La politique à l’écran: le meilleur de 2020

Vous avez épuisé la liste de recommandations télé de vos amis ? Vous avez écouté jusqu’à la nausée des films et concerts de Noël ? Arrêtez de visionner idiot et profitez du temps d’écran qu’il vous reste pour plonger dans des récits qui, souvent, dépassent la fiction. Voici mes meilleurs visionnements politiques de l’année :

(Ce texte a d’abord été publié dans Le Devoir).

Laïcité: La Cour est pleine… de trudeauistes

Les plaidoiries sont terminées dans le procès intenté contre la loi sur la laïcité. Grâce à la franchise du juge Marc-André Blanchard, on sait déjà que la cause est pour moitié entendue. Il s’agit de savoir d’abord si, en vertu du droit canadien, la loi viole des droits et est discriminatoire. Si c’est le cas, il faut ensuite décider s’il faut permettre à l’Assemblée nationale d’appliquer la loi quand même, ayant fait usage de la clause dérogatoire, prévue tout exprès pour que les élus affirment leur volonté d’agir sans devoir se soumettre à l’opinion d’un juge.

St-Pierre et Heurtel: Lectures libérales

Longtemps, seuls les anciens ministres péquistes répandaient leurs souvenirs et leurs secrets dans des ouvrages rétrospectifs. Plus récemment, des libéraux ont accepté de coucher sur papier leur expérience. C’est heureux, car ces récits forment un des matériau de l’histoire. Je n’aurais pu écrire mon récent bouquin sur Octobre 1970 sans les ouvrages publiés par des ministres de Robert Bourassa: Claude Castonguay, qui vient de nous quitter, Raymond Garneau, qui a livré un des meilleurs ouvrages d’ex-ministres libéraux, Jean-Paul L’allier et William Tetley.

Le cauchemar de François Legault

Le Premier ministre a confié que depuis le début de la pandémie, ses nuits sont parfois agitées. Les défis l’assaillent, il cherche des solutions, se réveille et les prend en note. Un scénario cauchemardesque doit le hanter. Celui du jour où il devrait témoigner, lors d’une commission d’enquête, sur les choix qu’il a faits, lui, en février et mars dernier, concernant les CHSLD. À l’impossible nul n’est tenu, c’est certain. Mais est-il vrai que parmi les options qui lui ont été présentées pendant les premières semaines de la crise, il en a écartées qui auraient pu sauver des centaines, sinon des milliers de vies ?