Sortir: Pour la fête du travail, des suggestions en hauteur

On veut que l’été continue. La fête du travail, l’été des indiens sont des occasions de faire durer le plaisir.

Dans ma chronique Sortir, je vous propose trois idées que j’ai personnellement testées, avec mes grands enfants, cet été.

D’abord dans la région de Montréal, puis dans la région de Québec (plus bas).

Le Mont-Tremblant comme vous ne l’avez jamais vu !

Vous connaissez l’arbre-en-arbre ? Les tyroliennes ? Oui ? Alors vous êtes prêts pour la prochaine étape: la Via Ferrata.

Via Ferrata Mont-Tremblant

Si on n’a pas le vertige, c’est super ! (Sinon, s’abstenir.)

C’est l’expérience qui se rapproche le plus de l’escalade, le risque de tomber en moins. La Via est un fil de fer fixé à la paroi d’une montagne, falaise, fjord ou autre, et à laquelle vous êtes fixés pour suivre un parcours plus ou moins long, plus ou moins difficile, selon vos goûts et aptitudes.

Il faut être en forme physique correcte (si vous n’êtes pas épuisés après avoir monté lentement deux ou trois étages d’escalier, ça va) mais il n’est pas nécessaire d’être un athlète. (La preuve: je l’ai fait.) Les enfants de huit ans et plus sont admis.

Le parc du Mont-Tremblant offre trois difficultés de parcours dont les durées vont de trois heures trente à cinq heures trente. On grimpe à 200 mètres sur le flanc de la montagne Vache Noire (!) pour avoir une magnifique vue des Laurentides et de la rivière du Diable (!) qui serpente à nos pieds.

Je recommande chaudement.
Jusqu’au 27 octobre. Toutes les infos sont ici.

La montagne ensorcelée

Ensuite, restez dans le parages pour goûter, le soir venu, à cette magnifique spécialité québécoise que sont devenus les parcours « luminas ». Nos magiciens technologiques de Moment Factory ont créé dans maintenant quatre lieux au Québec des parcours nocturnes envoûtants, à coup d’illuminations, de projections, de sons étranges et de brumes évocatrices.

Tonga Lumina, Moment Factory, Mont-Trembant

Suivez ces traces…

« Tonga Lumina » est la dernière en date, installée sur le Mont-Tremblant depuis l’an dernier. On monte en remonte-pente, on descend à pied en suivant une légende créée de toutes pièces pour nous charmer.

Je recommande aussi fortement.
Jusqu’au 14 octobre. Tous les détails ici.

Un joyau de la nature québécoise, une expérience à couper le souffle

J’avoue, j’ai découvert il y a 15 ans le Canyon de la Rivière Sainte-Anne, près de Sainte-Anne-de-Beaupré, presque par hasard. Personne ne m’en avait parlé.

C’est pourtant un des plus beaux endroits au Québec, une cascade puissante, bouillonnante, de 74 mètres, qui n’en finit plus de rebondir sur les parois.

Le guide Michelin lui donne deux étoiles et le guide du Routard écrit avec justesse: « Le vocabulaire le plus complet n’est qu’un pauvre secours dans la tentative de décrire la splendeur du site, et rien ne vaut une visite des lieux pour comprendre la richesse de la nature québécoise ».

Mon verdict: on ne peut pas vivre une vie de Québécois sans contempler ce site.

J’y suis retourné cette année pour essayer son propre parcours de Via Ferratta, nommé Projet Vertical. É-pous-tou-flant ! Une expérience unique. C’est comme les rapides de Lachine, si vous n’êtes pas malade ou enceinte, il faut le faire une fois dans sa vie.

Via Ferrata Projet Vertical Canyon Sainte-Anne

Un parcours sportif comme nulle part ailleurs.

Le parcours se décline en durée et en difficulté, les enfants sont admis à partir de 6 ans (pour le plus court parcours). Cela dure de une heure et demie à trois heures et demie. Pour le parcours avancé, attendez-vous à être arrosé par la chute ! (Voyez l’album photos ici.)

Ouvert les fins de semaine jusqu’au 13 octobre. Mais il y a même des parcours l’hiver ! Et la nuit !

Toutes les infos ici.


Ne manquez pas ma dernière balado. En voici un extrait: 

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !