La Louise Beaudoin que j’adore

Mon amie Louise Beaudoin est très fâchée que j’aie osé dire le vrai: notre façon d’aborder le débat sur la charte a « empoisonné », pour l’avenir prévisible, notre proposition d’interdire les signes religieux dans la fonction publique et parapublique.

Louise m’accuse de « diaboliser » la Charte, qu’elle appuyait, comme moi. Pourquoi ? Parce que j’admets qu’elle a braqué contre notre parti beaucoup de jeunes, d’intellectuels souverainistes et, surtout, beaucoup de membres de la diversité québécoise.

Je le crois et le répète: sur cette question des signes, nous avions raison sur le fond, pas sur la forme. Et Louise était, comme moi, favorable à une clause de droits acquis.

Les autres aspects de la Charte font partie de mes propositions de candidat (voir ici) et je propose d’aller encore plus loin sur les écoles religieuses.

Louise me reproche pourtant de « déraper », de faire mal au parti, à cause de ma franchise. Cela m’étonne car, en juin 2011, Louise plaidait précisément pour ce droit à la franchise dans sa déclaration de démission du caucus péquiste.

Voici comment je présentais la chose sur mon blogue, le lendemain, dans une lettre ouverte aux trois démissionnaires, Louise, Pierre Curzi et Lisette Lapointe:

* * *

« C’est ce que tu as dis, très chère Louise, que j’ai trouvé le plus important:

La cause plus profonde de ma démission concerne justement une certaine façon de faire de la politique à laquelle, je le reconnais, j’ai longtemps adhéré.

Mais c’est à mon retour en 2008, peut-être parce qu’une pause de cinq ans m’a permis de voir les choses autrement, que j’ai commencé à m’interroger sur la partisanerie qui souvent rend aveugle, qui nous force à toujours être dans la certitude, jamais dans le doute, sur le ton guerrier que l’on se croit obligés d’employer, sur la manière de se comporter avec des adversaires que l’on a tendance à considérer comme des ennemis, sur l’unanimisme imposé et sur la rigidité implacable de la ligne de parti: des maux dont la politique, je crois, est en train de mourir, ici et ailleurs

Voilà un noble combat. Faire de la politique autrement. Se libérer de la ligne de parti. Voter selon sa conscience. Tendre la main aux élus qui n’ont pas la même étiquette que soi pour trouver, ensemble, des solutions aux vrais problèmes.

(…)

Vous avez défendu votre droit à la dissidence, admirablement. Mais en retirant vos voix, fortes et crédibles, du concert de ceux qui veulent le changement, et donc du seul parti politique apte à gouverner autrement, ne desservez-vous pas la cause même que vous enfourchez avec tant de verve ? (…)

N’auriez-vous pas pu annoncer que vous alliez mettre votre réputation et votre crédibilité au service de cette cause, avec vos jeunes alliés de la députation, pour changer la politique dans ce parti auquel vous avez tant donné ?

Que vous alliez prendre le risque de la démotion et de l’exclusion, mais qu’on ne vous chasserait qu’à votre corps défendant, qu’il faudrait littéralement vous arracher de votre effort de donner un nouveau souffle au Parti qui, un peu grâce à vous, a déjà transformé le Québec ?

Chères Louise et Lise. Cher Pierre. Vous aurez, pour toujours, mon amitié et mon estime.

Mais mon admiration serait plus forte encore si, au lieu de vous faire démissionnaires, vous vous étiez faits révolutionnaires.

Bien amicalement,

Jean-François

* * *

Je n’en retire pas un mot, au contraire. Je m’étonne seulement un peu d’entendre aujourd’hui Louise me sommer de me taire et de rentrer dans le rang, alors qu’elle défendait si bien, il y a peu, et l’indépendance d’esprit, et la dissidence et la franchise.

C’est elle, la Louise Beaudoin que j’adore.



22 réflexions au sujet de « La Louise Beaudoin que j’adore »

  1. Mon cher Mr Lisée,
    Voici, je crois fermement à mon viel âge, que la charte de ce cher Mr Drainville était à presque 100 % ce que l’on doit exiger des personnes
    qui veulent demeurer ici dans ce si beau QUÉBEC LIBRE mais en s’y intégrant et non en s’y opposant à notre laìcité complète…..car voici il y a très longtemps je suis allée dans un pays arabe lors d’un voyage organisé, et un jour nous étions 3 dames qui magasinaient, c’était l’époque des mini-jupes, ici au Québec, donc nous n’avions pas ces jupes hoh non, car nous respections ce pays où nous allions, donc nos jupes étaient longues à mi-jambe, et tout à coup deux polices qui nous regardent en riant et sans dire un seul mot nous demandent de les suivre, on est très très nerveuses, et une fois rendu au poste ils ont mesuré la ongueur de nos jupes qui furent considérées comme très indécentes, hélas nous furent obligées de retourner avec eux à notre hotel dans la voiture des policiers pour nous permettre d’endosser des pantalons….et ils nous restaient 3 jours de vacances et bien nous ne sommes jamais retournées à la ville pour du magasinage tant notre peur et à nous et au groupe fut très traumatisante….et nous n’étions
    que des touristes, alors qu’ici ces gens là sont libres de tout de tout, et bien au moins respecter ce qu’on leur exige…non ! ! ! et c’est un bon
    moyen de les intégrer il faut que ces gens là s’intègrent à tout prix, et ce n’est pas nous à être les victimes de leur entêtement de ne pas vouloir s’intégrer ….ce n’est pas seulement leur habillement, vous Mr
    Lisée savez fort bien, que combien .de ces nouveaux arrivant refusent d’apprendre notre si belle langue francaise….c’est grave tout ca…voilà

  2. Merci M Lisée pour cette réflexion, mais je pense que le plus grand révolutionnaire que le PQ a malheureusement tassé, est Daniel Breton…..et je n’en reviens pas que l’electrification des transports soit encore sur une voie d’évitement. Il ne faut pas seulement de la rhétorique mais des actions concrètes. Et les hommes et les femmes d’action dans le parti, ne sont pas employés de façon à pouvoir donner leur pleine mesure.

  3. Malgré les critiques JFL a raison de dire les vraies choses.

    Et cela, même si la vérité choque et froisse des susceptibilités. Autrement le PQ un grand parti d’idées, de débats et de polémiques deviendra un parti comme les autres habitués au consensus derrière des portes closes.

    Contre toute attente, en se référent aux propos de LB lors de sa démission l’on constate malheureusement que les paroles ne suivent pas les bottines. À preuve alors que JFL fait de la Politique autrement, LB le dénonce et le diabolise. Pourtant ce qu’énonce JFL est ce que pense un grand nombre d’électeurs. À savoir que si Bernard Drainville n’avait pas étiré la sauce indûment et qu’il avait proposé l’adoption d’une clause grand père visant à protéger l’emploi des fonctionnaires voilées les dommages collatéraux auraient été moins élevés et le PQ aura pu reprendre le pouvoir.

    Ajoutons qu’Il est raisonnable de penser qu’en regard de son engagement politique LB qui n’est plus membre du PQ est désabusée et est passée à autre chose. Désormais commentatrice chouchou du 24-60 elle partage de plus en plus de façon surprenante l’opinion de l’ex-ministre libéral fédéraliste Liza Frulla. Succombera-t-elle au dicton  » qui se ressemble s’assemble ».

    À tout le moins la démesure de ses commentaires envers son ex-collègue JFL démontre un parti pris évident envers celui que désormais elle semble traiter non pas comme un ex-collégue estimé mais comme un adversaire voire un ennemi. Ce qui est contraire à ses propos lors de sa démission.

    • Vous dites M. Lisée « Et Louise était, comme moi, favorable à une clause de droits acquis. » Imaginez à mon travaille il y en a beaucoup de femmes voilées et leur dirait de garder leur voile c’est un droit acquis ensuite on refuserait d’embaucher les femmes qui portent le voile, elles vont être les premières à crier que c’est discriminatoire, que les autres portent le voile et elles n’y ont pas droit. C’est tout à fait inacceptable ce que vous proposez. C’est tout OUI ou tout NON mais pas entre les deux.

      En plus vous dites « la charte a braqué contre notre parti beaucoup de jeunes, d’intellectuels souverainistes et, surtout, beaucoup de membres de la diversité québécoise. » Ce commentaire est digne d’un personnage politique qui ne pense qu’aux votes. Tous ceux et celles qui ont été parlé à la consultation sur la charte ont expliqué clairement que la religion était un fléau qui faut arrêter immédiatement avant que le Québec devienne comme la France.

      J’espère que le PQ reviendra au pouvoir de façon majoritaire et qu’il fera passer la Charte des valeurs québécoises telle qu’elle a été proposée par Bernard Drainville.

  4. Je pense que ce n’est pas à propos de votre dissidence sur certains points de contenu que Madame Beaudoin en a. Mais votre façon de les exprimer. Pourquoi le faire nécessairement sur la place publique ? Vous pourriez le faire à l’intérieur du microcosme démocratique du Parti Québécois, Car ces débats sur le fond sont de rigueur et essentiels. Si vous avez besoin de l’opinion publique pour faire changer la direction du PQ alors peut-être devriez-vous démissionner et fonder (ou joindre) un parti plus près de votre discours. Je me dis que si vous faites cavalier seul au sein même d’un parti, comment ne pas croire que vous le restiez à fortiori si vous étiez à la tête de ce même parti, voire même d’un pays !

  5. Le plus étonnant, et même le plus décevant , c’est que selon le sondage Léger mentionné dans le Devoir de ce matin le PQ devancerait le PLQ si Pierre Karl Péladeau était chef du Parti Québécois. Péladeau n’a sûrement rien à envier à personne sur le plan de la personnalité, sur le plan des affaires, ni sur le plan de la foi souverainiste. Mais il n’a à peu près encore rien dit sur ses plans d’avenir ni sur le genre de société dans laquelle il voudrait entraîner le Québec. Cela en dit assez long sur le peu de sens critique de la population en général. Pourquoi pas un sondage Léger sur les idées avancées par les autres candidats, notamment celles de M. Lisée?

    • Méfiez-vous des sondages. Rappelez-vous : le PQ menait dans les sondages 1 mois avant les élections. On connaît désormais la suite. J’ai comme l’impression que les Québécois ont compris le truc : les sondages c’est pas la vrai vie, alors on peut dire ce que l’on veut, y’a pas de conséquence. Le PLQ l’a compris depuis longtemps et c’est la raison pour laquelle ils pavanent même s’ils sont derrière (dans les sondages).

    • L’effet tout nouveau tout beau. Vous vous souvenez, alors qu’il était question que la CAQ devienne un parti, M. Legault dominait dans les sondages – puis ça a diminué.

      Lorsque quelqu’un a des positions moins connues, on peut projeter ses propres positions sur cette personne – ce qui est un des facteurs de popularité de cette personne. Mais, inévitablement, avec le temps, la personne doit faire connaître ses positions et ce phénomène de projection s’estompe.

  6. Je trouve que Mme Louise Beaudoin a tenu des propos exagérés et je suis d’accord avec vous pour le respect de la libre pensée. Mais il y a un mais dans mon propos, c’est que vous devriez vous souvenir du proverbe qui dit ceci : «La parole est d’argent, mais le silence est d’or».

    Interprétation du proverbe : «Si la parole que tu vas dire n’est pas plus belle que le silence, ne la dis pas».

  7. M. Lisée, il est clair que Mme Beaudoin fait fausse route et vous le lui rappelez de façon très élégante. Vous subissez présentement des attaques de toutes parts car de toutes évidences plusieurs préfèrent la langue de bois. Mais il faut tout de même reconnaître qu’il y a problème. Vous avez fait le choix de suivre la route la plus ardue et ne vous faites pas beaucoup d’amis chemin faisant. Je ne peux que vous encourager à continuer à dire ce que plusieurs ne veulent pas entendre. Si vos propos ne rejoignent pas la grande majorité chez les membres du Parti Québécois, ils auront au moins le mérite d’avoir été cohérents et représentatifs d’un grand nombre de Québécois qui pense comme vous que ce parti fait fausse route et qu’il a besoin d’un coup de barre. Mais comme le disait Mike Ward, vous avez peut-être choisi le mauvais parti pour mener votre croisade. Comme il n’y a pas beaucoup d’autres choix pour vous, il ne reste qu’à vous souhaiter bon succès et espérer que plusieurs personnes vous donneront l’heure que vous leur demandez.

  8. Révolutionnaire, révolutionnaire… et pourquoi pas évolutionnaire. On tourne en rond dans la révolution; en évolution, on avance!

    • La révolution que plaisamment vous évoquez (mouvement d’un objet autour d’un point central, d’un axe, le ramenant périodiquement au même point) n’est qu’une des définitions du mot. Il en est une autre qui, à mon sens, s’applique infiniment mieux (changement brusque, d’ordre économique, moral, culturel, qui se produit dans une société).

      Révolution et évolution ne sont pas toujours incompatibles. Bien sûr, des fois, elles se nuisent, mais souvent elles se complètent, l’une servant de marche-pied à l’autre et vice-versa.

  9. Si le protestantisme américain a su nourrir une sorte de -religion civile- à travers la constitution de l’Amérique indépendante, pour la province des catholiques francophones du Québec, la religion ici a joué le fait de la collaboration avec l’ordre britannique et fédéral.
    La laïcisation de la révolution tranquille a rompu avec le catholicisme sans défaire la tradition de quasi fatalité qui a imprégné les Québécois depuis la conquête. Avril 2014 en témoigne au moins en partie.

    La souveraineté américaine s’est construite dans un sentiment d’élection nationale. Au Québec, ce sentiment électif collectif ne s’est pas réalisé à part que par des balbutiements.
    Le biais humaniste politique aux États-Unis très relatif s’est manifesté dans une sensibilité nationale, d’un peuple d’élus de la providence divine comprenant toute sa dose d’arrogance, de prétention chauvine aveugle et d’ouverture à l’autoritarisme politique bel et bien positif contre l’esclavage des Africains, négatif contre les Amérindiens réduit au quasi génocide.
    Au Québec, dans un cadre d’affaiblissement généralement chronique des souverainistes comme des nationalistes autonomistes de D.Johnson père à P.Marois, l’humanisme presque nu ne
    -mange rien en hiver- selon l’image de la métaphore.

    Dans un post modernisme post post moderne: la politique autre que comptable respecte le droit sans s’étouffer dans le droit, sans reléguer l’État aux juges. Parfois légiférer sur la laïcité, donner un État à une nation minoritaire ça angoisse des gens, ça inquiète c’est incontournable point.

    Question de réflexion politique, de débat sur fond d’histoire, douleur comprise face au réel.

    PS: Montréal s’anglicise parce que le français n’a qu’une souveraineté déclinante dans la métropole encore -protégée- de moins en moins par un affichage qui pour l’instant fait encore prédominer le français. Or, le quartier Latin de Montréal s’anglicise ça s’entend, l’Est de Montréal ça commence. Les anglophones ne sont pas -méchants-, ils vont par la force du nombre jouer l’anglicisation de Montréal.

    Sur la prédominance comme sur les autres aspects: on appui avec fermeté puis souplesse que le français est la langue officielle du Québec. Que la laïcité fait cohabiter les religions et les gens, elle n’est pas a priori et tout court une inclination fasciste.

    Autrement, on donne la politique aux juges et aux économistes, Jean François Lisée.

  10. Le droit de s’exprimer autrement ou en dissidence dans un parti est une chose, la réelle validité d’autres voies en est une autre.

    La position -humaniste- ou des gants blancs au Québec apparaît bien problématique en ceci que le mouvement souverainiste du PQ depuis l’attentisme de 1996 jusqu’à 2014, autre mode
    -tranquille- est en voie d’amorce de marginalisation en 2014 à l’heure où des manifestations bilingues ou presque sur l’anti capitalisme à Montréal commencent à foisonner.

    Sur la question nationale québécoise et voire tout court sur la politique dans la province existante du Québec, pour des centaines de milliers de souverainistes exsangues: le Québec est actuellement politiquement mort!

    La voie doucereuse est bien charmante, élégante et fort polie, toutefois en rapport avec la nouvelle fatigue du Canada français devenu la fatigue de la cause Québec, -l’humanisme- souverainiste sera la pierre tombale finale de la souveraineté et du PQ. Louise Beaudoin se doute bien que la cause est fort mal en point comme la majorité des Québécois s’en doutent tout autant.

    En politique, c’est l’énergie de l’offensive, des convictions qui font que les causes avancent. Lorsque des chefs s’excusent à l’avance des positions qu’ils défendent, ça ne va pas. René Lévesque a rassuré sur la souveraineté et il devait le faire comme avec la loi 101 (quoique avec excès) dans un contexte néanmoins où la voie nationaliste connaissait un essor constant, où la gauche dominante d’alors prospérait dans le cadre de l’État-nation des syndicats aux gens syndiqués pendant que la révolution cubaine alors sans ombres avait fait passer son message de la révolution nationale comme l’Algérie dont l’indépendance a connu sa réalisation sous la reconnaissance du grand souverainiste qu’à été C.D.Gaulle.

    En 2014, le PQ devrait peut être voir dans l’effondrement électoral de toute la gauche française actuelle des sociaux-libéraux d’Hollande au Front de gauche, la leçon d’une -gauche pure- ou plutôt selon J.F.Lisée d’un humanisme sans recul qui s’est dénationalisé à force de nier le développement d’un islam identitaire et davantage encore la perdition de la souveraineté française sous une Union Européenne à vocation fédérale dont le but est de créer une nation européenne forcée au nom du tout économie et de l’intérêt de ces élites.

    Le Québec connaît son contexte politique particulier certes mais comme si le Québec indiquait en 2014 la force de néantisation politique du fédéralisme dont (son modèle européen peut être pas en crise évolutive) toujours trop central contre les petites nations. Idem, apparemment pour l’Écosse et pour la Catalogne sous un État espagnol encore plus centralisé.
    Même selon le mode politique et non de la guerre, les rapports de force font la politique et dans le cadre de l’État de droit de base comme en Occident, le jeu de -l’opinion publique- se fera entre des partis politiques qui ont réussis à se distinguer comme le PQ jadis, des médias normatifs et des figures qui choisissent avec courage le risque de la rupture comme des milliers de militants qui vont affronter la langue de bois de l’État central et de ses médias aux ordres. Comme cela a été le cas au Québec en 1973, 1976, 1980, 1989, 1995, etc.

    La charte a été jouée presque quitte ou double, en politique généralement, l’offensive politique se conclu par des succès plutôt que par les atermoiements. Lorsque toutefois le chef du parti fait une très mauvaise campagne comme P.Marois et qu’un F.Legault récupère la défense de la charte. Il est arrivé que la majorité de l’électorat ait voté contre le PQ mais pour le cumul pro charte PQ 25%, CAQ 23%. En politique, les tendances profondes sont compliquées.

    Le PQ n’aurait proposé que l’interdiction du voile au primaire et secondaire dans les écoles, la campagne médiatique anti-charte aurait été aussi criarde par la contribution du duo Radio Canada-La Presse Gesca dont idem la participation d’un Devoir qui n’a jamais vraiment rompu avec la scolastique de son ancien directeur C.Ryan!

    Les internautes à l’époque de twitter reconnaissent que la politique ne consiste pas à tendre l’autre joue à l’intérieur même de l’État de droit qui ne s’interdit pas les tricheries lors des référendums et qui use de l’intimidation médiatique lorsque la raison normative fédérale le réclame, celle là du multiculturalisme sur la charte.

    Alors, du leadership politique ça ne dit pas excusez moi de mes fautes! Le paradigme de la confession publique est américaine propre à la culture américaine fondée sur le puritanisme des protestants anglais. Au Québec, la tradition de confession privée prédominante et autre nous l’avons aussi apparemment mis de côté ou presque.
    Sinon, c’est la trop grande subsistance de l’humilité catholique et de sa variante humaniste plus évoluée qui a affaibli le PQ de 1970 à 1989 et même encore sous L.Bouchard contre J.Parizeau.

    Non au -catholicisme bien intentionné péquiste- qui a nourri l’ogre du Parti Libéral du Canada des Trudeau et Chrétien qui eux ont gagnés en étant parfaitement machiavéliques.
    Leçons au pluriel pour les candidats à la chefferie péquiste qui seraient trop, beaucoup trop humanistes.

    • Cher Pierre, comme l’auteur vous démontrez que « qui trop embrasse manque son train ».

      Or, vous l’avez peut-être dit, mais Louise ne le somme pas de se taire, mais lui reproche de s’être tu avant l’élection. Le père de la charte n’a pas pu se rendre au bout de son idée!

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