Dossier Saint-Pierre: soulagement et remerciements

Je suis évidemment soulagé par la tournure des événements et par la décision de Mme Saint-Pierre de retirer promptement les paroles qui pouvaient jeter un doute sur mon intégrité et de s’excuser auprès de ma famille. C’était difficile de sa part, je salue sa décision.

Il faut savoir se battre pour sa réputation, son intégrité, sa famille. Il faut savoir accepter les excuses lorsqu’elles sont offertes, comme je l’ai expliqué ici:


 

Et je remercie les centaines de personnes, amis, parents, internautes, signataires d’une pétition spontanée, qui m’on manifesté leur appui et prodigué leurs conseils pendant cette semaine difficile.

Merci aussi à Stéphane Bédard et à toute l’équipe de soutien de l’aile parlementaire, à mes anciens conseillers aussi, notamment Christophe Fortier-Guay, qui m’ont aidé à reconstitué les agendas pour déposer le document synthèse de mardi retraçant toutes les dates et les résultats de chacune des missions.

Mes pensées vont vers les artisans de la présence internationale du Québec, les quelques 600 personnes qui, au MRI au commerce extérieur et dans le réseau, offrent aux Québécois un rendement remarquable et sous-estimé, et dont le travail fut mis à mal par des déclarations malheureuses.

Dans les interventions que j’ai faites, j’ai été content de pouvoir dire que pour chaque dollar investi dans le MRI et le commerce extérieur, trois dollars d’exportation étaient générée pour les entreprises québécoises. Un des meilleurs rendements économiques du gouvernement.

J’étais heureux de pouvoir faire savoir que les 600 salariés du MRI et du commerce extérieur avaient, en 2012-2013, accompagné et facilité la conclusion d’ententes générant 2500 emplois au Québec. Sans parler des milliers d’artistes, stagiaires, étudiants, scientifiques, organisations de coopération, pour lesquels le MRI est la colonne vertébrale logistique, l’ouvreur de porte, le garant de leur sérieux.

Des commentaires reçus, je remercie tous ceux qui ont soupesé les pour et les contre, les avantages et les inconvénients d’une intervention publique de défense de mon intégrité qui impliquait, bien sûr, de répéter les accusations pour pouvoir y répondre.

De tous les commentaires reçus et lus, le député de Rosemont que je suis a apprécié celui-ci, de Louise Savoie le 11 juillet, qui n’était pas complètement hors sujet:

Moi qui habite le comté de Jean-François Lisée, je peux témoigner de son intérêt pour ses électeurs. Les gens de mon secteur étaient aux prises avec un problème de bruit en provenance d’une école de métier et il nous a beaucoup aidé à régler ce dossier. Nous l’apprécions beaucoup.

Merci Mme Savoie. Cela nous ramène sur le terrain et indique qu’on peut, simultanément, aider Bombardier à vendre des avions au Sénégal et résoudre des cas de comtés. C’est d’ailleurs ce qui me passionne dans ce travail: aider, au quotidien, des citoyens à régler des problèmes immédiats et faire aussi bouger les choses au niveau métropolitain, national et international, pour le bien collectif québécois.

Un mot pour les chroniqueurs qui ont soutenu ma position. Les commentaires de Liza Frulla et d’Antoine Robitaille, du Devoir, et de Guy Simard, du 98,5 FM, entre autres, m’ont touché. L’appui sur Twitter d’Yves Boisvert de La Presse — souvent très critique à mon endroit — était important. Merci aussi à Tommy Schnurmacher, de CJAD.

Mais je dois donner la palme à celui qui, le premier et avec sa verve inimitable, a soutenu mon combat: Mathieu Bock-Côté du Journal de Montréal sur son blogue.

Merci surtout à Sandrine, qui est monté à la barricade avec moi et qui a réalisé son premier point de presse en carrière avec un aplomb et une détermination dont chacun a pu être témoin. Et chacun comprend maintenant pourquoi je ne laisse pas un océan nous séparer trop longtemps.