Quand la propagande chinoise se tire dans le pied

beginning-of-the-great-revival-2c12-4a5b391f00d40-posterLes dirigeants du Parti communiste chinois ont un gros problème. Ils ont investi dans une épopée cinématographique « Le début de la grande renaissance », à la gloire de la fondation de leur parti jusqu’au renversement du gouvernement nationaliste répressif et corrompu du Kuomintang.

Le film à très grand déploiement (voir la bande-annonce plus bas) est sur les écrans depuis le 15 juin — les autorités ont même suspendu la présentation de films étrangers pour laisser toute la place à cette oeuvre d’autoglorification.

Mais voici qu’un certain nombre de chinois trouvent le film très bon… pour les mauvaises raisons !

Un blogueur très suivi écrit:

L’histoire porte sur un groupe de Chinois qui se sacrifient pour mettre un terme à la dictature du parti unique du Kuomintang. Ils ont fini par gagner. Vous pouvez vous rendre au cinéma pour assister à la scène où le PCC met fin à la dictature du parti unique du KMT [Kuomintang]. Vous pouvez même pousser un cri au côté du PCC dans la salle de cinéma : finie la dictature du parti unique, longue vie à la démocratie et à la liberté !

Le site GlobalVoices, repris par Rue89, cite aussi un utilisateur twitter qui lance

tous les jeunes se doivent de voir le film et apprendre comment lutter contre une puissance corrompue. Apprendre comment lutter et renverser la dictature

Voir les autres tribulations du film ici.

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !