Les déconvenues d’un antiraciste

En appui à nos 20 mesures contre le racisme et la discrimination, avec Maka Kotto et des représentants de communautés noire, nord-africaine et hispanique.

J’ai entendu ce jeudi à l’émission Tout un matin de Radio-Canada la chroniqueuse du Devoir, Émilie Nicolas, fondatrice d’un Québec inclusif, me prendre à partie. Elle a décrété que sur les questions de racisme, je ne faisais « pas partie de la solution », puisque je m’étais opposé à la tenue d’une consultation nationale sur le racisme systémique. J’estimais en effet que cette consultation allait être instrumentalisée par les libéraux et leurs alliés pour en faire une croisade anti-laïcité et serait contre-productive. Je proposais à la place l’application immédiate de nombreuses mesures antiracistes. Le hasard faisant bien les choses, c’était le sujet de ma balado de la semaine. Voici le texte, dont Le Devoir a publié une version plus courte ce samedi..

Il est certain que la tâche de rédaction de discours de premiers ministres est parfois ardue, contraignante, répétitive. Mais lorsqu’on est à la fois conseiller et rédacteur, cela vous donne un réel avantage. Celui d’insérer, au détour d’une phrase ou d’un développement, une proposition que vous aviez évoquée lors de discussions antérieures, mais qui n’avait été ni complètement reçue ni complètement rejetée.

En 1999, j’étais très choqué de l’absolue sous-représentation des minorités visibles parmi les employés de l’État. Pour les seules minorités visibles, dont les noirs et les nord-africains, leur nombre devrait atteindre 10% des salariés pour refléter la réalité sociale. En 1999 il n’y en avait même pas, si je me souviens bien, 2%.

Depuis l’arrivée au pouvoir du PQ en 1994, avec un climat économique maussade et la recherche du déficit zéro, l’État avait très peu embauché. Mais en 1999, on ouvrait enfin les vannes et il me semblait que le moment était venu.

Dans un des discours préparé pour le premier ministre Lucien Bouchard, j’ai décidé de frapper un grand coup. D’habitude, on se contente de fixer des objectifs, plus ou moins lointains, pour combler ce type de retard. Mais j’ai toujours détesté ces propositions en eau de vaisselle. Je cherche du concret.

J’ai donc inséré dans le texte du premier ministre que le Québec allait consacrer 25% de toutes les nouvelles embauches à des membres des minorités. À ce rythme, on devrait atteindre la cible en quelques années seulement. J’attendais la réaction.

Lorsque M. Bouchard a vu la proposition, il était enthousiaste. Pourquoi pas 50% m’a-t-il demandé ? Je sais qu’il y a une réelle difficulté de recrutement, surtout en région et à Québec, de membres des minorités, concentrés à Montréal. Un nouvel employé sur quatre serait déjà une tâche herculéenne. J’ai suggéré de commencer par 25% puis de voir si on pouvait pousser la machine davantage un an ou deux plus tard.

Le ministre responsable de ces questions, Robert Perreault, était aux anges. Il n’avait pas osé en demander autant. Il a préparé, pour adoption dès l’année suivante, une loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans la fonction publique.

J’ai quitté mes fonctions au gouvernement à l’automne 1999 avec le sentiment d’avoir posé un bon geste. Dans les années suivantes, comme citoyen, j’étais un peu curieux de constater que, sous le gouvernement Charest, les chiffres bougeaient assez peu. C’était ma première déconvenue.

Personne n’est imputable. Comment y remédier ?

Devenu député et ministre à l’automne 2012, notamment responsable de Montréal, j’ai été estomaqué de constater que notre engagement pris 13 ans plus tôt n’avait aucunement été respecté. La proportion de membres des minorités visibles n’était que de 2,9%, une progression insignifiante sur la période. En comparaison, lorsque le gouvernement a décidé que les conseils d’administration des organismes d’État devraient compter autant de femmes que d’hommes, l’objectif fut atteint en moins de cinq ans. Pourquoi ? Parce que le conseil des ministres fait un suivi hebdomadaire de cette progression, au moment de décider des nominations.

Que s’était-il passé, en 13 ans, pour que le vœu formulé en 1999 ait donné si peu de résultats? Les rapports publiés tous les trois ans par la Commission des droits de la personne sur le sujet donnent la réponse :

Je cite : « il n’y a aucune disposition précise dans la Loi reliée à l’imputabilité des organismes publics, l’engagement de la haute direction ou de leurs dirigeants et l’atteinte des résultats du programme ». Bref, la loi n’a pas de dents. Il n’y a aucune obligation de résultat.

Il fallait y remédier. Avec la ministre de l’Immigration Diane de Courcy, j’allais insérer cette proposition dans notre offre électorale de 2014 : faire de l’atteinte des cibles d’embauche de minorités une obligation, en en rendant imputable les directions des ressources humaines et les responsables de ministères et d’organismes. C’était le principe. J’avais une petite idée de la manière de procéder : lier les primes existantes de rendement et l’avancement de ces cadres à l’atteinte de cibles précises. Il n’y a rien de plus motivant.

Comme ministre des Relations internationales, je disposais d’un autre levier pour améliorer la condition d’une partie des minorités visibles. Nous venions de terminer de négocier plus de 70 ententes de reconnaissance de compétences professionnelles avec la France. Cela avait un impact rétroactif sur les Français installés chez nous. Grâce à une des ententes, plusieurs centaines d’infirmières françaises implantées au Québec obtiendraient un relèvement de leur statut, donc de leur salaire.

Or le groupe de Québécois issus de l’immigration où l’on trouve le plus de diplômés se trouve chez les Nord-africains. Négocier avec la Tunisie, l’Algérie et le Maroc des ententes de reconnaissance de diplômes ou de compétences aurait donc des impacts concrets positifs et rétroactifs sur des milliers de ces Québécois d’adoption. Début 2014, nous avons donc contacté ces trois pays pour ouvrir la démarche.

Malheureusement nous avons perdu l’élection de septembre 2014 et avons constaté que le gouvernement libéral de Philippe Couillard n’avait aucun intérêt pour nos propositions et ne faisait aucun suivi de nos contacts avec l’Afrique du Nord. C’était ma deuxième déconvenue.

Je ne veux pas noircir le tableau.  Certaines actions ont eu des impacts réels. Lorsque des milliers de réfugiés du séisme haïtien étaient menacés de déportation par Ottawa, nous avons réussi à prolonger leur séjour et à leur offrir des certificats de sélection. J’ai été très touché par l’expression de la reconnaissance de la communauté haïtienne à mon endroit, notamment pour avoir joué un rôle dans la réalisation de la Maison d’Haïti dans le quartier Saint-Michel.


La bande annonce d’une récente balado:

Il voulait être le Premier ministre de l’économie. Il est le Premier ministre de la pandémie. Ce qui complique ses chances d’être réélu en 2022. Ma balado de la semaine.

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Un moment de solidarité qu’il fallait saisir

J’ai évidemment réintroduit mes propositions antiracistes, et de nouvelles, dans le programme de ma campagne au leadership. Devenu chef en octobre 2016, nous étions en train de les intégrer dans le programme du parti lorsqu’est survenue, en février 2017, l’attentat à la mosquée de Québec.

Il nous a semblé qu’il fallait saisir l’occasion de l’énorme solidarité entourant cet attentat pour faire progresser le Québec sur la voie d’une plus grande égalité raciale.

Comme d’habitude, je ne voulais pas m’en tenir à des déclarations de principe mais proposer des mesures concrètes, qui allaient avoir un impact réel et mesurable sur la condition de vie des minorités visibles au Québec.

En rassemblant les propositions des uns et des autres et en consultant des experts des communautés, nous avons publié dès mars 2017 – 20 propositions qui avaient pour objectif de lever les obstacles à l’égalité notamment en emploi, dans le public et le privé, en reconnaissance des diplômes, en logement.

Mon pupitre de chef de l’opposition était à trois mètres de celui du Premier ministre. À répétition, je me suis levé pour lui demander d’adopter certaines de ces mesures. Je les prenais une par une. Pourquoi pas des CV anonymes, adoptées au Royaume-Uni et à Ottawa, qui, sans la faire disparaître, réduit la discrimination à l’embauche ? Il était contre.

Pourquoi ne pas faire comme en Ontario et interdire le critère de travail antérieur obligatoire au Canada pour obtenir un emploi ? Cela ne l’intéressait pas.

Pourquoi ne pas relancer les négociations d’équivalence des diplômes avec les pays d’Afrique du Nord ? Il ne savait pas de quoi je parlais.

Nous avons déposé des motions, ils ont voté contre. Nous en avons fait des amendements à un de leur projet de loi. Ils ont refusé. Nous avons déposé à l’automne 2017 notre propre projet de loi regroupant les 20 mesures. Ils ne l’ont évidemment jamais appelé pour débat.

Vous allez peut-être me trouver naïf, mais j’estimais que le Parti libéral, qui se dit le parti des minorités, allait saisir nos propositions pour se les attribuer et les faire siennes. J’ai été sidéré par le peu d’intérêt qu’elles suscitaient chez eux.

Comment tétaniser les racistes ?

Je n’ai pas encore évoqué une autre proposition qui nous a donné du fil à retordre. Comment changer le comportement de patrons racistes qui refusent d’embaucher des membres de minorités visibles ou de propriétaires racistes qui ne veulent pas louer à des noirs ?

Je sortais de l’étude du nouveau projet de loi de lutte au tabagisme. Et j’avais vu ce que constitue un mécanisme efficace de dissuasion. Le ministère de la santé embauche chaque année des jeunes de 16 et 17 ans et les envoie acheter des cigarettes dans les dépanneurs. Il est évidemment illégal de leur en vendre. Les amendes imposées aux dépanneurs pris en flagrant délit de vente aux mineurs sont salées – minimum 2500 $ pour une première infraction. De 5000 à 250 000 $ pour les récidivistes. Croyez-moi, ils sont tétanisés par ce risque.

Émilie Nicolas, fondatrice d’un Québec inclusif. À mon sujet, elle a déclaré que je ne fais « pas partie de la solution » dans la lutte contre le racisme. À mon humble avis, voilà un jugement assez peu inclusif.

Pourquoi ne pas tétaniser les employeurs et les propriétaires racistes ? J’ai donc mis dans les 20 propositions l’idée d’avoir des inspecteurs issus des minorités visibles qui iraient « tester » les pratiques d’employeurs et de propriétaires. La méthode est simple : on envoie à quelques heures d’intervalle un noir et un blanc du même âge, avec le même revenu et le même CV, habillés de façon semblable, et on prend note des réactions. À la clé : d’abord un avertissement, ensuite une amende, qui devient plus salée lorsque récidive.

Si vous saviez le ressac que la proposition a suscitée ! J’ai participé à une ligne ouverte sur une radio de Québec. Tous les participants étaient contre, sauf un. J’ai reçu des courriels outrés. Sur les réseaux sociaux, les internautes habituels de la CAQ ont dénoncé la proposition, espérant sans doute qu’elle allait nous nuire électoralement. Nous n’avons pas reculé, mais disons que cela s’est ajouté à ma liste de déconvenues.

Je note que le chef par interim du PQ, Pascal Bérubé, a encore tenté de faire inscrire certaines de ces mesures dans un des projets de loi du ministre Jolin-Barette, sans succès. (Mise à jour: ces propositions du PQ ont été réitérées au comité de ministres de la CAQ sur le racisme qui ont pour l’essentiel refusé de les intégrer à leur plan d’action, très malheureusement).

Encore une fois, je ne veux pas noircir le tableau. Au sein du Parti québécois, j’avais réussi à augmenter considérablement le nombre de délégués des minorités lors du Congrès de 2017 et avais atteint mon objectif d’avoir, au sein des employés de mon cabinet, une représentation équitable (plus que 10%). Je m’étais adjoint une conseillère spéciale sur ces questions, l’infatigable Evelyne Abitbol. Et lors d’un Conseil national, les militants n’avaient rejeté l’idée de quota de minorités dans les instances du parti qu’à la demande pressante d’une de nos étoiles montantes, d’origine haïtienne. Toutes nos autres propositions, dont celles générées par Paul Saint-Pierre-Plamondon, contre la discrimination et le racisme ont suscité une grande adhésion.

Ces jours-ci on entend le premier ministre François Legault et la chef du Parti libéral Dominique Anglade, parler en termes très généraux de la nécessité de faire davantage contre le racisme et la discrimination.

Les journalistes demandent des précisions. Quoi, par exemple ? Ils n’en ont pas la moindre idée. Ou plutôt oui. Poussée dans ses retranchements par Paul Arcand à la radio, Mme Anglade a dit : « il y a peut-être quelque chose à faire avec les CV. »

Vous me direz : « Mieux vaut tard que jamais ! » Certes. Mais je me demande bien où elle a pu entendre ça !


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Lire: Les traces laissées par Petrowski dans nos mémoires

Nathalie Petrowski, La Presse, Le DevoirC’était la première chose qu’on lisait. Quelles méchancetés allions-nous trouver, ce matin, sous la plume de Nathalie Petrowski ? Qui serait sa victime ? Surtout, comment serait-elle dépecée ?

Ce serait savoureux, nous le savions. La plume acérée de cette jeune critique devait démontrer, par la force de sa phrase et l’ampleur de son vocabulaire assassin, autant que par ses arguments, sa supériorité morale et intellectuelle sur toute la quétainerie dont nous affligeait le Québec non-branché des années 1970 et 1980. Le matériel ne manquait pas.

C’était dans Le Devoir, à compter de 1976, qu’on retrouvait presque chaque jour ses exécutions culturelles. On en parlait entre étudiants en droit, puis entre jeunes journalistes. Tu as lu Petrowski ce matin ? Qu’est-ce qu’elle lui a mis à celui-ci ou à celui-là ? Nous étions en admiration. Quel cran elle avait. Quelle fougue. Nous ne trouvions pas qu’elle avait toujours raison. Nous trouvions qu’elle avait toujours du front. Elle était une de nos rebelles favorites. Le fait que le milieu du spectacle lui en voulait, que Réal Giguère (animateur vedette, représentant tout les mononcles de la province)  l’engueulait, qu’on voulait lui interdire l’entrée de tel spectacle ou de tel festival ne venait que confirmer la justesse de son combat.

Quand elle apparut, les premières fois, à l’écran, on s’attendait à découvrir la prétention en personne. La rigidité incarnée. Surgissait au contraire un petit bout de femme enjouée, drôle, à la bouille sympathique, qui ne manquait pas de charme. C’est elle ?

Chouette, c’est mauvais !

Dans ses mémoires qu’elle publie ces jours-ci, Petrowski raconte avec sa verve habituelle son entrée en journalisme, presque accidentelle, dans les pages du Journal de Montréal d’abord, dans celles du Devoir ensuite. Il n’y a pas d’apprentissage, de long travail de terrain avant de passer à la critique. On est dans le monde du nage ou coule. Petrowski nage tout de suite. Elle plonge, entière, affirmant que ce qu’elle aime, tout le monde devrait l’aimer et, ce qu’elle n’aime pas, c’est à peu près nul.

Il y a de la condescendance dans son approche. Beaucoup d’arrogance. On sous-entend le « chouette, c’est mauvais » qui enclenche le déluge d’encre noir foncé. Elle revient sur plusieurs de ces péripéties avec juste ce qu’il faut de recul pour admettre être parfois allée trop loin, mais avec toujours assez de colonne vertébrale pour réaffirmer qu’elle avait bien le droit de penser ce qu’elle pensait, quoiqu’on en pense.

Exact. Les mécontents, nombreux, n’avaient qu’à ne pas la lire. Et même dans la mauvaise foi, il y avait du talent. La critique « n’a jamais tué personne » écrit-elle. Certes, le fait qu’elle n’ait pas aimé Starmania n’a causé aucun tort à la carrière du spectacle et de Plamondon. Mais il faut connaître un peu le monde de la culture pour savoir que ses artisans sont souvent des écorchés vifs pour lesquels une mauvaise critique est, chaque fois, une petite mort. N’empêche. C’est le monde qu’ils ont choisi.

Petrowski admet que, lors de son passage à La Presse, elle s’est un peu limée les ongles. Il fallait, écrit-elle, « y aller mollo sur la critique, sauf exception évidemment, l’exception étant un show irrémédiablement et irréversiblement pourri, ce qui est rare, alors la critique finissait souvent par être gentille et favorable, parfois un peu tiède mais c’est tout. Pourquoi ? Par crainte de se faire inutilement des ennemis… »

Je n’ai jamais cessé de lire Petrowski mais, dans ses années à La Presse, je m’ennuyais parfois de ses coups de gueule du Devoir. Elle n’avait pas, là, la crainte de se faire des ennemis. Je n’ai d’ailleurs jamais senti que son collègue et ami Foglia n’ait jamais craint d’augmenter sa liste d’ennemis.

L’âge de l’empathie

Je constate sans condamner. Avec l’âge vient souvent l’empathie. Et Petrowski a eu le cran de traverser le mur et de créer elle-même. Quelques livres (dont, Il y aura toujours le Nébraska, sympathique) , quelques scénarios de films (dont Gerry Boulet, mal reçu), un  documentaire (sur le Cirque du Soleil) une série télé. La difficulté lorsqu’on a été critique à la dent dure et qu’on devient créateur, c’est qu’on s’est condamné à l’excellence, à l’oeuvre, sinon majeure, du moins complètement originale. Quelque chose qui fait date. Applaudissons Petrowski d’avoir essayé.

À l’heure du bilan (ou du bilan d’étape, car il lui reste de belles années) Petrowski nous plonge aussi dans la difficulté d’être journaliste à temps plein et mère. C’est un de ses thèmes tout au long de sa carrière. Elle révèle avoir d’elle même renoncé à avoir un second enfant car, sans que personne ne le lui dise, elle estimait qu’un congé de maternité aurait été déloyal envers La Presse, qui venait de l’embaucher. Elle le regrette aujourd’hui et constate que des collègues un peu plus jeunes qu’elle n’ont pas eu ce (mauvais) réflexe, ce qui marque un progrès. Elle critique le pouvoir masculin qui domine encore à La Presse et le favoritisme de la mise en marché dont ont longtemps bénéficié les chroniqueurs masculins sur les féminins.

Mais c’est après nous avoir narré dans le détail que les plus grandes difficultés professionnelles qu’elle aie connues l’ont été face, non à un patron, mais à une patronne, Lise Bissonnette, directrice du Devoir. Elle avait au contraire trouvé chez Michel Roy (grand journaliste, père de Patrice) directeur par interim au même journal, un allié sage et précieux.

Les mémoires de Petrowski se lisent comme un de ses longs articles. C’est vif, instructif, divertissant. Ceux qui ont suivi sa carrière aimeront se remémorer le parcours de ce personnage de notre vie culturelle et médiatique. Ceux qui ne l’ont pas vécu pourront découvrir l’époque du journalisme pré-internet et conclure que, au fond, on refait toujours à peu près les mêmes débats.

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La bande annonce de ma dernière balado Lisée101 (Actualité)

 

La bande annonce d’une récente balado Lisée202 (Des histoires du Québec)

 

Vapoteurs, médicaments et convergence – La Semaine du Député de Rosemont

Protection des vapoteurs : Le refus d’agir du Parti libéral est incompréhensible

L’émission JE a exposé dimanche comment le far west de la fabrication des liquides utilisés dans les vapoteuses met à risque la santé des consommateurs (notamment des doses de nicotine pouvant causer un évanouissement, la présence de métaux lourds ou de composés chimiques nocifs, etc.). C’est d’autant plus préoccupant que ces dangers peuvent décourager des fumeurs de quitter le tabac pour adopter la cigarette électronique, ce qui est de loin préférable pour leur santé. Le refus du PLQ d’agir était, et reste, incompréhensible. Nous redemandons des normes le plus tôt possible. Voici à ce sujet un extrait de mon plaidoyer de novembre, au moment de l’étude sur la loi sur le tabagisme :

Coalition québécoise sur la problématique du poids

Je me suis entretenu lundi avec Madame Voyer de la Coalition québécoise sur la problématique du poids en vue du dépôt imminent de la politique de prévention en santé du gouvernement. L’organisation fait la promotion de la santé, notamment par une alimentation saine et l’activité physique, et tente de rendre les environnements plus favorables aux saines habitudes de vie.Je les avais d’ailleurs déjà rencontrés lors du lancement de leur campagne «Sucre liquide: PAS tous les jours!», visant à sensibiliser le public à la surconsommation de boissons sucrées.

2016-02-22 coalition poids

Les groupes communautaires ne sont pas des lobbyistes!

Je me suis par la suite déplacé à l’Institut du Nouveau Monde (INM) afin de participer aux consultations sur le PL56, ce projet de loi qui veut assujettir les OSBL à la Loi sur le lobbyisme. Qu’une organisation multimillionnaire soit assujettie à la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme, je ne suis pas contre, mais il y en a combien? Trois ou quatre au Québec? Les milliers d’autres OSBL qui fonctionnent essentiellement avec des bénévoles craignent avec raison la lourdeur administrative qui leur pend au bout du nez. Ils ne voient pas non plus pourquoi un club de marche ou encore une soupe populaire pourrait être soumis aux mêmes exigences que l’industrie pharmaceutique ou pétrolière. C’est un non-sens!

