À voir (ou pas): Le problème avec Messiah / L’humour noir de Dracula

Deux séries Netflix récentes méritent attention. Il faut d’abord vous dire qu’à mon âge, je ne suis plus preneur d’horreur et de sang. J’ai fait exception pour l’excellent « Get Out », qui tient davantage de la satire raciale. Je n’étais donc pas un candidat idéal pour la mini-série Dracula. Sauf que… j’ai vu qu’elle avait été écrite par les concepteurs de la récente et brillantissime série Sherlock (avec Benedict Cumberbatch dans le rôle titre.)

Sortir: Illumi, pari gagné, même pour les sceptiques

J’étais sceptique. Je fus confondu. La nouvelle offre pensée par l’équipe de Cavalia pour agrémenter nos hivers part d’une idée simple: créer des objets et animaux lumineux, portée à la puissance dix. Pas un tableau, dix. Pas un Samourai à cheval, des dizaines. Pas une araignée rouge, des centaines.

Il faut une bonne heure et demie pour faire le tour du site (davantage avec des enfants). J’ai eu la chance de le faire alors que tombait une jolie neige, cela ajoute à l’effet féérique.

À voir: The Report, sur la torture américaine

La véracité historique est une des grandes qualités du film The (torture) report. Ses producteurs ont été méticuleux dans leur respect d’un épisode historique terrifiant: la normalisation de l’utilisation de la torture dans la CIA post-11 septembre. (Pour une discussion de cette véracité, lire cet article de Slate.)

L’histoire est contée à travers la tentative du personnel de la sénatrice Diane Feinstein de faire une enquête exhaustive de cette pratique, face à une CIA plutôt, disons, réticente.

À voir (ou pas): The Irishman de Scorcese et le docu Pour Sama

Peut-être mes attentes étaient-elles trop élevées. Il y avait Scorcese à la barre. Il y avait de Niro, un géant. Surtout Pacino, que j’ai toujours adoré. On allait nous raconter une histoire qui balaierait plusieurs décennies et s’étalerait sur 3h30 de cinéma. Pour moi, c’était très attractif.

Mon point de repère était à l’avenant. Le Parrain et ses suites, oui. Aussi Il était une fois en Amérique, de Leone, également de 221 minutes. J’ai écouté The Irishman jusqu’au bout. Ce n’est pas inintéressant. Grâce aux efforts de la technologie, de Niro est rajeuni pendant une partie du film. Ça marche.

À voir: Voyage dans le gâchis brésilien / La valeur de l’excès

Brésil, LulaSi vous êtes comme moi, vous n’avez suivi que d’un oeil, mais d’un oeil attristé, les péripéties politiques brésiliennes des dernières années.

La destitution de la présidente Dilma Rousseff, l’emprisonnement de Lula. L’arrivée au pouvoir d’un Donald Trump local.

Comment le parti des travailleurs de Lula a-t-il pu sombrer dans la corruption au point de perdre la présidence et d’ouvrir la voie à la droite ?