La mission impossible d’Erin O’Toole

Cher Erin,

Je m’empresse de vous écrire en votre qualité de chef du Parti conservateur par le biais du Devoir car je crains que, si je mettais ma missive à la poste, elle ne vous parviendrait qu’après que vous ayez été démis de vos fonctions. Et comme, à tout prendre, je vous préfère à votre prédécesseur Andrew Scheer et à votre aspirant successeur Pierre Polièvre, il n’y a pas une minute à perdre.

Je n’ai rien à vous écrire qui pourra vous éviter les avanies qui vous guettent. Je veux simplement vous faire savoir que je vous plains. Je vois ce que vous avez tenté de faire. Je vous vois échouer. Je crois donc utile pour votre santé mentale de vous faire savoir que, même si vous vous y êtes mal pris, cet échec était programmé. Il ne dépend pas de vous.

Vous avez résumé votre objectif dans un entretien au National Post : « Je veux m’assurer que notre parti soit moderne et inclusif et si des gens sont contre, au fond ils ne veulent pas que nous gagnions. » Vous avez ajouté dans un gazouilli ce lundi que vos opposants mènent le parti : « dans un cul-de-sac qui transformerait le parti de la confédération en un NPD de droite », donc un parti en permanence dans l’opposition.

Vous êtes devenu chef en 2020 en accusant votre rival d’alors, Peter Mackay, de vouloir ramener le parti trop au centre, en faire un « Parti libéral diète ». Au lendemain de votre victoire vous semblez vous être rendu compte que Mackay avait raison sur tout. Devant votre premier congrès vous avez tenu à vos militants ce discours décapant : « Nous avons perdu deux élections en cinq ans et demi. Pendant cette période, nous avons eu quatre chefs. Nous devons offrir de nouvelles idées, plutôt que de présenter les mêmes arguments qu’avant, en espérant que, peut-être cette fois-ci, les Canadiens vont se rendre à nos positions. »

Infiniment triste

Il y a quelque chose d’infiniment triste dans cette citation. Vous admettez qu’il est impossible de convaincre suffisamment de Canadiens de la justesse des positions conservatrices pour prendre le pouvoir. Il faut donc changer vos positions. Ce n’était pas la stratégie de Stephen Harper. Il avait évité de s’aventurer sur le terrain de l’avortement. Mais sur les autres questions, il était aussi conservateur qu’il souhaitait l’être. Il avait décidé, non de changer de conviction, mais de trouver davantage d’électeurs d’accord avec les siennes. Il avait mandaté son alors excellent ministre (et aujourd’hui piètre premier ministre albertain) Jason Kenney de trouver dans les communautés ethniques des électeurs conservateurs. Jusque-là, ces habitants du multiculturalisme canadien avaient été tenus pour acquis par les libéraux. Mais on y trouve un grand nombre de gens qui ont sur la société des opinions qui s’apparentent à celle des conservateurs. C’est pour beaucoup ce recrutement actif qui a permis d’élargir le bassin d’électeurs dans la région de Toronto. Harper s’est aussi attaqué aux châteaux forts libéraux que représentaient les communautés catholiques et juives. Historiquement, chez les chrétiens, les protestants étaient plutôt conservateurs et les catholiques plutôt libéraux. En prenant des positions extrêmement pro-israéliennes, Harper a réussi à gagner une partie du vote de la communauté juive. Grâce au débat sur le mariage gay, il a aussi réussi à déloger le PLC chez les catholiques hors-Québec.

Mais cette option d’élargissement de la base semble derrière nous. Depuis deux décennies, les électeurs se déplacent vers la gauche. Sur l’avortement, le cannabis, le contrôle des armes à feu, les droits LGBTQ, l’environnement, on enregistre désormais des majorités de centre gauche là où on trouvait précédemment des majorités de centre droit. Les résultats des dernières élections et les sondages offrent une image claire de la répartition des forces : 60% des électeurs ont voté pour des partis qui sont à gauche des conservateurs et 5% seulement à droite, chez Maxime Bernier. Si ce dernier progresse, ce qui est probable, ce sera à votre détriment.

Des libéraux de rechange

Le slogan unificateur de vos militants les plus actifs, comme celui des camionneurs présents à Ottawa, tient en deux mots, impubliables ici : « F**k Trudeau ». Vous avez la lucidité de comprendre que cela ne suffit pas. Au dernier scrutin, vous aviez dans votre carquois We Charity, SNC, le Black Face, les déguisements en Inde et le voyage chez l’Aga Khan. « Trudeau a quand même été réélu, avez-vous dit. Nous n’allons jamais convaincre les Canadiens de voter pour nous seulement en nous fiant sur le fait que Justin Trudeau va continuer à nous décevoir. Ses scandales, aussi scandaleux puissent ils être, ne seront jamais suffisants pour qu’on puisse le battre. »

Bref, si les idées conservatrices ne peuvent attirer suffisamment de votes et si le dégoût inspiré par Trudeau ne peut décevoir suffisamment de libéraux, que vous reste-t-il ? Devenir moins conservateur. Devenir des libéraux de rechange. Être pro-choix, mais sotto voce. Proposer une taxe carbone, mais moins lourde. Marcher à la fierté gay, mais en petit nombre. Contrôler les armes à feux, mais sans enthousiasme.

Ce recentrage n’a pas réussi à faire de vous un premier ministre l’an dernier et cet échec même donne à vos opposants – votre prédécesseur et votre successeur – les clous à planter dans votre cercueil. Vous avez pourtant raison. Soit votre parti devient un NPD de droite, et ses députés auront toujours raison mais ne serons jamais au pouvoir. Soit il pousse ses ultras dans les bras de Maxime Bernier, redevient le parti de Mulroney et de Clark, donc « progressiste-conservateur » et attend patiemment – une décennie peut-être – que l’usure sape l’appui au gouvernement et conduise les électeurs à voter pour les libéraux de rechange, les « libéraux diète », que vous serez ainsi devenus.

(Ce texte a d’abord été publié dans Le Devoir.)


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Après Charest: la stratégie non-québécoise des conservateurs

Le retrait de Jean Charest de la course au leadership du Parti conservateur vient de modifier du tout au tout la dynamique de la course. Certes, son absence rendra les débats beaucoup moins intéressants. Surtout, l’abstention d’un candidat-vedette venu du Québec va recentrer la stratégie conservatrice vers un des scénarios de succès potentiel: un scénario qui exclut le Québec.

L’histoire récente des hauts et des bas des conservateurs au Canada permet de tirer deux grandes leçons.

 


Ceci est le texte de ma balado hebdomadaire Lisée101 sur l’actualité politique. Ces textes sont publiés huit jours après avoir été rendus disponibles aux abonnés de la balado. Alors, prenez huit jours d’avance,  abonnez-vous ici.


En 2011, Stephen Harper a réussi à faire élire un gouvernement majoritaire conservateur avec seulement cinq sièges au Québec. Il n’en aurait eu aucun que sa majorité aurait été intacte. Il y a donc un chemin de la victoire conservatrice qui passe par le délestage, dans la stratégie politique, du poids québécois. Face aux libéraux, Harper présentait un Parti conservateur nettement plus à droite, mettant en vitrine la monarchie, les militaires, la foi, la réduction du déficit, des programmes sociaux, une politique étrangère pro-américaine et pro-israélienne décomplexée. Quand il a perdu le pouvoir en 2015, son parti passant de 188 à 99 sièges.

En 1984, Brian Mulroney, lui, avait réussi à faire élire brillamment le Parti conservateur à deux reprises, en s’appuyant sur une alliance des nationalistes québécois et des conservateurs de l’Ouest. Il l’avait cependant fait en poussant son parti vers le centre, au point où la différence avec les libéraux était très difficile à saisir. Ce recentrage, et la forte prise en compte des thèmes québécois, a cependant provoqué une crise telle que lorsqu’il a quitté le pouvoir en 1993, son parti est passé de 169 députés à seulement 2.

Bref, les conservateurs, comme les libéraux, finissent toujours par perdre le pouvoir, mais la leçon de Mulroney est beaucoup plus amère que celle de Harper.

Se délester du Québec

Se lèvent donc des voix, au Canada anglais, qui poussent le parti à adopter une stratégie non-québécoise et qui y voient plusieurs avantages.

Dans le Globe and Mail, l’auteur Kenneth Whyte souligne avec force qu’il a toujours été impossible, pour n’importe quel parti, d’obtenir une récolte importante au Québec si le chef du parti n’était pas lui-même un Québécois. Il rappelle aussi que, sauf dans le cas de Brian Mulroney, il a toujours été impossible de dominer électoralement l’Ouest du pays avec un chef venu du Québec.

Pire, c’est sous des premiers ministres venus du Québec, soit Mulroney et Trudeau père et fils, que la grogne de l’Ouest a été la plus forte.

Il faut donc choisir. Or la tendance démographique est nette: le poids relatif du Québec dans le Canada baisse. Le poids relatif de l’Ouest dans le Canada augmente. S’il faut semer, il vaut mieux le faire là où la croissance est la plus forte.

Puisque telle est la voie de l’avenir, explique-t-il, il est souhaitable, certes, mais absolument pas indispensable que le futur chef du Parti conservateur parle le français.

Je le cite:

 » Le fait d’accepter la réalité de la situation électorale du Parti conservateur, ce qui est plus facile aujourd’hui compte tenu de la dormance du danger séparatiste, ouvre un nouveau monde de possibilités. Seulement 18% des Canadiens parlent à la fois français et anglais. Le parti n’a plus à mettre de côté le talent politique provenant de 87% des canadiens (et 90% des non québécois) qui ne parlent pas français.
[Son chiffre est inexact. Selon StatCan, 70% des Canadiens ne parlent pas français, ce qui est déjà beaucoup, mais en effet 90% des hors-Québec]

Il pourrait aussi cesser de délayer son message sur des questions aussi importantes que la liberté religieuse, la gestion de l’offre ou SNC-Lavalin dans l’espoir d’obtenir un illusoire succès au Québec. »

Un premier ministre unilingue anglais, propose Whyte, reviendrait à la pratique convenue avant les années soixante, de nommer un lieutenant francophone pour le Québec, tout simplement.

Tourner le dos au Québec, pour ne pas laisser tomber les conservateurs sociaux

L’argument est repris autrement dans le National Post par un ancien conseiller de Stephen Harper, Sean Speer.

Une grande partie des commentaires entendus au Québec et en Ontario depuis le départ d’Andrew Scheer est que les conservateurs se sont portés trop à droite sur des questions sociales, comme l’avortement et le mariage gay, ce qui a empêché une partie des électeurs centristes de voter pour eux.

La solution, selon plusieurs, serait que le parti conservateur devienne plus semblable aux libéraux sur ces questions. Speer affirme que c’est de la pensée magique.

Les succès des conservateurs aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne indiquent plutôt que le bon dosage pour élargir la base de droite est de tabler à la fois sur le conservatisme social et sur le ressentiment face aux marchés et à la mondialisation, deux éléments aux antipodes de la politique libérale.

Quel intérêt auraient les conservateurs à tourner le dos à leurs électeurs et à leurs militants actuels, qui ont des positions sociales plus à droite, demande-t-il ?

« Cette stratégie, écrit-il, pourrait au contraire nous éloigner encore davantage du pouvoir, sachant que les canadiens socialement conservateurs forment une proportion disproportionnée des volontaires, des dons et des votes conservateurs. Environ un tiers des députés actuels sont pro-vie, c’est une bonne évaluation de la position de l’électorat conservateur. »

Comme toujours, il y a la proie et l’ombre. La proie, c’est la base électorale actuelle du Parti conservateur, dominant dans l’Ouest, parsemé en Ontario et ailleurs. L’ombre, c’est la promesse d’électeurs québécois ou autres qui seraient charmés par un parti conservateur, disons, moins conservateur.

On comprend des stratèges de préférer la proie. Le problème est cependant que, même à l’extérieur du Québec, les conservateurs sont fondamentalement minoritaires. Combinés, les libéraux, le NPD et les verts forment une majorité permanente.

Les conservateurs ont donc le défi de rester eux mêmes tout en se faufilant entre leurs adversaires. Ce chemin passe, comme l’avait fait Harper, par une percée en Ontario. Les conservateurs, même sous Harper, n’avaient pas ouvertement joué sur un délestage du Québec et de ses enjeux dans l’espoir d’en tirer des bénéfices hors-Québec. Cette tentation est maintenant plus séduisante que jamais.


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Harper et Merkel : les parents de la future dépression ?

181713-premier-ministre-canadien-stephen-harper-150x150Au G20, Harper a gagné. Il a réussi à intégrer dans le communiqué conjoint l’engagement d’une réduction de moitié des déficits des pays riches d’ici 2013 puis de leur endettement global à compter de 2016.

Son alliée dans la pièce était Angela Merkel, la chancelière allemande, qui impose à ses compatriotes un remède de cheval pour réduire son déficit.

Pour un certain nombre d’économistes, comme Paul Krugman du New York Times, ou Eloi Laurent de Harvard et Étienne Fervaque de Lille qui participent cette semaine à l’école d’été du CÉRIUM Le capitalisme en crises ?, cette décision collective de sabrer dans les dépenses publiques alors que l’économie mondiale n’est pas sortie de la récession équivaut à « coordonner la dépression ».

Certes, comme l’a montré la Grèce, les problèmes d’endettement sont gravissimes. Mais la volonté de rassurer les prêteurs en coupant budgets et salaires, donc en retirant de l’argent dans l’économie, donc en déprimant davantage l’activité économique, ne rassure nullement les prêteurs. Au contraire, la Grèce paie ses emprunts plus chers aujourd’hui qu’avant l’imposition de son régime minceur. Idem pour l’Irlande. Krugman écrit ce matin :

« C’est comme si les marchés financiers savaient quelque chose que les décideurs ne semblent pas comprendre: que si la rigueur financière à long terme est important, couper les dépenses dans le milieu d’une dépression empire cette dépression. »

L’endettement massif, privé et public, accumulé avant la crise et décuplé depuis le début de la crise de 2008 est évidemment intenable à moyen et long terme — et, pour les plus endettés, à court terme.

Il est évident qu’il faudra s’y attaquer mais, comme l’indiquait à l’automne l’économiste du Financial Times Martin Wolf, seulement lorsque le secteur privé aura pris le relais des mesures de relance, lorsque la reprise sera durable, donc à même de générer des sommes suffisantes pour s’attaquer au déficit et à la dette. Et cela, pays par pays. L’idée d’une date de réduction des déficits, donc de frein à la relance, pour tous en 2013 est donc, en soi, anti-économique.

Où peut-on commencer à resserrer ? Ici !

Où donc ces conditions sont-elles réunies ? En Chine, en Inde, au Brésil, certainement. Mais dans les pays industrialisés, il n’y a guère qu’au Canada (et encore plus au Québec, le premier du pays à avoir récupéré tout le terrain perdu depuis le début de la crise) où la reprise semble solide. Que Harper et Charest nous engagent sur la voie d’un meilleur équilibre budgétaire — si cela est fait intelligemment et équitablement, ce qui n’est pas le cas — il y a là une séquence économique logique et saine.

Mais que Harper, par pure idéologie conservatrice, fasse pression sur des pays qui n’ont pas retrouvé leur tonus, cela est un acte économiquement pyromane.

Son intervention est particulièrement malvenue face aux Américains. Le secrétaire au Trésor, Tim Geithner, avertissait juste avant le G20, comme il le fait depuis un an, que les pays industrialisés ne doivent pas faire la même erreur que leurs prédécesseurs de la grande crise. Après avoir financé la relance économique de 1930 à 1937, Roosevelt céda aux sirènes du retour rapide à l’équilibre budgétaire, coupa les dépenses, et replongea les États-Unis dans une récession qui dura jusqu’à la guerre.

Aujourd’hui, aux États-Unis, la reprise est anémique. Les chiffres de l’emploi sont décevants. Le contexte idéologique, dans cette année électorale, empêche l’administration de réussir à faire voter par le congrès un simple supplément pour permettre aux chômeurs de longue durée d’obtenir un prolongement de leurs prestations et aux États de ne pas mettre à pied des centaines de milliers d’employés. Le débat dure depuis huit semaines et depuis maintenant un mois, 1,2 millions de chômeurs sont sans revenu, chiffre qui montera à deux millions dans une semaine.

Dans la lettre qu’il a adressé à ses collègues avant la rencontre, Obama réclamait l’exact contraire de ce qui fut décidé par le groupe:

Notre plus importante priorité à Toronto doit être de protéger et de renforcer la relance. Nous avons déployé un effort extraordinaire pour rétablir la croissance, nous ne pouvons la laisser s’évanouir ou perdre de la force. Cela signifie que nous devrions réaffirmer notre volonté commune d’offrir le soutien de politiques publiques nécessaire […] En fait, si notre confiance en la résilience de nos reprises économiques devait diminuer, nous devrions nous montrer prêt à répondre encore aussi rapidement et aussi fortement que possible pour éviter un recul économique.

Obama souscrivait à la réduction de son propre déficit selon l’échéancier avancé, quoiqu’on puisse douter du réalisme de cet engagement. Mais l’idée de pousser toutes les nations en ce sens en même temps est un non sens.

En vendant son prêche anti-déficits au G20, Harper a rendu la tâche d’Obama plus difficile. Celle de son collègue français aussi.

Car en France, Nicolas Sarkozy est également réticent à suivre ses voisins dans une course à la rigueur, alors même que les indicateurs économiques restent incertains — et le seront encore plus du fait de la réduction de l’activité économique chez les allemands et les britanniques qui pratiquent le resserrement au moment où il faudrait faire le contraire.

Mais Sarko est prisonnier de Merkel qui fait maigrir son État à vitesse grand V, également par choix idéologique, nourri par un souvenir collectif allemand qui craint l’inflation et une attitude selon laquelle, puisque ça va mal, tous doivent souffrir.

(Et on comprend Sarko d’avoir été irrité et de s’être vengé en affirmant que son G20 couterait dix fois moins cher que celui de Harper !)

Le torpilleur ?

Bref, dans cette spirale folle qui nous conduit à ce que Krugman appelle « une nouvelle longue dépression » (moins dure que celle des années 1930 mais au moins aussi longue), Harper est celui qui n’a aucune excuse.

Que son économie, plus régulée que l’américaine, donc ayant mieux résisté à la crise, lui permette, avant les autres, de s’attaquer au réel problème de l’endettement est une chose. Mais qu’il utilise le perchoir du G20 pour pousser des pays qui ne sont aucunement encore dans sa situation à adopter des politiques contre-cycliques, pour rendre la vie difficile à ceux qui tentent d’empêcher leurs économies à sombrer plus avant et à créer, ainsi, une plus grande misère humaine, cela doit être mis à son passif.

Il est en train de torpiller les efforts de ceux qui veulent relancer l’économie, comme il a torpillé le projet d’une taxe internationale sur les banques, comme il a participé au torpillage, en décembre, du sommet de Copenhague sur le climat.