PLQ: comment on forme les futurs militants

Chacun a pu le constater cette fin de semaine, le parti au pouvoir s’est réuni pendant deux jours pour discuter des grands enjeux du Québec d’aujourd’hui. Or personne n’a parlé de la troupe d’éléphants qui déambulaient sur la cote de popularité — 78% d’impopularité ce lundi — du gouvernement: les torrents de corruption qui semblent engloutir l’industrie de la construction (ou comme l’a si bien dit l’autre jour le Premier ministre Charest: « l’industrie de la corruption »).

Comment expliquer que la proposition du militant Martin Drapeau de créer une commission d’enquête n’ait été secondée par aucune des 500 personnes présentes? Même M. Charest affirme avoir été surpris du mutisme généralisé qui confine, dirait une mauvaise langue comme Gérard Deltell, à l’omerta.

La réponse tiendrait-elle dans cette photo tirée du manuel de formation des jeunes libéraux ? Ce blogueur ne peut le croire et doute de l’authenticité de la chose:

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !