Sondage: Harper, générateur de souverainistes

L’élection fédérale du 2 mai, où les souverainistes du Bloc Québécois ont mordu la poussière, est-elle une des « conditions gagnantes » du fédéralisme au Québec ?

Pas selon les répondants au sondage L’actualité/Crop sur les humeurs post-électorales du Québec. Nous avons demandés aux Québécois si l’avènement au pouvoir d’un Parti conservateur majoritaire modifiait leur opinion sur l’avenir du Québec.

La majorité répond non. Mais pour les quelque 40% qui sont influencés par le nouveau pouvoir Harper, le vent souffle nettement dans la direction de la souveraineté.

Depuis les dernières élections fédérales du 2 mai 2011, le Canada est dirigé par un gouvernement conservateur majoritaire. Diriez-vous que cela vous incite personnellement à être…
Tous Francos Bloc Libéraux NPD Conser-vateurs Parti Vert
Davantage souverainiste 29% 35% 59% 12% 32% 16% 37%
Davantage fédéraliste 9% 6% 1% 19% 5% 26% 1%
Cela ne change rien à mon opinion 62% 60% 40% 68% 62% 59% 62%

Le facteur d’influence souverainiste est à 6 contre 1 chez les francophones en général et chez les électeurs néo-démocrates en particulier. Seuls les Conservateurs et, dans un bien moindre mesure, les Libéraux sont encouragés dans leur élan fédéraliste.

Demain:  Les chefs modifient-ils le vote souverainiste ?

Résultats et analyses dans la version magazine de L’actualité, en kiosque.

 

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La collecte de données en ligne s’est déroulée du 15 au 20 juin 2011(soit en pleine crise du PQ) par le biais d’un panel web par la firme CROP. Un total de 1000 questionnaires ont été complétés. Compte tenu du caractère non probabiliste de l’échantillon, le calcul de la marge d’erreur ne s’applique pas.

Ce contenu a été publié dans Indépendance, Stephen Harper par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !