Voir: Qui a tué Malcolm X ?

Les années 1960, aux États-Unis, ont été ponctuées par des assassinats. John et Bob Kennedy. Martin Luther King. Malcom X. Chaque fois, des questions sont restées sans réponses sur les véritables assassins, leurs motifs, leurs appuis.

La figure de Malcom X représente à elle seule une tranche de la vie américaine des années 1960, dans ce qu’elle a d’exaltant et de dramatique. Alors que King prêchait la non-violence et la patience, Malcom X représentait l’impatience et la colère. Repris de justice, il avait été recruté dans une organisation alors extrêmement importante dans les communautés noires des grandes villes américaine, la Nation of Islam. Une église et une liturgie réinventée par son leader et messie auto-proclamé, Elijah Muhammad. Discipline, frugalité, entraide des noirs entre eux, l’église n’a qu’un lointain rapport avec l’Islam, qu’elle a choisi comme référence par opposition aux blancs, qui sont chrétiens.

Malcom X, brillant et excellent orateur, devient le porte-parole de l’organisation. Jusqu’à ce qu’il contredise le messie vivant, soit ostracisé puis assassiné. Pour quoi, par qui ?

La série de Netflix qui remonte les pistes jusqu’aux assassins et commanditaires /facilitateurs potentiels fut suffisamment percutante pour que la police de New York réouvre son enquête. On y suit l’enquête d’un historien amateur qui a consacré 30 ans de sa vie à tenter de découvrir la vérité sur l’assassinat.

À travers l’enquête, les retours en arrière, on découvre l’importance de la Nation of Islam, y compris de son aile paramilitaire, et on entend la fougue de Malcom X.

Surtout, l’enquête progresse et offre son propre arc dramatique. On suit l’enquêteur lorsqu’il découvre qu’un des assassins s’est refait une vie et que, dans sa communauté de Newark, son forfait est un secret de polichinelle. Je ne vous dis rien de plus.

Malcolm X est aussi immortalisé par Denzel Washington dans le chef d’oeuvre de Spike Lee, Malcolm X, en 1992.

On peut voir la série documentaire sur Netflix. On peut louer Malcom X en ligne ici.


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À propos de Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Élu député de Rosemont en 2012, il s'est battu pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il fut chef du Parti Québécois de l'automne 2016 à l'automne 2018. Il est à nouveau citoyen engagé, favorable à l'indépendance, à l'écologie, au français, à l'égalité des chances et à la bonne humeur !