« Une honte » – un spécialiste ontarien du diamant sur la stratégie du Québec

On apprend ce samedi dans La Presse que l’Ontario et les Territoires du Nord-Ouest ont réclamé de leurs producteurs de diamants de réserver 10% des diamants extraits pour les tailleries locales, créant ainsi de l’emploi local supplémentaire. Or le Québec, qui investit dans la mine de diamant Stornoway dans le cadre du Plan Nord, ne fait pas cette demande.

Réaction de Adam Shubinsky, des bureaux torontois de la Bourse du diamant, qui est à la fois un lieu de commerce et une association de l’industrie:

«Si vous [les Québécois] n’obtenez rien [pour la transformation], c’est une honte. Le gouvernement met un paquet d’argent pour aider Stornoway à vendre des diamants, notamment en construisant une route qui se rend à la mine. Le gouvernement du Québec a une obligation morale de s’assurer que les intérêts économiques du Québec à long terme soient favorisés, pas seulement les intérêts à court terme d’une société.»

Dur ! Comme du diamant.

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !