Boîte à idées, boîte à outils, à textes, livres, balados, documentaires, conseils, conférences et entrevues, La boîte à Lisée est au service de l’audace, du débat et du sens de l’humour.
Comme chaque vendredi, mes suggestions de choses à voir.
Du Tarantino dont on peut se passer
J’attendais la sortie DVD pour voir The Hateful Eight, la dernière livraison de Quentin Tarantino. Voyez, je me méfiais. Déjà, Django Unchained, son film prédédent, m’avait semblé un peu faible. Hateful Eight est tout simplement oubliable. Le Tarantino de la violence déjantée de Pulp Fiction, puis de la violence superbement créative de Kill Bill est loin derrière nous. Inglorious Basterds, sur la résistance aux Nazis, offrait encore quelques belles scènes, mais nous sommes maintenant proches du néant. Dommage. Mieux vaux revoir Kill Bill.
Une Arabie Saoudite d’où il faut fuir
L’excellente série documentaire de PBS Frontline vient de diffuser et de mettre en ligne des images exclusives de la répression qui a cours en Arabie Saoudite et des quelques valeureux qui pensent encore pouvoir faire bouger le régime. On y parle brièvement de Raif Badawi et de quelques autres, mais on ressort de cette heure de caméra cachée et d’entrevues avec la conviction que ce pays est fortement enraciné dans l’obscurantisme et n’est pas près d’en sortir. Vous pouvez visionner la série documentaire en ligne.
L’arnaque au long cours
Plus amusant fut la première heure de la nouvelle série The Catch, sur CTV. Le ’’long con’’ signifie une arnaque préparée de longue date. En l’espèce, une détective privée chargée de protéger des œuvres d’art est victime du long con et la série sera consacrée à un jeu de chat et de souris entre elle et son escroc. Ça commence bien.
Le jeudi à 22h00 sur ABC et CTV. On peut voir les épisodes précécents en ligne ici.
À votre tour !
Vous les avez vus, aimés, détestés ? Avez des suggestions ? Allez-y !
Les travaux parlementaires prenaient une pause cette semaine et reviendront en force le 4 avril, notamment avec l’étude des crédits. J’ai donc partagé mon temps entre Chicoutimi et Montréal, question de donner un coup de main à la candidate péquiste Mireille Jean pour l’élection partielle.
Rencontre avec le centre jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean
Accompagné de mon collègue Alain Therrien et de la candidate Mireille Jean, nous nous sommes entretenus avec Nancy Poulin du centre jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui a fait état des impacts des coupures libérales, notamment pour ce qui est des délais de traitement des signalements qui sont inacceptables. Je d’ailleurs suis intervenu à plusieurs reprises, dans les derniers mois, au sujet des centres jeunesse afin de presser la ministre Charlebois à réinvestir les montants nécessaires à la protection de nos jeunes.
Nous nous sommes ensuite déplacés vers le restaurant Bersimis à Chicoutimi. Nous sommes allez à la rencontre des gens et avons eu plusieurs discussions intéressantes.
Devinci : une fierté québécoise
Toujours accompagné d’Alain Therrien et de Mireille Jean, nous avons visité l’entreprise Devinci, fleuron du Saguenay. La gamme actuelle de Devinci inclut autant des vélos de route et de course que des vélos en carbone et à double suspension. La compagnie saguenéenne a su se hisser parmi les fabricants de cadres d’envergure internationale en se dotant entre autres d’installations de R-D à la fine pointe de la technologie et d’une équipe d’experts ingénieurs dévouée à l’excellence cycliste.
Chaîne humaine : parce que l’éducation, ce n’est pas une farce!
J’étais à l’École Saint-Jean-de-Brébeuf vendredi matin, afin de participer à la chaîne humaine du mouvement Je protège mon école publique qui en a profité pour donner un point de presse sur le bilan de leur première année d’existence. Les écoles du Québec sont sous-financées et le budget des Libéraux est loin d’être à la hauteur des besoins en matière d’éducation. Un réel investissement est nécessaire pour les enfants du Québec!
Petite visite des taxi Téo
Vous avez sans doute aperçu de petits taxis vert et blanc depuis quelques mois à Montréal. Eh bien ce sont les 60 taxis électriques Téo, initiative d’Alexandre Taillefer, qui circulent présentement en phase de projet pilote.
Ma collègue Carole Poirier et moi avons visité leurs installations en compagnie de Thierry St-Cyr, directeur des opérations et affaires publiques. L’entreprise s’installera d’ailleurs bientôt au Technopôle Angus dans Rosemont. Pour l’instant, le projet donne d’excellents résultats, notamment puisque Téo mise sur la qualité de services à la clientèle, une application mobile très efficace et un service écoresponsable.
Événement du baccalauréat en gestion publique à l’UQAM
C’est avec plaisir que je me suis adressé aux étudiants du baccalauréat en gestion publique à l’UQAM vendredi soir.
Je leur ai décrit le rôle du député, dans l’opposition et au pouvoir, et leur ai dit que la pire fonction qui soit, c’est être député d’arrière banc dans le parti au pouvoir !
À ceux qui me demandaient comment se préparer à faire de la politique, je leur ai dit deux choses: pour faire de la politique, il faut d’abord en faire. Dans les associations étudiantes et de la société civile, dans les partis politiques. Ensuite on peut gravir les échelons au sein d’un parti ou aller faire une carrière ailleurs, devenir quelqu’un, puis être recruté par un parti. « Ne vous inquiétez pas, si vous devenez excellent en quelque chose, un parti vous contactera pour que vous deveniez candidat ! »
J’ai choisi il y a deux ans d’être porte-parole de l’opposition pour, entre autres, la Protection de la jeunesse. Une réalité — les fugueuses, les enfants placés — qui m’était étrangère. Voici deux livres qui aident mon apprentissage.
L’enfance meurtrie, et comment y survivre
Difficile de lire À quoi ça sert de grandir ? d’un seul tenant. La charge émotive est trop forte. Gagné fait vivre au bout de sa plume, avec trop d’empathie et de talent, les vies brisées d’enfants qui méritaient mieux que des pères abuseurs, des mères ivrognes, une pauvreté abjecte pour qu’on puisse en avaler plus d’un ou deux chapitres à la fois.
Pourtant il le faut. Et on y retourne. Jusqu’au bout. Comme hanté par des destins qui auraient pu nous happer, nous, mais qui se sont acharnés sur d’autres, les malchanceux de la vie.
À travers une petite trentaine de portraits/récits de ces jeunes québécois pour l’essentiel rescapés d’une enfance tordue, le journaliste de TVA nous fait découvrir la réalité des Centres jeunesse, des centres de détention et de réadaptation.
Chaque cas est unique, de rédemption et de rechute, de désespoir et de résilience. Les intervenants de la DPJ y sont montrés sous un jour globalement positif, même si de mauvaises décisions de placement ou de dé-placement de jeunes émaillent les récits.
Le plus admirable: certains de ces jeunes meurtris par la vie, réchappés par la DPJ, deviennent à leur tour des intervenants pour la génération suivante d’amochés.
On sort de cette lecture plus convaincus que jamais qu’il faut en faire davantage. Par ce livre et ses reportages sur la question depuis des décennies, Harold Gagné fait œuvre journalistique admirable. Il fait partie de la solution. (L’ouvrage a été publié en 2011, je viens de le lire.)
Fugue: chuter à vitesse grand V
Il y a un moment où on pense que c’est de la fiction. La chute aux enfers est si rapide — la fugueuse de 14 ans se fait violer sur un banc de parc quelques heures après son arrivée à Montréal — l’engrenage si implacable — chaque personne qui lui vient en aide est liée aux gangs, qu’on se frotte les yeux. Mais il faut la croire.
Les pervers et les recruteurs connaissent les lieux, repèrent les victimes, maîtrisent les trucs qui en feront des machines à sexe et à revenus. Quand on y songe, ce n’est finalement pas si compliqué.
D’autant que les jeunes fugueuses qui n’ont souvent rien connu qu’une famille dysfonctionnelle, une fois bien droguées, ne savent plus s’accrocher à ce qui devrait être une normalité qu’elles n’ont jamais connue.
Le livre d’Arielle Desabysses a le grand mérite de nous faire plonger, à sa suite et comme des milliers d’autres, dans le tunnel de l’exploitation sexuelle creusé pourtant à nos côtés, dans les villes québécoises.
À votre tour !
Vous les avez lus ? Commentez-les ou faites des suggestions.
Comme chaque vendredi, mes suggestions de sortie et de choses à voir.
Quand la super-héroine vole le show
Gal Gadot, la très attendue Wonder Woman. Excellent choix.
Oui, je suis allé voir Batman v Superman. Mes attentes étant très basses, j’ai donc passé une assez bonne soirée. (Attention: je suis bon public). J’ai surtout été agréablement surpris par le choix de l’actrice pour Wonder Woman, l’israélienne Gal Gadot. Elle a de la classe et de la force, on a évité la bimbo, c’est parfait et, évidemment, on en redemande et on sera servi bientôt.
Oui, je suis un consommateur de films de super-héros. Je n’ai jamais trouvées inoubliables les films de Superman (ou les trilogies de Spiderman, répétitives). Les revisites successives de Batman, par contre, ont toujours innové. C’est d’ailleurs l’esprit, noir et caustique, de Batman qui imbibe ce nouveau chapitre Batman v Superman, premier d’une nouvelle saga.
Pour s’y retrouver
Pour ceux qui ne suivent pas, il y a deux écuries. Celle de Marvel (Ironman, Captain America, Hulk, Guardians of the Galaxy, etc). Celle de DC Comics (Batman, Superman, Wonder Woman, Flash, Aquaman, etc). Marvel a pris une longueur d’avance en offrant depuis 2008 des films à chaque protagoniste, puis en les combinant dans les Avengers. Créant ainsi un arc dramatique transversal qui pousse les fans à chercher des indices dans chaque nouvelle offrande. (Ce qui conduit à un niveau de complexité qui en rebute plus d’un. « Est-on sensé faire de la révision avant chaque film comme avant un examen », a demandé récemment un critique américain ?) En avril, Captain America – Civil War viendra en ajouter une couche, puis un nouveau Thor (une femme) en 2017, puis le retour des Avengers en 2018 et 2019. (Voir la liste ici et une récapitulation plus bas.)
DC Comics n’avait pas combiné ses héros ni introduit de nouvelles figures. Ils accélèrent le tempo. Batman v Superman permet de le faire et de nous annoncer un Wonder Woman pour 2017, immédiatement suivi par un Justice League, qui va combiner plusieurs héros. En 2018, Flash et Aquaman auront leurs films, suivis en 2019 par un autre Justice League. (Voir le tout ici.)
« Superhero fatigue »
L’abondance de cette production ne serait pas complète sans les nouvelles productions de la série X-Men, récemment tournées à Montréal, la poursuite des Spiderman et l’introduction de nouveaux personnages comme Ant-Man (assez drôle à mon avis), sans compter le retour annoncé de Lara Croft, sans Angelina.
On se demande s’il n’y a pas risque de « Superhero fatigue ». On le verra au box office. Pour l’instant, Batman v Superman, malgré des critiques assez mauvaises, a fait 200 millions de $ en un jour. Alors…
Rien de tout cela ne vous intéresse ?
Alors je ne vous recommande qu’un film de superhéros, où l’humour le dispute à l’action: Guardians of the Galaxy, sorti en 2014.
Pour mordus seulement
L’univers interconnecté de Marvel est complexe. On peut voir chaque film comme un film d’action complet en lui-même. Mais pour ceux qui veulent suivre l’ensemble, voici deux tentatives de synthèses.
La première dure 13 minutes:
Dans celle ci, un fan élargit la palette pour intégrer les séries télé de Marvel dans une version de… 43 minutes ! Je ne le recommande qu’à ceux qui en ont vu des bouts et veulent le tableau d’ensemble. C’est à jour jusqu’à Ant Man.
Je n’ai pas trouvé de récapitulation satisfaisante pour l’univers de DC Comics (avis aux alertinternautes !)
À votre tour !
Vous les avez vus, aimés, détestés ? Avez des suggestions ? Allez-y !
La semaine de votre députée a été dominée, comme plusieurs autres, par les conséquences de l’austérité.
L’austérité libérale frappe encore : la prévention du suicide écope
En présence de Mmes Suzanne Carrière et Fabienne Audette, respectivement présidente et directrice générale de Suicide Action Montréal, nous avons tenu un point de presse dimanche, afin de dénoncer les coupes imposées en prévention du suicide. Avant l’austérité libérale, Suicide Action Montréal formait plus de 350 intervenants du réseau de la santé chaque année. À partir du 1er avril, ce chiffre passera à zéro! Le dernier plan d’action en santé mentale ne comportait rien de concret pour les centres de prévention du suicide. C’est sans compter les 23,7 millions qui ont été coupés l’an dernier en prévention et en santé publique dans toutes les régions du Québec. Dans son dernier budget, le gouvernement n’a pas fait de la prévention du suicide une réelle priorité; il doit réinvestir dès maintenant les sommes dévolues à la formation et à la prévention!
J’ai d’ailleurs interpellé la ministre Charlebois jeudi matin à ce sujet, à l’Assemblée nationale, afin que son gouvernement donne les 180 000$ manquant à Suicide Action Montréal pour assurer le maintien de ses services. Dans sa réponse, la ministre affirme que SAM a des sommes pour la formation, c’est faux. Elle a des sommes pour le maintien de sa ligne d’aide, somme stable depuis 16 ans alors que les besoins augmentent.
Ma première journée porte ouverte de 2016 réussie!
Encore une fois, les citoyens et organismes de Rosemont ont été au rendez-vous lors de ma 1 ère journée porte ouverte de 2016! Vous avez été une trentaine à venir me parler des CPE, de santé, de l’actualité. C’est toujours un plaisir de vous recevoir et d’échanger sur les sujets qui vous préoccupent.
Je vous donne donc rendez-vous pour une autre de ces journées le 15 juin prochain!
5@7 avec les nouveaux membres
En compagnie de la présidente, du vice-président et d’un représentant jeune du PQ de Rosemont, nous avons organisé un 5@7 afin d’échanger avec les nouveaux membres sur leurs parcours et leur motivation.
Très belle expérience à répéter assurément! Merci pour votre engagement.
Je vais refaire l’exercice quatre fois par année en invitant les nouveaux membres du PQ de Rosemont à venir discuter avec moi. Pour devenir membre, il suffit de remplir le formulaire ici.
Crédits budgétaires 2016-2017
Difficile de parler de la santé, le vrai sujet dont il est question, lors de l’étude des crédits budgétaire cette semaine. Avec le budget, le premier ministre et son équipe continuent de justifier leurs échecs, compressions et absence de vision par un trou imaginaire de 7 milliards qu’ils auraient trouvé à leur arrivée. Gaétan Barrette a essayé de nous servir cela, mais je ne l’ai pas laissé faire.
Lors de ma réplique sur le budget libéral 2016-2017, j’ai démontré comment le gouvernement Couillard s’est Harperisé pour finalement devenir un clone du gouvernement Harper.
Ces cuisines font des miracles avec très peu. L’austérité condamne les organismes communautaires à couper leurs activités, leurs personnels. Il est temps que le gouvernement libéral augmente le budget global du PSOC. Je d’ailleurs rappelé ces éléments à la ministre lors de sa motion sans préavis:
Une rencontre avec la FFARIQ
Pour conclure cette semaine de 4 jours en beauté, je me suis entretenu avec la Fédération des familles d’accueil et Ressources intermédiaires du Québec (FFARIQ), dont Jacinthe Boucher, présidente, François Garon, DG et Josiane Hébert d’HKStratégies. Nous avons discuté de la révision de la Loi sur la protection de la jeunesse, de l’intérêt de l’enfant ainsi que du rôle et la reconnaissance des familles d’accueil. Des gens engagés et dévoués pour leur cause! Je parraine d’ailleurs la pétition Modification de la Loi sur la protection de la jeunesse relativement aux droits des familles d’accueil, demandant au gouvernement du Québec de modifier la Loi sur la protection de la jeunesse de manière afin de reconnaître le droit des familles d’accueil de participer à tout processus impliquant des enfants, car il en va de leur stabilité.
Comme tous les vendredis, je vous livre mes recommandations de choses à voir. Cette semaine, le Marquis de Sade et, encore plus sadique, la crise économique de 2008 !
Sur les planches: La contagieuse perversion du sadique marquis
Est-ce un compliment ? Robert Lepage, complètement, à demi, ou pas du tout habillé est parfaitement crédible en marquis libidineux. Quills, la pièce qu’il co-met en scène et où il tient le rôle titre de Sade en fin de vie est un petit bijou de perversion au carré. Au carré car dans la lutte entre le bien (l’abbé joué par l’autre co-metteur en scène Jean-Pierre Cloutier) et le mal qui se joue sous nos yeux, le mal a toujours une longueur d’avance et une voie d’échappement. On peut y voir une allégorie sur la futilité de la censure, ou sur le pouvoir destructeur de la perversion. C’est, en tout cas, preuve que deux siècles après son décès, Sade continue à nous hanter.
Je ne croyais pas que c’était possible. Raconter la crise boursière de 2008 en respectant scrupuleusement les faits, sans assommer le spectateur, en y insérant des performances de bon calibre.
C’est le pari tenu de The Big Short (Le Casse du siècle), fondé sur le livre du journaliste Michael Lewis et racontant l’histoire d’une bande de courtiers qui ont prévu, bien avant tout le monde, que la bulle immobilière allait éclater, entraînant avec elle une partie de l’économie mondiale.
C’est allumé, c’est parfois drôle et, comme l’économie réelle, c’est terrifiant.
En DVD et en films sur demande.
Pour en voir plus sur la crise, ces quelques suggestions
Oscar du meilleure documentaire en 2011, Inside Job démonte l’irresponsable échafaudage financier construit par les grandes banques américaines et cherche les coupables.
Disponible entre autres sur iTunes.
L’excellente série documentaire de PBS présente en ligne deux ajouts intéressants à cette histoire.
En octobre 2009, Frontline produit The Warning, expliquant comment, dix ans avant la crise de 2008, Brooksley Born, qui dirigeait une agence de régulation financière à Washington, avait tenté de tirer la sonnette d’alarme, pour être réduite au silence par des membres de l’administration Clinton, le président de la FED et les banques. (Clinton s’est excusé depuis). On peut voir The Warning en ligne ici.
https://youtu.be/ACkiKVtF3nU
En janvier 2013, Frontline produit The Untouchables, sur les raisons pour lesquelles aucun dirigeant de Wall Street n’est allé en prison depuis la crise de 2008. En ligne ici.
https://youtu.be/pU8iprs6gjE
À votre tour !
Vous les avez vus, aimés, détestés ? Avez des suggestions ? Allez-y !
Cette semaine, votre député a travaillé sur plusieurs fronts. Les faits saillants:
Ce lundi 21 mars, journée citoyenne
D’abord avis aux citoyens de ma circonscription de Rosemont, je vous invite à venir me rencontrer demain, lors de ma journée sans-rendez-vous !
Un centre universitaire d’ophtalmologie dans Rosemont!
Après le caucus de Montréal, je me suis dirigé à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont pour la désignation officielle du Centre d’ophtalmologie qui a reçu l’appellation de Centre universitaire d’ophtalmologie (CUO) de l’Université de Montréal. Un tel partenariat avec l’Université de Montréal est une excellente initiative.
Mais il était bizarre de voir le ministre Gaétan Barrette à HMR quelques jours avant le budget où il allait encore une fois ignorer les 670 000 citoyens de l’Est Montréalais puisque le plan de rénovation sur 10 ans de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont n’est même pas à l’étude dans le budget présenté jeudi. Rien dans le budget libéral 2014, rien sans le budget 2015, rien dans le budget 2016.… Pourtant, à l’élection de 2014, le PLQ avait promis de réaliser le projet en ces termes:
« Ce projet de modernisation est plus que nécessaire. Les installations de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont ont pour la plupart été construites il y une soixantaine d’années. Il faut pouvoir offrir aux médecins, infirmières, préposées, de même qu’à tous les autres professionnels de la santé des installations modernes et fonctionnelles qui leur permettent de mieux servir les patients. »
Visite de l’Itinéraire avec le chef!
En après-midi, j’ai participé à une visite et rencontre éditoriale à l’itinéraire en compagnie de Pierre-Karl Péladeau. Le groupe l’Itinéraire aide les personnes en situation d’itinérance à développer leur estime de soi en participant à des projets concrets qui ont pour but d’accroître leur autonomie, leurs connaissances et leur employabilité. J’avais d’ailleurs participé à la vente du magazine il y a deux ans, dans la cadre du défi «smartnomination».
Ce n’est pas une période facile pour les groupes travaillant à contrer l’itinérance depuis que la ministre Charlebois a signée l’entente SPLI. L’Itinéraire a d’ailleurs perdu la moitié de ses intervenants depuis le mois d’août.
SPLI : la ministre doit plus que jamais renégocier l’entente prise avec Ottawa
Avec mes collègues du caucus des députés du Parti Québécois de Montréal, de la députée du Bloc Québécois de Repentigny, Monique Pauzé et accompagnés de représentants d’organismes travaillant pour contrer l’itinérance, nous avons donné un point de presse afin de demander deux choses à la ministre Charlebois:
Elle doit débloquer un fonds d’urgence pour aider les organismes touchés par les compressions budgétaires qu’a entraînées la redéfinition des paramètres de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI);
profiter de la présence d’un nouveau gouvernement à Ottawa pour renégocier les termes de l’Entente Canada-Québec concernant la SPLI.
Les impacts sur le terrain sont tangibles, comme le démontre la vidéo ci-dessous. Les organismes sont durement touchés.
AGA du Parti Québécois de Montréal-Centre et Montréal-Ville
Lundi soir, j’ai participé aux AGA du PQ de Montréal-Ville et de Montréal -Centre. Les élections de 2018 approchent et nous allons être prêts! En compagnie de ma collègue Véronique Hivon, j’ai rencontré le nouvel et dynamique exécutif régional de Montréal-Centre.
Lors de cette soirée d’Assemblées générales, je me suis également adressé aux militants du Parti Québécois de Montréal-Ville-Marie.
Rapport Lebon sur les fugues
Le rapport commandé par la ministre Charlebois sur les fugues au centre jeunesse de Laval a été rendu public cette semaine. C’est un rapport très instructif, qui insiste sur l’importance d’investir en prévention et qui cite l’escouade Mobilis de Longueuil comme exemple à suivre. Le gouvernement Couillard a donc fait exactement le contraire de ce que recommande maintenant le rapport, en coupant 20 millions/an dans les centres jeunesse , 1,1 million/an dans les groupes de prévention et 450 000/an dans l’escouade Mobilis de Longueuil.
Il y a un mois, la mnistre Charlebois a annoncé qu’elle créait le programme Prévention jeunesse avec une somme de (rrroulement de tambour) de 600 000 $/an sur cinq ans. Le gouvernement libéral a donc remis moins de 3% de ce qu’ils ont enlevé. D’où la conclusion du rapport : «Il est futile de penser réduire les fugues ou mieux accompagner les jeunes filles en cause s’il y a, en même temps, fugue du financement et des compétences».
Cette semaine était la 28 édition de la semaine québécoise de la déficience intellectuelle, évènement orchestré par l’AQIS. C’est un moment privilégié pour sensibiliser les Québécois à la réalité de ces personnes et pour faire reculer les préjugés. L’intégration est la clé et je continue de travailler pour ces personnes, afin que plus d’outils favorisant leur intégration soient à leur disposition.
Un budget équilibré au prix d’un déséquilibre dans le budget des familles et d’une stagnation économique
On sait que l’atteinte de l’équilibre budgétaire est la grande diversion libérale pour cacher la stagnation économique engendrée par l’austérité, alors que les familles, les élèves et les patients perdent et n’obtiennent rien de plus. Comme l’a indiqué mon collègue Nicolas Marceau «la promesse électorale libérale de créer 250 000 emplois est d’abord devenue une cible, puis un mythe, et elle est maintenant portée disparue car citée à aucun moment dans le budget 2016. Il ne s’est créé aucun emploi depuis le début de l’année et, pour l’ensemble de l’année 2016, le budget prévoit moins de 30 000 emplois, moins encore en 2017».
En santé, le budget ne prévoit que 2 % d’augmentation des dépenses, ce qui est insuffisant pour couvrir l’augmentation régulière des coûts et qui se traduira donc par de nouvelles réductions de services. Le réseau et les patients sont les plus grands perdants de ce budget. Et puis en éducation, la hausse n’est pas suffisante pour pour réparer les dégâts libéraux. Bref, un budget 2016-2017 très décevant! Plus de détails dans le communiqué de presse émis à ce sujet.
La Finale des jeux du Québec de 2016 aura lieu à Montréal, y compris dans Rosemont
La Finale des Jeux du Québec se tiendra à Montréal cette année! C’est donc 3 700 athlètes des 19 régions du Québec qui s’illustreront pendant neuf jours de compétitions dans 18 disciplines sportives. C’est le plus important rassemblement multisports au Québec ! J’ai rencontré Jacques Fortin à ce sujet vendredi. Afin de soutenir les athlètes et qu’ils puissent concourir dans les meilleures conditions, le Comité organisateur est activement à la recherche de personnes dynamiques pour former son équipe de 3 000 bénévoles. Si vous désirez vous impliquer rendez-vous au www.2016.jeuxduquebec.com/benevole ou téléphonez au (514) 798-1894.
Un beau gymnase pour le collège Vincent-Massey dans Rosemont
J’étais très heureux de me rendre au collège Vincent-Massey dans Rosemont vendredi, pour l’inauguration officielle du nouveau double gymnase et de quatre salles de classe additionnelles. Nous avons été accueillis par la présidente de la Commission scolaire English-Montréal, Angela Mancini. J’ai par la suite eu le plaisir de m’adresser aux étudiants sur l’importance du sport et des saines habitudes de vie.
Fondation des aveugles du Québec
J’ai par la suite discuté avec Ronald Beauregard de la Fondation des aveugles du Québec des activités entourant le 25e anniversaire de l’organisation. J’ai visité leurs locaux et nous avons discuté des projets de logements adaptés ainsi que de services de loisirs pour les jeunes aveugles mis en place en collaboration avec l’Association québécoise des parents d’enfants handicapés visuels. Je tiens à féliciter toute l’équipe de la Fondation qui depuis 1991, améliore la qualité de vie des personnes aveugles.
Je vous invite à donner un coup de main en achetant des billets pour le spectacle Humour aveugle, le samedi 14 mai, avec plusieurs humoristes connus.
Des commentaires d’actualité sur Facebook
Depuis quelques temps, j’écris directement sur ma page Facebook des commentaires d’actualité. Vous pouvez vous inscrire directement sur la page (cliquez « j’aime ») pour recevoir mes contributions, dont voici les principales de la semaine:
La honte des libéraux. À l’Assemblée, le PLQ a refusé de débattre et d’adopter cette motion sur l’UPAC et la corruption, conjointe QS/PQ/CAQ, pourtant parfaitement correcte et conforme aux faits
Comme chaque samedi, quelques mots sur des lectures récentes. Cette semaine, deux intellos se penchent sur notre triste cas.
Sous le chapeau d’un dandy qui s’assume
D’abord, c’est qui lui, Carl Bergeron ? Pourquoi devrait-on se taper son « journal » ? D’ordinaire, un auteur qui a établi une œuvre, donc livré au lecteur une somme suffisante de sagesse et de folie, peut ensuite l’inviter à le suivre dans ses divagations quotidiennes.
Bergeron, lui, n’a livré en ouvrage que son excellent Arcand: un cynique chez les lyriques (2012) et pourtant il juge opportun de nous faire entrer dans sa tête, sa famille, ses dragues, ses visites chez le médecin, ses parcs. Avec assez de talent pour faire écrire à Christian Rioux qu’il a pondu là « le livre d’une génération ».
Je n’irai pas jusque là (et ne suis pas de la génération qui cherche son livre) mais je dois avouer que Bergeron signe un ouvrage remarquable. L’écriture de Voir le monde avec un chapeau est parfaitement maîtrisée et il nous offre à toutes les trois pages des perles descriptives qui réclament leur relecture. (Juste à vous en parler, vous voyez, je me force à bien écrire.) Bergeron est un intellectuel, un dandy autoproclamé, assumé, qui construit son propre personnage dans les quartiers centraux du Montréal contemporain. Un être supérieurement conscient de travailler sur la construction de sa supériorité.
« Si j’étais français, j’écrirais sur le snobisme; américain, j’écrirais sur la cupidité; mais comme je suis québécois, j’écris sur la honte. » La honte, déjà diagnostiquée comme centrale à la psyché québécoise par Gaston Miron ou Jean Larose et que Bergeron estime être le lot de « 80 à 85% » de ses compatriotes: des médiocres qui n’ont pas su s’extraire de leur condition, pas su transcender « le noyau dur et cristallin d’amertume, de haine de soi et de honte qui fonde historiquement notre peuple. »
C’est une thèse. Elle a du vrai mais la charge me semble démesurée et ne fait de place ni à l’espoir ni à la force du changement. Reste que Bergeron ne manque ni de prétention, ni de panache, ni d’intelligence, ni de talent d’observateur du réel. Ah, il est indépendantiste, je suis content de le souligner. (Et j’apprends avoir aiguillonné l’auteur dans le bon sens de l’histoire en 1995. J’en suis ravi.)
Livre d’une génération ? Beaucoup trop tôt pour le dire. Mais pour le printemps 2016, ses pages offrent un parcours complètement original, brillant et souvent ludique.
Maintenant si Bergeron pouvait travailler sur son œuvre…
Deneault: des universités qui abêtissent ?
Je tiens à prendre un millimètre de crédit pour la contribution indéniable d’Alain Deneault à la vie intellectuelle québécoise. En effet, il fut de la première cohorte de boursiers post-doctorants du CÉRIUM, que j’ai eu le plaisir de cofonder. J’espère avoir ainsi contribué à l’enraciner en terre québécoise.
La croisade de Deneault contre l’évasion et l’évitement fiscal est salutaire (et nourrit nos travaux, tant au Bloc québécois qu’au Parti québécois).
Sa dénonciation des pratiques inexcusables des compagnies minières canadiennes au Sud, dans Noir Canada, lui a valu un harcèlement judiciaire épuisant, raconté dans le documentaire Le prix des mots, (qu’on peut louer pour 3$ sur le site de l’ONF).
Dans La Médiocratie, il déploie sa vive intelligence, nourrie par des lectures impressionnantes, pour faire le procès de, comment dire, ben… de tout le monde, quoi ! Nous sommes tous médiocres, c’est un peu ce qu’il veut nous dire. À plusieurs moments, sa prose m’a rappelé la boutade de feu mon beau-père qui, après qu’on ait cassé du sucre sur plusieurs de nos prochains, nous ramenait ironiquement sur terre en lançant: « Finalement, à part nous, y’a pas grand monde de bien! »
Deneault est en terrain solide, en début de livre, lorsqu’il démonte la machine à homogénéiser la pensée qu’est devenue pour beaucoup l’institution universitaire. J’ai écrit « pour beaucoup », mais Deneault est plus raide et, à le lire, on devrait conclure qu’aucune idée neuve digne de mention n’est sortie de nos universités depuis 30 ans et qu’à tout prendre, ce serait libérer la pensée que de les fermer, toutes, séance tenante. Un gros tantinet intolérant, Deneault multiplie les piques à ceux qui ne sont pas de son école idéologique — des baffes données à Luc Godbout et à Michel Venne m’ont semblées particulièrement mal venues.
Il s’en prend ensuite aux économistes, et, là, on s’amuse beaucoup avec lui. Lorsqu’il arrive à la culture, il perd complètement pied et on ne voit plus le lien avec sa thèse générale de la montée des médiocres. On apprend pourquoi en fin de livre lorsqu’on découvre qu’il s’agit d’une collection d’articles. Comme quoi certains articles carrés entrent mal dans les paradigmes ronds.
Mais il n’ennuie jamais. À le lire, on se sent déjà un peu moins médiocre. C’est un exploit.
À votre tour !
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