Sortir: De l’importance de rêver, selon Cervantes et Jacques Brel

L'homme de la mancha

Jean Maheu en Don Quichotte, Sylvain Scott en Sancho Pança

J’avoue l’ampleur de mon inculture: je n’avais vu aucune version de L’homme de la Mancha, ni la pièce d’origine de Dale Wasserman montée sur Broadway (1965) et présentée des milliers de fois dans le monde, ni le film d’Arthur Hiller avec Peter O’Toole et Sophia Loren (1972), ni la version française écrite par Jacques Brel (1968), ni sa reprise québécoise montée par René Richard Cyr (2002-2009). Je devais avoir la tête ailleurs.

À voir (ou pas) : Oui: Extraordinaire portrait du Prince de l’Arabie Saoudite; NON: Une série Netflix sans intérêt

Je suis un accroc à l’émission documentaire de PBS Frontline et ce n’est pas la première fois que je vous en parle ici.

Mais la dernière enquête, sur le nouvel homme fort du régime Saoudien, le Prince Mohammed bin Salman (MBS pour faire court), est en tous points remarquable.

MBS le jeune réformiste qui permet aux jeunes de danser et aux femmes de conduire, MBS qui s’attaque à la corruption en séquestrant les grands du régime et MBS qui transforme son pays en État policier et qui va jusqu’à faire assassiner un journaliste à l’étranger.

Décodage: la face noire de Trudeau et la république québécoise du bon sens

Justin Trudeau, Redface, BlackfaceUne tuile politique qui s’abat sur un chef pendant une campagne électorale est comme un oignon. Au centre du légume, on trouve le problème réel. Puis viennent s’ajouter plusieurs couches de pelure qui, comme des parasites, donnent beaucoup plus de volume à l’oignon qu’il ne devrait en avoir.


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À lire: Les coulisses secrètes de l’Europe


Varoufakis, Conversatins entre adultes
Qu’est-ce que le pouvoir ? Ou plutôt qui détient, en définitive, le pouvoir de décision ? Après plusieurs décennies à naviguer dans les arcanes du parti démocrate américain, l’organisateur devenu éminence grise du parti, Robert Strauss, a décrit ainsi sa lente découverte de la réponse à cette question:

En 1995, Jacques Chirac avait choisi son camp: le Québec

Jacques Chirac, Jacques Parizeau

Avec Jacques Parizeau et Philippe Séguin en janvier 1995, Chirac annonce aux journalistes que la France sera la première à reconnaître une victoire du Oui.

On dira ce qu’on voudra de Jacques Chirac. Et il y a beaucoup à dire. Mais sa fidélité au Québec aux moments cruciaux du référendum de 1995 fut en tous points remarquable. Objet d’énormes pressions de la part d’Ottawa, il a résisté et a choisi son camp: le Québec !