Comment virer Charles lll

Les pessimistes tiennent le haut du pavé dans le débat sur l’opportunité de couper le cordon ombilical qui relie — depuis sa naissance — le Canada à la famille royale britannique. Les obstacles qui séparent le point de départ du point d’arrivée semblent trop nombreux, ou alors infranchissables, pour qu’on puisse réussir l’opération.

C’est faux. La démocratie canadienne dispose de tous les moyens nécessaires pour opérer ce changement dans un laps de temps relativement court, de façon ordonnée et respectueuse, sans risque pour la robustesse de nos institutions. Il suffit de le vouloir.

De la fin de la démocratie en Amérique

Le caricaturiste Dave Whamond sait comment intégrer beaucoup de concepts dans un seul dessin. C’est un art. Une mère et sa fille marchent à l’extérieur. Elles portent toutes deux le costume rendu célèbre par le film et la série La servante écarlate, issue de l’imagination caustique de la romancière canadienne Margaret Atwood. Dans son monde, une partie de l’Amérique est gouvernée par des chrétiens fondamentalistes misogynes.

Coïncidences

Tentons d’imaginer la scène. L’ex-député de Lévis François Paradis voit disparaître sur son calendrier les jours qui le séparent de fin novembre, moment de l’élection de son successeur à sa fonction de président de l’Assemblée nationale. Certes, il n’a pas été nommé ministre par François Legault lors des élections de 2018, lui qui avait tant fait, dans l’opposition caquiste, pour critiquer le sort réservé aux aînés par le gouvernement libéral. C’est Marguerite Blais, arrivée de la dernière heure en 2018, qui a hérité de ce champ qu’il avait tant labouré.

Le blues des bilans

Une autopsie politique extrême, celle de la mort de l’Union nationale

Bienheureux est le parti au pouvoir, entièrement tourné vers la tâche qu’il préfère : gouverner. Pour les caquistes, l’autopsie des élections est aisée. Malgré une campagne désastreuse, peuvent-ils se dire, les Québécois nous ont réélus. C’est bien la preuve que nous avions accumulé avant le déclenchement des élections un capital de sympathie suffisant pour que, malgré les pertes encourues pendant la campagne, le résultat soit resté favorable.

Le temps des tyrans

Il faut se rendre à l’évidence, à la fin, les bons ne gagneront pas. C’est le dur constat que Chrystia Freeland a exposé l’autre jour devant la Brookings Institution. Les dictateurs ne sont pas une espèce en voie de disparition. Au contraire, ils prennent du muscle, de l’assurance, s’adaptent. Il n’y a qu’à voir comment le pouvoir chinois est désormais le chef de file de la technologie sécuritaire, espionnant, grâce aux caméras et aux algorithmes, chaque geste de chaque citoyen.