Comment l’austérité du PLQ heurte les handicapés

Vous aviez vu ce récent article de La Presse:

Cliquez pour vous rendre à l'article.

Cliquez pour vous rendre à l’article.

Ce mardi j’ai interrogé à ce sujet la ministre libérale Lucie Charlebois:

Les réponses de la ministre vous ont-elle convaincues ? Pas moi. Ni les responsables des résidences concernées, de l’Association des Ressources Intermédiaires, qui a émis un communiqué pour rectifier les faits.

L’Association réitère ce qu’ils m’avaient raconté récemment, c’est-à-dire que des représentants du ministère de la santé les ont informés de leur décision de procéder

« unilatéralement [à] des coupures auprès des très petites
ressources intermédiaires, et ce sans égard aux impacts sur les services  offerts aux personnes les plus vulnérables hébergées dans ces ressources.
À maintes reprises l’ARIHQ a formulé des demandes à l’effet de procéder à  l’examen des cas particuliers auxquels la ministre déléguée fait référence. »

Donc, contrairement à ce qu’affirme la ministre, aucun mécanisme n’est en place pour trouver des « points de passage ». Au contraire, ses représentants ont livré une fin de non-recevoir à l’Association. J’ai demandé par lettre à la ministre de recevoir personnellement les représentants de l’Association, ce qu’elle devrait faire sous peu.

Voici le communiqué intégral:

L’ARIHQ tient à rectifier les  propos
de la ministre déléguée Lucie Charlebois

Contrairement à ce que laisse entendre la Ministre déléguée à la
Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique,
madame Lucie Charlebois, lorsque confrontée en Chambre à l’Assemblée
nationale par M. Jean-François Lisée, député de Rosemont, sur la question des
coupures dans les petites ressources intermédiaires spécialisées en
déficience intellectuelle, l’ARIHQ n’a jamais signé une entente de
coupures avec le ministère de la Santé et des Services sociaux.

Par ailleurs, Mme Charlebois parle à tort de mécanismes de protection en
place pour assurer le maintien de la rétribution jusqu’en 2015, ce qui
n’est pas pourtant pas le cas pour les petites ressources intermédiaires
dont il est question, jamais les représentants de l’ARIHQ n’ont reçu
l’assurance du maintien de cette rétribution jusqu’en décembre 2015.

Or, les représentants ministère de la santé et des services sociaux
recommandent unilatéralement des coupures auprès des très petites
ressources intermédiaires, et ce sans égard aux impacts sur les services
offerts aux personnes les plus vulnérables hébergées dans ces ressources.
À maintes reprises l’ARIHQ a formulé des demandes à l’effet de procéder à
l’examen des cas particuliers auxquels la ministre déléguée fait référence.

« L’ARIHQ est fortement opposée à de telles coupures et réclame du
Ministère qu’il maintienne le financement actuel jusqu’à ce qu’il prenne
le temps de bien évaluer les besoins et le profil de ces personnes
exigeant un encadrement de haute intensité, et ce tel signée entre le
Ministère et L’ARIHQ », indique Johanne Pratte, directrice de l’ARIHQ. La
directrice générale ajoute « qu’il est nécessaire de procéder conjointement
(ARIHQ-MSSS)  à l’examen minutieux des cas particuliers compte tenu que
des fermetures de ressources seraient désastreuses pour les résidents qui
font partie des plus vulnérables de notre société. »

Le réseau des ressources intermédiaires, c’est 800 membres, 12 000
personnes hébergées, près de 8 000 employés et plus de 400 millions de
dollars en activité économique.