On a vu ces derniers jours sur ce blogue comment les plumes qui insistent pour « Mettre le Québec dans le rouge » utilisent des chiffres et des comparatifs erronés.
Mais au-delà du débat sans cesse recommencé sur le diagnostic québécois, la question essentielle demeure: que faire pour que le Québec soit encore plus riche, encore plus fort ?
Le rapport du Centre sur la productivité et la prospérité des HEC est assez bref sur les solutions à apporter, mais on y lit ce constat:
« Pour rester dans la course, le Québec a tout intérêt à trouver un moyen pour encourager les entreprises à investir davantage dans de meilleurs équipements. Il y va de notre capacité à assurer notre croissance économique et à mettre un terme au retard que nous cumulons en matière de productivité depuis de trop nombreuses années. »
Nous sommes tous d’accord. La clé de la croissance québécoise tient à l’augmentation de la productivité qui elle même tient à la qualité de l’outil de travail, donc des investissements des entreprises en équipement, en recherche et innovation et en formation du personnel.
Voyons voir. En cherchant bien, on pourrait imaginer une action gouvernementale intelligente et ciblée dont le Conseil du Patronat pourrait se réjouir que:
« les préoccupations exprimées depuis longtemps par le milieu des affaires aient été entendues et que le gouvernement ait décidé d’agir concrètement sur certains déterminants de la productivité. »
Une politique à ce point étendue dans sa portée que la Fédération des chambres de commerce du Québec affirmerait qu’elle
« ne néglige aucun secteur de développement, mise sur l’accroissement de la productivité par des mesures favorisant l’innovation et soit adaptée aux enjeux des différents secteurs. »
Une politique si lucide que la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain affirmerait qu’elle
« reconnaît le déficit de productivité dont souffrent nos entreprises depuis plusieurs décennies »
et dont elle estimerait que
« les mesures annoncées pour inciter les entreprises à intégrer davantage les technologies de l’information et des communications ainsi que pour augmenter leur investissement en machines et matériel sont essentielles pour améliorer leur compétitivité. »
Ah, si seulement une telle politique existait !
Mais, attendez ! Elle existe ! Elle a été dévoilée il y a trois mois à peine, sous les applaudissements nourris de tous ceux qui se préoccupent de ces questions.
C’est la Politique industrielle de ma collègue Élaine Zakaïb, volet de la politique Priorité emploi du Gouvernement Marois. On peut en prendre connaissance ici.