir, Obama va-t-il saluer la contribution de George W. Bush au dénouement de la crise ?

Ce contenu a été publié dans États-Unis par Jean-François Lisée, et étiqueté avec , . Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !