Voir: L’arnaque du recyclage du plastique / Faut-il passer 4 heures avec Hillary ?

Saviez-vous que l’industrie du plastique est, en ce moment même, en pleine expansion ? Qu’une usine géante est en construction ? Et moi qui pensais que le plastique avait entamé son déclin ! Vous aussi ? Le documentaire « Plastic Wars » présenté par Frontline vous ouvrira les yeux.

Il démontre comment l’industrie du plastique (un dérivé du pétrole) a enfirouapé le monde entier depuis les années 1970. J’ai découvert que la plupart des emballages en plastique que je dépose religieusement dans mon bac de recyclage depuis des années… ne sont pas recyclables. Que l’industrie nous désinforme délibérément sur le type de plastique recyclable ou pas. Et qu’elle a toujours su que le recyclage n’était pas une solution viable.

Il faut écouter ce documentaire. Il est ici en version intégrale:

Que restera-t-il d’Hillary ?

J’ai hésité avant de m’embarquer dans la série documentaire sur Hillary Clinton, maintenant disponible sur Netflix. J’avais beaucoup suivi sa carrière, lu son livre sur la campagne présidentielle de 2016. Je pensais avoir eu mon quota de clintonneries. D’autant que le documentaire s’annonçait flatteur.

Je lui ai donné quelques minutes, pour voir si j’allais être happé. Je suis resté quatre heures. D’abord la documentariste Nanette Burnstein fait un excellent travail de montage. On suit deux voies parallèles: la campagne présidentielle de 2016 et la vie d’Hillary. Les transitions sont excellentes.

Avec le recul, on constate combien Hillary a constamment poussé la frontière de ce qui était acceptable pour les femmes, de l’école de droit à son rôle de première dame du gouverneur d’Arkansas, Bill Clinton. Son refus, dans un premier temps, de prendre le nom de son mari a créé une énorme controverse. Dans ce rôle, elle est devenue populaire lorsqu’elle a dirigé la réforme de l’éducation dans l’État. On comprend alors pourquoi, devenue femme de président, elle a accepté de diriger la réforme de la santé, qui fut un échec. Le degré de difficulté était plus grand, bien sûr. Mais l’opposition républicaine, alors incapable d’attaquer le populaire Clinton, a décidé de faire de Hillary sa bouc émissaire. De la démoniser.

Toutes les étapes essentielles, toutes les controverses, sont abordées. Les opposants d’Hillary n’ont pas droit au chapitre dans le documentaire, mais des journalistes font souvent la part des choses et Hillary s’ouvre davantage que ce qu’on avait vu dans le passé.

Le lien fait au final entre sa défaite présidentielle (même si elle a eu davantage de votes que Trump, elle a perdu la course au collège électoral), les manifestations féministes monstres qui ont suivi, puis l’élection d’un important groupe de femmes au Congrès deux ans plus tard, met du baume sur sa défaite et inscrit son combat dans une histoire plus longue et plus optimiste. Bref, je le recommande.


La bande annonce de ma dernière balado:

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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !

Une réflexion à propos de “Voir: L’arnaque du recyclage du plastique / Faut-il passer 4 heures avec Hillary ?

  1. J’ai fini d’écouter les 7 épisodes de l’excellent récit en Balado que fait Jean-François Lisée sur le « naufrage du Robert Bourassa II  » au fond du Lac Meech.

    En fait, le récit de l’après Meech après son fameux » quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec bla bla bla » on dirait la chronique la seconde défaite des Plaines d’Abraham, mais cette fois-ci c’est pas le général Wolf qui mène la charge, mais une des nôtres qui gaspille tout notre pouvoir de négociation, dans la bataille pour rétablir l’équilibre dans la fédération Canadienne en notre faveur, en fait qui se permet seul de jeter nos meilleures munitions dans le fleuve, probablement parce qu’il a avait trop peur de manipuler la poudre à canon. C’est d’une tristesse.

    Je lis en parallèle une autre livre « Robert Bourassa et nous » de Marie Grégoire et Pierre Gince, intéressant pour le coté anecdotique des politiciens qui racontent leurs relations avec Robert Bourassa, mais à peu près tous se sont fait rouler dans la farine avec son fameux « quoi qu’on dise  » et ont cru au mirage indépendantiste de Robert Bourassa.

    Comme quoi qu’après Pierre Trudeau et son discours à Verdun en 1980 « on met nos sièges en jeu pour qu’il y ait du changement » et le « quoi qu’on dise » de Robert Bourassa, on est en droit d’être méfiant des promesses de nos politiciens qui se sont avérés de véritables fossoyeurs de nos meilleures chances d’émancipation de la nation Québécois à l’intérieur même du Canada.

    Du fédéralisme de collaboration bien à genoux « gardez-nous, gardez-nous svp », de la survivance minimaliste et du manque d’ambition.

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