PubliBlogue: Jean Charest fait la pub de La droite K.-O. !

Bulletin spécial: le chef du Parti libéral du Québec, M. Jean Charest, a lu ce jeudi en Commission parlementaire un bon extrait du livre « Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments» . (Voir ici, ça commence à « Au cours des 10 dernières années, comparé au pays du G7, le Québec brille, »)

Je tiens à remercier M. Charest pour cette publicité inattendue, juste avant les achats de cadeaux pour la Fête des mères et des pères. Les citoyens libéraux doivent désormais se sentier dédouanés de faire cet excellent achat.

J’avais déjà, dans le passé, remercié personnellement M. Charest pour avoir mentionné Le Tricheur pendant un discours de campagne électorale. Je lui rappelle que je viens de publier « Le petit Tricheur« . S’il pouvait en signaler  l’existence une ou deux fois d’ici les fêtes susmentionnées, je lui en serais doublement reconnaissant.

PubliBlogue: Droite K.-O. / La vidéo

Il y a quelques temps j’ai mis les vidéastes au défi de mettre en image la pub radio de Mettre la droite K.-O. en 15 arguments. La meilleure entrée à ce jour est celle-ci, de Gabriel Damant-Sirois:

J’aime beaucoup lorsque l’acteur se débarrasse de l’index vengeur.

Les auteurs:

Par Gabriel Damant-Sirois
Caméra: Alexis Lamy-Théberge et Marie Valade
Aide à la conception : Alexis Lamy-Théberge
Acteur: Gabriel Damant-Sirois
Remerciements: Paolo Philpot et Andréanne Couture

Un débat qui a du punch !

20120126Ce billet n’a pour but que d’aider ma mère à me suivre dans mes différentes apparitions médias. (Oui, à 80 ans, elle est sur internet, entre deux expéditions de ski de fond.)

Alors maman, tu as vu ma photo en Une de Voir? Ne t’inquiète pas, le docteur a dit que la commotion cérébrale n’aurait que des séquelles mineures.

Mais oui, j’avoue, j’étais mal peigné pour mon entrevue au Canal Argent, mais c’est l’échange où j’ai pu le mieux résumer mon dernier livre, car George Pothier n’arrêtait pas de m’ouvrir grandes les portes. Il m’a presque servi chacun des 15 arguments.

canal-argent

 

 

 

 

 

 

Merci Georges !

Dans le prochain clip, maman, c’est plus amusant. Savais-tu que l’hebdo Voir avait sa propre émission de télé ? Oui, c’est sur un poste qui s’appelle « Télé Québec ». Tu sais, avant, c’était « Radio-Québec ». C’est la même chose mais maintenant ils ont ajouté des images.

Dans ce reportage, on voit comment s’est faite la prise de photos de couverture. On a attendu en vain le boxeur de droite. Il n’est pas venu.

Toute l’émission est bonne mais pour ma partie, il faut mettre le curseur juste en haut du X de Aieux.

Voir

 

 

 

 

Il fallait que je m’occupe de tout: la maquilleuse était décoiffée !

Oui maman, j’essaie de me coucher tôt et de bien dormir et de ne pas (trop) me chicaner avec mes petits camarades.

Dernier truc: ne te surprends pas si je n’ai pas de cravate à Tout le Monde en Parle, c’est mal vu d’en avoir.

Bisous
Fiston

Lettre à la Sarah Palin québécoise, Nathalie Elgrably

nathalieelgrablylevy-150x150Très chère Nathalie,

On ne s’est jamais rencontrés. Sachez que je le regrette énormément. J’ai cru comprendre en lisant votre chronique de ce jeudi dans le Journal de Montréal que je vous avais causé un chagrin.

[Lisée] y va d’une affirmation qui dévoile son incompréhension des motivations des pourfendeurs de l’étatisme. Il écrit: «On sent bien qu’une droite québécoise carbure à la détestation du Québec, à la détestation de soi. Il y a une joie non feinte à présenter le Québec comme retardataire, tribal, paresseux.»

Vous expliquez ensuite que vous aimez tellement le Québec que vous acceptez la tâche ingrate d’en dénoncer toutes les faiblesses, pour son bien. C’est votre « tough love ». Ce serait tellement plus facile, et moins aimant, expliquez vous, d’en dire du bien, comme je le fais.

Dans le peloton de tête!

Chère Nathalie, je ne demande qu’à vous croire. Et c’est pourquoi j’annonce officiellement que vous êtes désormais dans le « peloton de tête » des mes chroniqueurs québécois favoris.

Je vous avais critiqué hier, dans Pourquoi la droite aime les hauts taux de suicide, car j’avais noté que vous n’aviez rien trouvé de mieux à faire, la veille, qu’à remettre en ligne un tableau fautif affirmant à tort que le Québec avait le 5e plus haut taux de suicide au monde.

Je me suis demandé ce qui poussait une amoureuse du Québec comme vous à diffuser de toute urgence cette information, tel un réflexe pavlovien, de peur que mon chiffre (nous ne sommes que le 26e) ne puisse détromper les Québécois sur l’ampleur de l’abîme dans lequel les pousse l’étatisme.

Je vous ai reproché de ne pas avoir fait un travail sérieux de vérification. Me voici donc ravie, chère Nathalie, de constater que vous avez répondu à mon appel et que vous avez fait chauffer votre fureteur et vos fichiers Excels pour un nouveau billet de blogue.

Vous y confirmez — c’était facile, il suffisait de regarder les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé — que, effectivement, nous ne sommes que 26e sur 105 pays. Cette confirmation, venant d’une économiste sénior de l’IEDM, m’honore.

Puis, en grande amoureuse du Québec, voici comment vous interprétez cette donnée:

elle signifie que sur 105 pays, à peine 25 ont un taux de suicide supérieur ou égal au notre, tandis 80 pays ont un taux de suicide plus faible que le notre!  Nous sommes donc dans le peloton de tête, i.e dans le top 25%.  Y a-t-il vraiment de quoi célébrer?

Attendez, attendez, Nathalie… Chaque semaine, je m’échine à dénicher des statistiques qui démontrent que le Québec est second en ceci, cinquième en cela. Et tout ce temps là, le « peloton de tête » pouvait inclure la 26e place ?

Mais pourquoi ne pas me l’avoir dit avant ? Si c’est vrai, le Québec est dans le peloton de tête en presque tout, chère Nathalie, presque tout !

Bon, je ne sais pas si c’est vraiment une marque d’amour du Québec d’insister pour dire qu’il est dans le « peloton de tête » d’un des pires palmarès qui soit, alors qu’il n’est que 26e. Je ne le dirai pas. Je vous laisse juge de votre conception de l’amour.

Mais permettez moi de vous retourner au moins la moitié d’un compliment que vous m’aviez fait, naguère, dans une de vos chroniques. Vous aviez écrit  que j’étais un « idiot utile ». Je me contenterai de dire de vous, très chère Nathalie, que grâce à votre nouvelle définition du peloton de tête, vous êtes très, très utile.

Bien amicalement,
Et dans l’espoir de pouvoir un jour jaser de vive voix,
Votre tout dévoué,

Jean-François

Pourquoi la droite aime les hauts taux de suicide

suicide-japon-150x150Il y a des réflexes qui disent tout. Des moments où on agit ou on parle sans réfléchir, par instinct. Et ces moments nous dévoilent tel que l’on est, sans fard et sans masque. C’est ce qui s’est produit ce mardi, lorsque j’ai mis en ligne un extrait de l’intro de mon nouvel ouvrage, Comment mettre la droite K.-O.

J’entamais ma démonstration en crevant l’idée reçue voulant que le Québec ait, ou ait eu, un des taux de suicide les plus élevés au monde. Ce n’est pas un argument proprement économique, il n’est pas au cœur du procès permanent que fait la droite aux choix sociaux du Québec, mais il est utilisé comme une pièce à conviction supplémentaire.

Je sais d’où vient cette fausse information. Pendant quelques années, pour une raison que je ne m’explique pas, l’Institut de la santé publique du Québec, qui calcule notre taux de suicide, a présenté dans son rapport un tableau de « pays sélectionnés », dans lesquels le Québec figurait en cinquième place. C’est le cas dans son rapport de 2010.

Bizarre, car le tableau référait aux données beaucoup plus complètes de l’Organisation mondiale de la santé qui, elles, montraient que le Québec ne se plaçait que loin dans le palmarès, après le 20e rang.

Un peu comme si quelqu’un avait sélectionné les données exprès pour nous faire mal paraître. J’avais déjà démonté le phénomène dans un billet publié ici, en juin 2010. J’ai constaté ensuite que dans sa mise à jour 2011 du taux de suicide,  l’Institut avait abandonné toute comparaison internationale. Je ne sais pas si j’y suis pour quelque chose.

J’ai donc repris cet argument et, de façon un peu saugrenue, je me suis demandé tout haut pourquoi notre taux n’était pas effectivement un des plus hauts du monde, à force de se faire traiter de « médiocres » par notre droite.

Que s’est-il passé ce mardi ?

D’abord, Nathalie Elgrably, la chercheure vedette de la machine-à-idées de la droite dure québécoise, l’Institut économique de Montréal, s’est empressée de mettre sur son blogue le tableau fautif de 2010 de l’institut.

Dans les minutes qui ont suivi, le directeur de recherche de l’Idée fédérale et économiste aux HEC, Martin Coiteux, a renvoyé ce lien dans la gazouillosphère mettant en doute ma conclusion. Ensuite, tous les libertariens habituels ont fait de même.

Admirez la méthode. Ils ne se sont pas demandé comment j’en venais à une conclusion différente de celle de l’Institut. Ils n’ont pas attendu (on parle ici de deux universitaires) de lire le livre et de vérifier les sources. Ils ne m’ont pas écrit pour les obtenir (ce qu’un internaute a fait).

Ils ne se sont surtout pas dits, en citoyens québécois empathiques: « chouette, une bonne nouvelle, il y a moins de suicide que je ne le croyais ».

Non, il leur fallait de toute urgence réitérer l’argument voulant que les Québécois étaient des champions du suicide. Il était urgent de nourrir la machine à détester les Québécois.

Lorsque j’écris cette droite québécois carbure à la « détestation du Québec », c’est ce que je veux dire. Merci d’en avoir fait la démonstration.