Un anti-virus contre le décrochage scolaire

Prévenir et réduire le décrochage scolaire est un des grands défis sociaux au Québec: 41% ne réussissent pas à terminer leur secondaire en 5 ans.

J’ai rencontré une des équipes qui font concrètement reculer le décrochage: Perspectives jeunesse, établi dans l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie. Présentes chaque jour dans trois écoles secondaires, les intervenantes de Perspectives jeunesse offrent une écoute individuelle et des projets à chaque jeune à risque de décrochage. Deux volets d’intervention permettent de travailler en amont et en aval des situations de décrochage : Option et Drop-in. Le premier vise une réduction du taux de décrochage en décelant dès les premiers jours de classe les jeunes qui seraient plus portés à abandonner afin de leur offrir une approche personnalisée en début de parcours. Drop‑In vise plutôt une réinsertion scolaire des jeunes qui ont perdu leur motivation par une mise en action et l’élaboration d’un projet de vie englobant, notamment par des stages en milieu de travail dans des entreprises telles qu’Ubisoft.

Les résultats sont probants: depuis ses débuts en 2007, 1300 jeunes ont été en suivi et en démarches d’accompagnement psychosocial et plus de 4500 étudiants ont été interpellés par leurs activités de motivation et de persévérance scolaire. Et leurs programmes fonctionnent. Le taux de décrochage est passé de 52% à 37% à l’École Père-Marquette, 79% des jeunes suivis par le programme Option restent à l’école. Leur projet pour l’avenir: étendre leur programme à d’autres écoles afin de raccrocher encore davantage de jeunes.

Cliquez sur la vignette ci-dessous pour télécharger le vidéo de présentation de Perspective Jeunesse

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !

3 avis sur « Un anti-virus contre le décrochage scolaire »

  1. Perspective Jeunesse fait effectivement un travail exceptionnel dans plusieurs écoles secondaires de la CSDM. Cependant, comme vous le savez, les coupures budgétaires imposées à la CSDM nous force à réduire nos dépenses de 12M$ par année pendant les 4 prochaines années. Ainsi, après avoir abolis une centaine de postes administratifs en juin dernier, augmenté le nombre d’élèves par classe et revu l’ensemble de l’offre de services, nous devons maintenant renoncer à de magnifiques projets comme celui-ci.

    Quelques exemples d’autres projets abandonnés où qui sont actuellement sur le respirateur artificiel :

    Navettes culturelles dans les quartiers, compétitions de robotique à l’école Louis-Riel, programme de hockey à l’école Pierre-Dupuy, etc.

    Mon plus grand souhait serait donc de voir votre visite chez Perspective Jeunesse se concrétiser au moment de la confection du prochain budget! 🙂

  2. Ayant enseigné 1 an et fait du remplacement dans les années 2000 à 2004, je peux vous dire, au sens figuré, que les jeunes sont comme un âne qu’on fait avancer avec une carotte. Pas de carotte, ils n’ont pas de bût, ils ne se sentent pas bien dans ce genre de vide, et certains tombent dans la drogue ou …

    J’avais plusieurs trucs, notamment la motivation des jeunes à la fin du cours pour le prochain cours, la promenade dans la salle de récréation afin que le jeune arrête de me craindre ou de me mettre sur un pied d’estale, qu’il prenne l’initiative de me parler et ainsi établir un lien qui ne peut se faire dans une salle de classe.

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