2016-02-22 INM pl56

Luttons contre la traite de personne 

Ma collègue Carole Poirier et moi avons rencontré le Phare des Affranchi(e)s, un groupe de citoyens basé à Montréal qui milite pour l’élaboration d’une stratégie provinciale de lutte contre la traite de personnes au Québec. Les Affranchi(e)s ont aussi comme mission de sensibiliser la population québécoise à la réalité de la traite de personnes afin d’agir, tant en prévention, que de faire pression sur le gouvernement afin qu’il adopte un plan stratégique en la matière. Avec la saga des fugues dans les centres jeunesse des dernières semaines, la traite des personnes est en un enjeu qui a enfin frappé l’opinion publique. Le gouvernement Couillard sera-t-il à a hauteur ?

2016-02-22 les affranchis traite de personnes

Conférence régionale des présidents et présidentes du Parti Québécois de Montréal-Centre et Montréal-Ville

J’ai participé, lundi en personne et mardi via Skype aux Conférences régionales des présidents et présidentes du Parti Québécois de Montréal-Centre et de Montréal-Ville. On a fait le point sur la situation politique, sur le CNPP et la préparation du congrès et sur les initiatives d’organisation et de mobilisation péquistes sur l’île.

Financement des organismes communautaires: ce sont les plus vulnérables qui subissent

Accompagné de représentants de la Table régionale des organismes communautaires (TROC) Centre-du-Québec/Mauricie et de la TROC‑Montérégie, j’ai dénoncé lors d’un point de presse mercredi, les effets désastreux de l’austérité libérale pour les personnes vulnérables qui bénéficient du soutien d’organismes communautaires. Les témoignages concrets quant à l’impact de l’austérité libérale sur les services rendus aux citoyens les plus démunis affluent comme le démontre la vidéo qui suit:

Le gouvernement doit réaliser que ce sont ceux qui aident les plus vulnérables et qui tirent la sonnette d’alarme aujourd’hui parce qu’ils n’arrivent plus à soutenir tous ceux qui en ont besoin. La ministre Charlebois refuse toujours de rehausser leur financement du programme PSOC, malgré qu’elle et son gouvernement aient voté en faveur d’une motion le demandant.
Que peut faire un citoyen ordinaire pour faire changer les choses ? Une suggestion:

40 ans de services pour le PCEIM !

J’ai souligné mercredi le 40e anniversaire d’un organisme de Rosemont,  le Parrainage civique de l’Est de l’île de Montréal (PCEIM). Le PCEIM favorise l’intégration des personnes adultes vivant une problématique de santé mentale, notamment par le biais de la mixité citoyenne. Ils effectuent des ’’pairages’’ entre une personne dans le besoin et un bénévole. Bravo à toute l’équipe et aux bénévoles pour leur travail !  Dans le cadre des discussions sur le Projet de loi no 56 sur la transparence en matière de lobbyisme, l’organisme a déposé un mémoire et propose une réflexion sur la portée de l’action des lobbyistes.

PL81 : Le projet de loi sur le coût des médicaments est trop restreint

Cette semaine ont commencé les auditions, en commission parlementaire, du projet de loi 81 sur le coût des médicaments. Le PL-81 vise à réduire le coût de certains médicaments couverts par le régime général d’assurance médicaments en permettant le recours  à une procédure d’appels d’offres. Le ministre a montré une certaine ouverture, mais je suis loin d’être certain que ce projet de loi soit la bonne façon de faire afin de réduire les coûts des médicaments, le problème est plus vaste que cela. Les auditions se poursuivront au retour de la relâche, soit dans la semaine du 7 mars.

Le Devoir de débattre: « QS, PQ : la gauche est-elle condamnée à l’opposition ? »

J’ai eu le plaisir de participer au débat organisé par Le Devoir à la chapelle du Musée de l’Amérique francophone, sous le thème «la gauche est-elle condamnée à l’opposition ?». J’ai réitéré l’importance de la convergence entre les partis souverainistes, devant une Françoise David plutôt sceptique. Elle a indiqué que cela ne sera pas possible tant que le PQ refusera de réviser le mode de scrutin. J’ai saisi l’occasion pour annoncer que l’exécutif du PQ de Rosemont avait justement l’intention de soumettre une résolution pour modifier le mode de scrutin au Conseil national du PQ, ce week-end, à Trois-Rivières.

Vous pourrez prochainement visionner le débat sur les ondes du Canal Savoir.

2016-02-24 devoir de débattre 1

Bonne semaine de relâche à toutes et à tous! La Semaine du Député de Rosemont sera de retour le 7 mars!