Lire: Le Carré à l’heure du Brexit

C’est ce qu’on appelle une valeur sûre. Qu’on soit, comme moi, un fidèle ou, comme vous peut-être, un novice, entamer un Le Carré c’est se laisser guider par un conteur d’une redoutable efficacité.

L’intrigue, bien sûr. Une horlogerie sans faille. Mais on s’étonne de constater comment, depuis maintenant un demi-siècle, Le Carré colle au présent. Bientôt nonagénaire,  l’auteur brille par sa capacité à traduire l’air du temps.

À voir: Voyage dans le gâchis brésilien / La valeur de l’excès

Brésil, LulaSi vous êtes comme moi, vous n’avez suivi que d’un oeil, mais d’un oeil attristé, les péripéties politiques brésiliennes des dernières années.

La destitution de la présidente Dilma Rousseff, l’emprisonnement de Lula. L’arrivée au pouvoir d’un Donald Trump local.

Comment le parti des travailleurs de Lula a-t-il pu sombrer dans la corruption au point de perdre la présidence et d’ouvrir la voie à la droite ?

Voir: Vivre une aventure virtuelle / Comprendre ce que l’avenir artificiel nous prépare

Ça vous tente, faire une promenade à dos d’âne sur la lune, pendant une averse de diamants ?

C’est parfaitement possible, jusqu’au 16 janvier, au Centre Phi dans le Vieux-Montréal. Le Centre nous propose neuf oeuvres d’immersion virtuelle. On en fait le tour en deux heures et celle qui m’a le plus enchantée fut ce voyage sur une lune habitée de symboles mythiques. Vous penserez vraiment vous déplacer dans l’espace (sujets au vertige s’abstenir), la sensation est, disons, sensationnelle.

A voir: Baby it’s cold outside 2019, version politiquement correcte

L’an dernier, en plein mouvement #metoo, plusieurs stations de radio aux États-Unis et au Canada (dont la CBC) ont retiré de leurs ondes la chanson de 1944 Baby it’s cold outside, certains y voyant l’expression d’un harcèlement, dans ce duo, du personnage masculin face au féminin.

La réponse du public fut cependant sans équivoque: ils réclamaient le retour de la chanson et ce vieux classique est même réapparu dans la liste des chansons les plus demandées selon le classement du téléchargement de chansons du Billboard américain au dernier Noël.

À voir (ou pas) : Le dernier, décevant, Tarantino / Une magnifique série anti-humaine

Tarantino, Once Upon a Time in HollywoodLes critiques ont été dithyrambiques. La réponse des spectateurs, sur Rotten Tomatoes, très bonne. Le box office ? Incertain. Je pense avoir vu tous les films de Tarantino. On y trouve des chef d’oeuvres (Kill Bill I, en particulier). J’ai déjà écrit ici sur les rendements décroissants dans la qualité de ses films. Mais Once upon a time in Hollywood était censé être complètement différent. En effet, la violence y est presque complètement absente. Il s’agit d’une tranche de vie hollywoodienne circa 1969, autour de la carrière déclinante d’une star campée par Leonardo di Caprio. Je n’en sais pas beaucoup plus car, ce qui arrive extrêmement rarement, j’ai arrêté de regarder à la moitié. Le film m’a semblé sans intérêt. Les longueurs sont légion (beaucoup de déplacements en voiture) les dialogues sont plats, le jeu est télégraphié. Bref, je ne le recommande pas.