Justice pour les femmes toxiques

C’est un mouvement qui, pour l’instant, n’a pas obtenu de mot-dièse. Pas de #balancetonporc ou de #moiaussi. Mais cela ne saurait tarder, car le nombre de cas suffit à faire tendance. Notre Gouverneure Générale, Julie Payette, dut quitter ses fonctions après qu’une enquête interne ait révélé qu’une centaine de témoignages fassent état du « climat de terreur » que l’ex-astronaute faisait régner à Rideau Hall.  Marie-Ève Proulx dut renoncer à son poste de ministre de la CAQ après que dix de ses employés aient claqué la porte, pour cause de « gestion toxique » du personnel. La députée Marie Montpetit fut exclue du caucus libéral après que sa cheffe ait été mise au courant de plaintes de harcèlement qui, a dit Mme Anglade, ne lui donnait d’autre choix que de larguer celle qui était son amie. Pascale Nadeau, la brillante animatrice au visage d’ange, a disparu de nos écrans à la suite de plaintes sur un comportement trop brusque, particulièrement envers ses jeunes collaborateurs.

Les brutes

J’ai beaucoup hésité avant de choisir le titre de cette chronique. Parmi les candidats, il y avait « Feu l’élégance ». Ou encore: les rustres, les féroces, les acharnés. Aussi, « l’impatience des fossoyeurs ». J’admets que le titre « les vampires » m’a aussi traversé l’esprit.

(Une version légèrement plus courte de ce texte a été publiée dans Le Devoir.)

Charest nous poursuit ? Poursuivons-le !

J’ai trouvé ça épatant : la demande reconventionnelle. De tout ce que je retiens de mes études de droit au siècle dernier, c’est le concept le plus jouissif. Il permet à une personne poursuivie au civil de renverser la table et d’arroser son arroseur. Ça m’est revenu lorsque j’ai constaté, comme tous les Québécois médusés,  que Jean Charest poursuivait le gouvernement du Québec pour atteinte à sa vie privée. Il réclame désormais deux millions de dollars.

La mairesse accidentelle (texte intégral)

« Je n’avais jamais entendu Valérie dire une seule chose intéressante. » Nous sommes en 2016. Valérie Plante vient d’annoncer qu’elle sera candidate à la direction de Projet Montréal. Dans les troupes du petit parti progressiste, l’incrédulité est générale, comme l’atteste cette citation de l’alors conseillère Christine Gosselin.

La fin est proche

Mad Max: une vision réaliste de notre avenir ?

Alors ça va se passer à peu près comme ceci. Autour de l’an 2030, des événements météo catastrophiques vont s’abattre sur une partie importante de la population mondiale. Un incendie ravagera la forêt boréale scandinave et sibérienne, canadienne et québécoise, jetant un nuage de fumée sur tout l’hémisphère nord, nous privant de soleil pour une ou deux saisons. Ou alors le quart de la production céréalière mondiale s’effondrera, provoquant rareté et cherté des aliments, puis des émeutes de la faim. Ou alors la mousson sautera trois années consécutives dans le Sud-Est asiatique, poussant des centaines de millions de personnes à migrer pour se nourrir. Probablement un mélange des trois scénarios.