Francais: le grave danger des demi-mesures

J’ai une admiration sans borne pour Guy Rocher, un des pères de la loi 101. C’est donc avec une fébrilité que je m’apprête à le contredire. Dans Le Devoir de samedi, il attirait notre attention sur le danger des demi-mesures. Ce n’est pas chaque décennie qu’un gouvernement a la capacité de donner un élan historique à notre langue nationale. Le PQ de 1977 a livré une réforme qui avait couvé pendant un quart de siècle et, comme le rappelle M. Rocher, le Dr Camille Laurin est allé au-delà des attentes. Mieux que d’autres, il avait compris à quelle profondeur il devait ancrer la réforme.

Affaiblir le français : mode d’emploi

Si on souhaitait mettre en péril le français au Québec, comment s’y prendrait-on ? On pourrait penser que c’est chose facile. Les francophones québécois ne forment que 2% de la population du continent, sont soumis à la force d’attraction de la plus grande puissance économique et culturelle de l’histoire, ont en leur sein une minorité anglophone vivante et active, leur statut de grands exportateurs et leur ouverture sur le monde en font une des populations les plus bilingues en Occident.

Ma liste de lecture

Quelle formidable idée du Devoir d’avoir demandé à chacun de ses chroniqueurs d’offrir aux lecteurs une liste de lecture. Les choix sont évidemment déchirants car il ne s’agit pas des lectures de l’année et que cela ne doit pas être non plus les meilleurs livres lus depuis l’enfance. Mais bon, voici ce que ça donne. On peut cliquer sur l’image ou sur le titre pour commander en ligne sur le site des libraires indépendants.

Cher Adib, je vous vois

Cher Adib Alkhalidey,

On ne s’est jamais rencontrés, Adib. Je vous dis « cher » car vous faites partie de ma famille élargie. Celle que vous avez appelée avec amour, dimanche dernier sur le plateau de Tout le monde en parle, le peuple québécois. Je vous dis ça aussi parce que vous êtes très attachant.