Sondage: Les Québécois versent une larme pour le Bloc

Le Bloc est-il donc déjà complètement sorti de l’esprit des électeurs, qui lui furent fidèles pendant six élections ? On a vu dans le premier volet de notre sondage L’actualité/Crop qu’une élection tenue à la mi-juin aurait été pire encore que celle du deux mai pour le parti qui a dominé la politique fédérale au Québec pendant 20 ans.

Le Bloc est loin des yeux, mais pas complètement loin du cœur de ses anciens fidèles. On le sait, seuls 23% d’électeurs ont voté Bloc en mai, plutôt que 38% trois ans auparavant.  Or, un nombre équivalent, soit 40%, estiment que la grave défaite du Bloc est une « mauvaise chose » pour le Québec.

Aux dernières élections fédérales du 2 mai 2011, le Bloc Québécois a perdu presque tous ces députés. Diriez-vous que c’est pour le Québec…
Tous Francos Électeurs Bloc Électeurs NPD
Une bonne chose 49% 44% 12% 58%
Une mauvaise chose 40% 46% 84% 33%

Notons qu’un électeur néo-démocrate sur trois a un pincement de cœur, comme près de la moitié des francophones. Reste que 12% des électeurs du Bloc disent « bon débarras » !

La nostalgie se mesure dans des proportions semblable au sujet de Gilles Duceppe. Son départ est considéré comme une « mauvaise chose » par 37% de l’ensemble et 43% chez les francophones, soit l’ancienne base électorale du parti.

Demain: Harper, un accoucheur de souverainistes ?

Résultats et analyses dans la version magazine de L’actualité, en kiosque.

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La collecte de données en ligne s’est déroulée du 15 au 20 juin 2011(soit en pleine crise du PQ) par le biais d’un panel web par la firme CROP. Un total de 1 000 questionnaires ont été complétés. Compte tenu du caractère non probabiliste de l’échantillon, le calcul de la marge d’erreur ne s’applique pas.

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !