Quand « la jeunesse du Québec » appuie ses leaders

charest-se-tire-dans-le-pied1Une question légitime fut récemment posée sur le sens profond du conflit qui oppose le gouvernement Charest et une partie des élites québécoises à « la jeunesse ».

Les fédérations étudiantes, a-t-on avancé, ne représentent pas « la jeunesse », mais une portion de cette portion de la jeunesse qui fait des études supérieures.

Le sondage Léger-QMI recèle en ses entrailles, dont ce blogueur a obtenu copies,  la clé de cette énigme : « la jeunesse » québécoise, définie comme les 18-24 ans, est massivement derrière le mouvement étudiant et massivement opposée à Jean Charest.

La hausse
66 % des 18-24 ans sont CONTRE — 67 % des 65 ans et plus sont POUR

La loi spéciale
73 % des 18-24 ans sont CONTRE — 62 % des 65 ans et plus sont POUR

La sévérité de la loi
73 % des 18-24 ans croient qu’elle est TROP SÉVÈRE –
53 % des 65 ans et plus la jugent JUSTE ou PAS ASSEZ SÉVÈRE

Un point d’accord : bas les masques !
65 % des 18-24 d’accord avec l’interdiction,
comme 88 % des 65 ans et plus

Les chefs
Proportion des 18-24 qui ont une « bonne opinion» envers :
Jean Charest : 18 %
François Legault : 21 %
Pauline Marois : 36 %
Amir Khadir : 38 %
Gabriel Nadeau-Dubois : 45 %
Martine Desjardins : 51 %
Léo Bureau-Blouin : 60 %

L’intention de vote (après relance et répartition) :

Total 18-24 25-34 65+
PLQ 32 % 20 % 22 % 48 %
PQ 32 % 46 % 32 % 29 %
CAQ 21 % 19 % 21 % 17 %
QS 10 % 10 % 17 % 4 %

 

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !