Les francophones fantômes

Vous suivez comme moi la palpitante série « Le français en déclin, les chemins de l’irréversible ». Dans un épisode précédent, des chercheurs à lunettes avaient fait toute une découverte. À moins d’une soudaine poussée de natalité des francophones, seule la sélection d’immigrants connaissant tous le français au point d’entrée aurait un impact mesurable pour freiner la chute. Suspense/cliffhanger. Dans l’épisode suivant et malgré cette information cruciale, les premier et second rôles, Legault et
Jolin-Barrette, choisissaient de mener 200 combats accessoires, mais pas celui-là. L’intrigue se corse/the plot thickens.


La crise existentielle de Dominique Anglade

Si vous pensez que les livres écrits par des aspirants premiers ministres sont nécessairement rébarbatifs, vous n’avez pas lu celui de Dominique Anglade. Le récit qu’elle nous offre dans Ce Québec qui m’habite provoquera chez vous des tremblements de coeur, tant elle nous fait vivre l’immense drame vécu lorsque le tremblement de terre haïtien a emporté les siens.

L’essentiel de cette autobiographie sincère et sensible porte, non sur la politique, mais sur l’attachement, l’arrachement, l’immigration, l’exil, l’adaptation et les identités personnelles multiples.

Prêts pour l’inégalité ?

Demandez au citoyen moyen de définir l’expression racisme systémique. Comprenant le mot racisme, il vous parlera d’inégalité :  des gens sont discriminés à cause de la couleur de leur peau. Comprenant le mot systémique il vous dira qu’il doit s’agir des rouages d’un système qui produit de l’inégalité. 

S’il avait raison, ce citoyen moyen, il suffirait de bien diagnostiquer quel article de loi, quel règlement ou protocole, quel aspect de la formation ou de l’organisation du travail produit un effet aussi détestable et le réparer.

Excuses d’Octobre: lettre à François Legault

Monsieur le Premier ministre du Québec,

Il y a 50 ans, des centaines de vos concitoyens étaient réveillés en pleine nuit et conduits, sans mandat ou accusation, dans des cellules. Ce fut le pire abus de pouvoir de notre histoire moderne.

Une période noire où le délit d’opinion, principalement indépendantiste, était passible de prison, de harcèlement et, en plusieurs cas, de violence policière.