Une bonne semaine pour l’Islam (version intégrale)

La semaine a été bonne pour les organisations de promotion de l’Islam et pour leurs idées. Un peu moins bonne, cependant, pour nos concitoyennes musulmanes non-pratiquantes. Moins bonne encore pour les partisans de la laïcité.

Le hasard du calendrier a regroupé trois nominations. À Montréal, une ex-porte-parole du Conseil canadien des Musulmans a été nommée commissaire anti-raciste. À Ottawa, l’ancien président de la Fédération Canado-Arabe est devenu ministre des Transports. À Toronto, une journaliste musulmane voilée animera une émission d’affaires publiques pancanadienne.

(Une version plus courte de ce texte a d’abord été publié dans Le Devoir. Les paragraphes supplémentaires sont en italiques)

Ces nominations attestent de la capacité de notre société à intégrer, y compris dans des postes de grande responsabilité, des personnes qui ont des qualités et un parcours méritoire et qui sont issus d’une minorité religieuse. L’affiliation religieuse, ou l’athéisme, des personnes choisies n’est en rien problématique. Le lien de deux d’entre eux avec des lobbies communautaires et religieux, l’affichage religieux d’une troisième, appellent cependant des questions légitimes.

Le Bloc Québécois a été lapidé pour avoir écrit que le nouveau ministre des Transport Omar Alghabra avait été lié « au mouvement islamique ». J’aurais lancé des pierres aussi si le Bloc avait écrit « islamiste » donc anti-démocratique. Cependant islamique étant un synonyme de musulman et M. Alghabra ayant dirigé un organisme voué à la défense des Canadiens musulmans, ce n’est qu’un constat. Pourquoi faudrait-il que ce soit un tabou ? (Je note cependant que le ministre a choisi de ne pas mentionner son passage à la Fédération dans ses sites internets principaux, qui détaillent cependant ses autres emplois et fonctions.)

Mais je suis de ceux qui croient que le chef du Bloc aurait du formuler ses questions détaillées dès le premier jour, plutôt que de rester vague à l’origine, puis de ne préciser ses inquiétudes que par la suite. Car questions il y a, mais seulement pour ceux qui s’intéressent aux faits.

De bonnes questions pour M. Alghabra

Que la Fédération que dirigeait M. Alghabra, représentant non seulement les musulmans (la moitié des arabes du Canada le sont) mais l’ensemble des minorités arabes, ait des positions pro-palestiniennes et anti-israéliennes ne surprend personne. Une fois député, M. Alghabra a d’ailleurs refusé de voter avec ses collègues libéraux une motion dénonçant le boycott d’Israël. La communauté juive est très remontée contre ce boycott, qu’elle juge antisémite, mais il me semble que chacun a le droit de boycotter ce qu’il veut. (Je me suis exprimé sur ce sujet ici et ici.) La Fédération s’est surtout régulièrement portée à la défense d’un groupe à proprement dit islamiste, le Hamas, qui dirige Gaza de façon dictatoriale et qui est voué à la destruction d’Israël. Le groupe est à bon droit considéré comme terroriste par plusieurs nations, dont le Canada. En entrevue, M. Alghabra a manifesté pour ce groupe une mansuétude qui mérite clarification.

Puis il y a la question de savoir si M. Alghabra était favorable, en 2005, à une proposition du gouvernement ontarien voulant que les conflits familiaux entre musulmans puissent être légalement réglés en fonction des principes de la Charia, la loi islamique. Selon le Globe and Mail, le ministre a confirmé avoir donné une entrevue en arabe à ce sujet à l’époque où il déclarait ceci:

« Malheureusement, une majorité des musulmans [canadiens] sont restés muets pendant le processus de cette loi et ont abandonné le champ de bataille à une minorité dissidente [de musulmans] qui s’est exprimée de façon plus forte. Avec pour résultat que le plan a été un échec. Le problème n’était pas la position des autres [non-musulmans] contre les musulmans, mais c’était que nous étions divisés entre nous et désunis dans nos propres rangs. »

On ne peux que conclure de cette lecture que M. Alghabra était favorable à l’utilisation de la Charia pour la médiation familiale en Ontario et est déçu de l’échec du projet. Il affirme pourtant le contraire au Globe and Mail: Il ne dit pas avoir changé sa position depuis, ce qui serait parfaitement louable. Il affirme ne l’avoir jamais eue, ce qui est problématique. 

(Le texte se poursuit après la pub.)

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Mme Manaï et les amagames

La nouvelle commissaire chargée d’endiguer le racisme à Montréal, Bochra Manaï, fut aussi, pendant un an, porte-parole du Conseil des Musulmans du Québec. Elle affirmait cette semaine n’avoir pas su que son organisme souhaitait permettre aux parents musulmans d’exempter leurs enfants des cours de musique ou d’éducation physique. Elle avait plus clairement saisi la position de son employeur au sujet la loi québécoise sur la laïcité et s’en était fait un puissant porte-voix.

Une des tâches qui l’attend est la lutte contre les amalgames. En effet, la pensée raciste accuse tout un peuple des travers de certains individus. Nos amis juifs ont été particulièrement servis : Karl Marx et Rotchild étant tous deux juifs, les racistes ont accusé tous les juifs de contrôler le capitalisme et de vouloir, simultanément, le remplacer par le bolchévisme! L’amalgame anti-musulman est aussi condamnable : certains terroristes étant musulmans, pensent les racistes, ils sont tous dangereux.

Je donne un autre exemple, au hasard. Un individu de Québec ayant tué six Musulmans, un terroriste, en Nouvelle-Zélande, l’a cité parmi ses modèles. Si quelqu’un disait : « Le Québec est devenu une référence pour les suprémacistes extrémistes du monde entier », n’y aurait-il pas là un amalgame odieux entre un seul criminel et tout le Québec ? C’est très exactement ce qu’a fait Mme Manaï dans un discours de 2019 dénonçant la loi sur la laïcité, mettant sous le même chapeau l’auteur d’une tuerie, les suprémacistes, tout le Québec et la volonté majoritaire de séparer concrètement les religions et l’État. N’est-ce pas digne de la médaille d’or de l’amalgame ? Ajoutons que cinq fois cette semaine on lui a demandé si elle estimait que la loi 21 était raciste. Cinq fois elle a refusé de répondre.

Naïf, j’ai toujours pensé que la lutte au racisme supposait une capacité d’écoute envers l’autre, de respect, même en cas de désaccord. Force est de constater que Mme Manaï n’a pas montré dans le débat sur la laïcité une once de respect pour des musulmanes et des nord-africaines québécoises qui exprimaient un désaccord. Elle a entre autres écrit:

« Je me souviendrai de toutes ces femmes, pseudo-intellectuelles assurément exotiques, qui se sont lancées dans une guerre islamophobe dont elles seront autant responsables que les tenants de cette stratégie laïcarde qui a transformé le lien social en option. Non, Djemila [Benhabib], Leila [Lesbet], Rakia [Fourati] et les autres, n’ont pas seulement été des instruments utiles, elles sont les vectrices de cette distance, de ce fossé créé entre les Québécois. En se proclamant savantes, représentantes, salvatrices d’un Québec soi-disant aux mains des «soldates islamistes», elles ont participé à précipiter les Québécois dans une chasse aux musulmans.»

Bref, nous ne sommes pas en présence d’une personne qui estime que des gens peuvent avoir des désaccord avec elle tout en étant respectables.

Un collègue commentateur notait avec justesse que le Conseil municipal de Montréal avait unanimement voté une motion contre la loi 21. L’embauche d’une commissaire qui partage ce rejet tomberait donc sous le sens. Le problème ici est la non-représentativité du Conseil de ville sur cette question. Environ 60% des Montréalais sont favorables à la loi sur la laïcité. (En fait, 56% l’auraient voulu encore plus stricte.) Voilà des gens dont la parole n’est pas relayée au gouvernement de leur ville. Avis aux futurs candidats.

J’ai pris la peine de lire les autres blogues produits par Mme Manaï ces dernières années sur le site du Huffington Post. J’ai été en particulier troublé par sa réflexion sur l’islamophobie. Comme beaucoup de Québécois, je crois à la liberté de religion et à la liberté de critiquer les religions. Notre critique collective du catholicisme a occupé notre dialogue national depuis 50 ans et les scandales de pédophilie éclaboussant le clergé et le Vatican semblent sans fin.

Comme plusieurs critiques du concept d’islamophobie, je souligne qu’il est utilisé, en particulier par les tyrans iraniens et saoudiens, pour étouffer toute critique de l’Islam, jugée blasphématoire.

Je me serais attendue de Mme Manaï qu’elle reconnaisse cette distinction et accepte que l’Islam, comme les autres religions, peut être (doit être?) soumise à la critique. Mais voici ce que je lis:

« Toutes les définitions de l’islamophobie comme racisme, donc phénomène structurel pouvant être institutionnalisé, montrent que c’est un procédé qui se concrétise dans les relations sociales. Dans le discours public, le terme [islamophobie] est déconstruit par certains acteurs qui le nient parce qu’ils le présentent comme une manipulation qui nie la possibilité de critiquer l’Islam comme religion. Ces propos reviennent à ne pas comprendre le phénomène comme une discrimination collective mais comme une liberté d’expression individuelle. Ainsi, les détracteurs du terme islamophobie évoquent l’idée qu’il est possible de «critiquer» l’Islam, sans pour autant «détester» les musulmans. Or, cette hostilité qui s’exprime à l’encontre de l’Islam comme religion semble directement liée au rejet des musulmans eux-mêmes. L’amalgame se fait pourtant de lui-même.»

Bref, dans la vision qu’a Mme Manaï, il est impossible de critiquer l’Islam sans détester les musulmans. Critiquer l’Islam est donc, en soi, de l’islamophobie donc, en soi, du racisme. Pourtant, nous avons critiqué le catholicisme jusqu’à plus soif tout en aimant des catholiques. À moins que nous n’ayons été auto-racistes pendant tout ce temps.

J’ai aussi lu un texte écrit au lendemain de la tuerie de Charlie Hebdo. Mme Manaï s’y livre à une critique très sentie des échecs répétés de l’intégration par la France des populations musulmanes et de l’aliénation maintes fois documentée de sa jeunesse. Elle conclut que l’attentat est « l’échec de la France. C’est l’échec de son histoire et de ses Lumières.» Cependant elle ne dit pas un mot de l’idéologie islamiste répandue et financée par l’Arabie Saoudite et l’Iran qui appelle au meurtre ceux qui dessinent des caricatures du prophète. Elle ne semble pas penser que cette variable est digne de mention ou fait partie du problème.

Chouette ! À la CBC, les journalistes peuvent désormais afficher leurs convictions !

Finalement, la nomination de l’animatrice voilée Ginella Massa à une émission d’heure de grande écoute à la chaîne d’information continue de la CBC est évidemment une grande première pour la liberté : celle d’afficher ses convictions. Jusqu’à maintenant, les présentateurs s’astreignaient à une apparence totale de neutralité. (Apparence, oui, car évidemment ils ont des convictions.) Ils y voyaient une marque de respect envers les téléspectateurs qui ont des opinions variées et parfois furieusement contradictoires. Bernard Derome et les autres se font une gloire qu’après des décennies à l’antenne, personne ne peut dire s’ils sont de droite ou de gauche, fédéralistes ou souverainistes, croyants ou athées. C’était la norme jusqu’à la semaine dernière. CBC n’aurait pas laissé un présentateur afficher son engagement pour Greenpeace, le pétrole ou encore son appui à un parti politique.

Le multiculturalisme canadien impose une hiérarchie des convictions : religieuse, oui; les autres : non. On comprend donc qu’on pourrait voir demain un présentateur affichant un crucifix ou une kippa. Mais si un athée souhaite faire connaitre au public son absence de foi ? Mystère.

Chaque personne que Mme Massa va interviewer détiendra immédiatement quelques informations : 1) Elle croit en Dieu. Si ce n’est pas votre cas, sachez qu’elle est en désaccord avec vous; 2) Elle croit, comme les membres de chaque grande religion monothéiste, que son Dieu est le seul vrai Dieu. Si vous en avez un autre, elle est en désaccord avec l’existence même de votre Dieu; 3) Elle ne croit pas que la laïcité requiert des personnes en autorité, du moins en information, un devoir de réserve vestimentaire. Si vous pensez le contraire, elle estime que vous avez tort.

L’affichage d’une conviction par une personne qui devrait être neutre suscite des questions chez son interlocuteur. L’intervieweur qui porte une croix est-il contre l’avortement, comme le clergé catholique, ou est-il un modéré ? Le présentateur à la kippa soutient-il la politique israélienne de colonisation de la Palestine ou fait-il partie de la minorité qui s’y oppose ? Ce sont des questions qui ne devraient même pas traverser la tête d’un participant à une émission de télé nationale, ou d’un manifestant devant un policier. (Ce serait vrai aussi pour l’affichage politique. Le porteur du macaron péquiste serait-il un tenant de la Charte ? D’un référendum rapide ? Était-il pro-Lisée ou pro-Cloutier ?)

La présence télévisuelle de Mme Massa a une autre conséquence. La majorité des musulmanes du pays ne portent pas le Hijab. Dans beaucoup de mosquées, dans les quartiers à prédominance musulmane et dans plusieurs familles orthodoxes, elles résistent à une pression ambiante vers le conformisme vestimentaire religieux. La CBC vient de donner aux orthodoxes un argument fort. La télévision d’État dit que c’est bien, le Hijab. Que ce signe de soumission à Dieu et de modestie féminine incarne, en fait, le progrès et la modernité. La CBC offre une pub quotidienne à l’Islam voilé. Elle rend un peu plus ardue la vie des musulmanes qui résistent.


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17 réflexions sur « Une bonne semaine pour l’Islam (version intégrale) »

  1. monsieur Lisée je vous remercie de vous tenir debout devant tant d’aberrations – j’ai écrit à CBC et au JDM concernant: 1) la nomination de Mme Ginella Massa à son poste de journaliste sur grande écoute et 2) à Mme Josée Legault concernant sa chronique Canada Tonight: et si oon voyant au-delà du hijab – Comme je suis certaine que ces commentaires ne seront pas publiés je voudrais les partager avec vous. ( je ne suis pas sur facebook, instagram ou autre plateformes ) seulement sur internet et j’aimerais vous faire parvenir une copie de mes commentaires aux sujets mentionnés ci-dessus. Est-ce que je peux les faire parvenir par ce lien ? Je vous remercie de votre attention. Ginette Simard

  2. Allez vous garder votre tasse? SVP oui, elle résume tout le débat.
    Les signes religieux…..SI les profs et les animateurs pouvaient avoir une tasse comme la votre ou un chandail qui dit la meme chose???????????

  3. Islam signifie « soumission ». On a alors tout â fait raison se se méfier de celles et ceux profitant de notre Société moderne pour y introduire des manières niant l’Égalité des Droits et Libertés entre Toutes.

    On doit s’attendre à des tumultes, c’est inévitable. Les religions, toutes les religions sont des archaïsmes décadents qui dans l’Histoire ont été très souvent à l’origine de division entraînant des horreurs. Voilà !

  4. C’est à lire des chroniques comme celles-ci qu’on en vient à regretter le format qu’imposent les médias de grandes diffusion. Le Québec est mûr pour une troisième voie, entre Radio-Can et l’univers Québécor, une voie qui conserverait le rigueur de la première, mais adopterait en les raffinant certaines des positions quant au multiculturalisme canadien du deuxième. (Non, ça, ce n’est pas tout à fait Le Devoir).

  5. Après avoir regardé « Les coulisses du pouvoir », ce dimanche 17 janvier, j’ai compris que les personnes du panel étaient les seules à avoir le droit de s’exprimer. Elles ont condamné les propos de Monsieur Blanchet sans même essayer de les comprendre. Ce faisant, elles ont aussi condamné plusieurs Canadiens et Canadiennes qui sont en accord avec lui. Monsieur Trudeau a joué l’indigné. Évidemment, il devait soutenir ses amis. Tout ceci laisse un goût amer aux citoyens qui ont le sentiment d’être surveillés par une police anti-laïcité. Toutefois, ces promotions et embauches prouvent une chose : il n’y a vraiment pas de racisme systémique ici !!! Quoique, je commence à me demander s’il n’y en aurait pas contre nous.

    • J’ai remarqué la même chose que vous!
      Ces 3 journalistes ont effectivement vigoureusement critiqué Y-F Blanchet du BLOC sur sa question envers le nouveau ministre des transports au fédéral ! C’était assez choquant et extrêmement décevant cette unanimité presque systématique de ces 3 compères!

  6. Merci pour votre analyse détaillée sur ces trois personalités influentes au sein du Canada . Il est déplorable que pour représenter la diversité , il faut une femme en hijab . Quel message ces représentations envoient-elles aux femmes Afghanes, Iraniennes, arabes , etc… , qui ne rêvent que de se défaire de ces vêtements qui symbolisent l’infériorité de la femme ?
    Heureusement que tout n’est pas noir et blanc dans le monde musulman car il est certain que sharia et démocratie ne sont pas compatibles , ce n’est pas qu’au niveau de la condition féminine que la Jurisprudence et les lois musulmanes posent problême mais aussi aux droits limités des non-musulmans , de la critique et de l’apostasie de l’islam qui sont interdits , ect …
    Il y a des réformateurs qui eux ne font pas souvent les manchettes , ces réformateurs n’ont pas la tâche facile , car d’un coté les pétro-dollars des Saoudiens financent la majorité des mosqués qui véhiculent un islam intégriste , et de l’autre coté ces réformateurs placent leurs vies en danger car l’intégrisme islamique justifie la violence pour avancer la cause religieuse .
    Je recommande la lecture de ce livre pour saisir les enjeux et les tensions auxquels font face ces modérés . CHRISTINE DOUGLAS-WILLIAMS , The Challenge of Modernizing Islam .

  7. Je pourrait t’écrire une belle réponse avec des subjonctifs, mais tout ce que je peux dire c’est:

    Bonne job mon potte!

    Et j’y ajoute une belle petite tape sur l’épaule.

  8. Merci, Monsieur Lysée. Ce que vous relatez ne peut qu’éclairer les personnes qui croient, encore, que « tout le monde il est beau, tout le monde, il est gentil ». Vous nous prouvez que les faits ont la couenne dure. Merci encore.

  9. Monsieur Lisée, pendant que vous prenez la peine de nous informer, nous cherchons le moyen de nous indigner. Comme citoyen, à cause du politiquement correct, notre parole est amputée. Les médias publics dirigent nos mémos à la géhenne. Notre vie quotidienne, truffée de provocations ouvertes, se borne à des ronchonnements ternes. Jean-François, votre participation télévisuelle quotidienne souffre de l’ostracisme canadian, mais vous résistez dans une feinte bonne humeur. Vous êtes essentiel! Mathieu est fort, mais son élocution, dans le public, lui donne tort! Ainsi donc, si m’en croyez, M. Lisée, écrivez, écrivez, ne soyez pas gêné, c’est là, si je vous lis, que je retrouve enfin goût à la vie!

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