Sondage: Conservateurs du Québec: 1/3 pas chauds à Harper majoritaire

Voilà un des résultats les plus intrigants du sondage L’actualité/CROP réalisé à la mi-juin pour tester, à froid, les humeurs de l’électorat québécois sur leur vote fédéral du 2 mai.

Nous avons demandé à chacun s’il jugeait que l’élection d’un gouvernement Harper majoritaire était une bonne ou une mauvaise chose pour le Québec.

Surprise: 8% des électeurs conservateurs jugent que c’est « une mauvaise chose » et 24% ne savent pas quoi en penser !!! (Heureusement, il y a 68% des électeurs conservateurs qui sont contents du résultat.)

Voyez le tableau:

Stephen Harper dirige maintenant, pour 4 ans, un gouvernement majoritaire. Diriez-vous que ce résultat est pour le Québec…
Tous Francos Électeurs conservateurs
Une bonne chose 26% 23% 68%
Une mauvaise chose 59% 62% 8%

Notons que le gouvernement Harper se heurte à un « noyau dur » de mécontents de 30% considérant que son élection est une « très mauvaise chose ».

Cependant, tout n’est pas noir pour les troupes de Stephen Harper. Alors que seulement 16,5% des Québécois ont appuyé son parti le 2 mai, ils sont aujourd’hui  26%, à juger que l’élection de son  gouvernement majoritaire est une « bonne chose ».

Ce n’est pas le pactole, mais c’est un progrès.

Demain: Une larme pour le Bloc ?

Résultats et analyses dans la version magazine de L’actualité, en kiosque.

 

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La collecte de données en ligne s’est déroulée du 15 au 20 juin 2011(soit en pleine crise du PQ) par le biais d’un panel web par la firme CROP. Un total de 1 000 questionnaires ont été complétés. Compte tenu du caractère non probabiliste de l’échantillon, le calcul de la marge d’erreur ne s’applique pas.

Ce contenu a été publié dans Stephen Harper par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !