Voir: Une première fiction sur les ‘deep fakes’ / et un docu sur la Casa de papel

Pour l’instant, on a beaucoup vu des « hypertrucages » (deep fakes) de politiciens, dans des démonstrations de ce qui pourrait être produit pour tromper les électeurs. Des hypertrucages auraient aussi cours dans l’industrie du porno, pour y introduire les visages — mais non les corps — d’actrices connues.

Le New York Times en a fait un excellent exposé l’an dernier:

 

Mais pourrait-il y avoir d’autres usages, moins spectaculaires mais non moins insidieux? C’est ce qu’examine l’excellente série britannique The Capture. Un homme est arrêté pour un crime qu’il n’a pas commis, mais qu’on voit clairement se dérouler, en direct, sur la caméra de surveillance. Comment est-ce possible ? On entre alors dans une chasse à la vérité et au mensonge superbement imaginé.

Sur Prime Vidéo


Une série qui a frappé un nerf dans le monde !

L’extraordinaire hold-up de l’hôtel de la monnaie espagnole imaginée par les auteurs de Casa de papel n’avait pas été un hit en Espagne. C’était, admettaient les membres de l’équipe, un « fracaso » – Un échec.

La série fut mise sur le catalogue international de Netflix sans profiter d’une publicité particulière, mais devint le plus grand succès international du site. Provoquant la mise en chantier de deux nouvelles saisons (en ligne) et d’une autre sous peu, car l’intrigue n’est nullement terminée.

J’ai adoré les saisons déjà en ligne, et apprécié le documentaire qu’on peut visionner sur Netflix. Il aborde la question de ce succès imprévu, mais aussi de la résonance de la fibre de révolte qui suinte de l’intrigue. À voir.

Sur Netflix


La bande annonce de ma dernière balado:

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À voir (ou pas) : Oui: Extraordinaire portrait du Prince de l’Arabie Saoudite; NON: Une série Netflix sans intérêt

Je suis un accroc à l’émission documentaire de PBS Frontline et ce n’est pas la première fois que je vous en parle ici.

Mais la dernière enquête, sur le nouvel homme fort du régime Saoudien, le Prince Mohammed bin Salman (MBS pour faire court), est en tous points remarquable.

MBS le jeune réformiste qui permet aux jeunes de danser et aux femmes de conduire, MBS qui s’attaque à la corruption en séquestrant les grands du régime et MBS qui transforme son pays en État policier et qui va jusqu’à faire assassiner un journaliste à l’étranger.

On peut voir l’intégrale gratuitement en ligne ici.


Netflix, The Politician, Gwyneth PaltrowSi on m’offre une série qui s’appelle « Le Politicien » et qui raconte l’ambition absolue d’un jeune américain, je tend l’oreille et l’oeil.

Que Gwyneth Paltrow soit de la distribution participe de mon enthousiasme.

Mais j’avoue m’être forcé, cette histoire de compétition entre fils de la haute bourgeoisie californienne dans un collège huppé ne pas pas le moins du monde intéressé.

Une perte de temps et de talent.

Par contre, j’avais tardé à regarder la nouvelle saison de Casa de papel, refroidi par des commentaires disant que c’était moins bon que les précédentes.

Comme quoi il faut toujours vérifier soi-même. J’ai eu autant, sinon davantage, de plaisir à suivre les aventures de ces braqueurs de banque dans la troisième saison que dans les deux précédentes. Le rythme est fort, les images plus belles encore, le jeu des acteurs remarquable. L’intrigue se terminera lors de la quatrième saison – le tournage s’est complété cet été, on n’a pas encore de date de diffusion.

Si vous n’avez pas vu les deux premières saisons, allez-y. La troisième ne vous décevra pas.

Sur Netflix. (Moi, je l’écoute en espagnol avec sous-titres français, je trouve que ça donne une couleur authentique encore plus forte.)


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