Construction: Ne pas prendre le droit de grève à la légère

(Voici l’essentiel de mon intervention de ce dimanche à l’Assemblée nationale sur le Projet de loi de retour au travail dans le secteur de la construction)

Comme plusieurs autres avant moi, je dois dire que ce n’est pas de gaieté de coeur que nous sommes ici aujourd’hui pour essayer de mettre un terme de façon non négociée à un conflit de travail.

Un message syndical comme vous n’en avez jamais vu!

Nous vivons la plus grande crise depuis la grande dépression et les syndicats, surtout américains, sont victimes d’un assaut patronal sans précédent. Le syndicat des métallos a mis en ligne en ouverture de son congrès hier cette pub (en anglais, mais surveillez le Québécois) qui veut expliquer et mobiliser en usant de musiques, d’images et du montages généralement utilisés pour vendre les camionnettes les plus robustes et/ou d’une bande annonce de Rocky. (Ce n’est pas une critique).

USA: comprendre l’offensive anti-syndicale

L’épreuve de force aux États-Unis entre les syndicats du secteur public et les gouverneurs républicains est un peu plus compliquée qu’il n’y paraît. J’en parle à Planète Terre avec l’américaniste Pierre Martin et le spécialiste en syndicalisme Claude Rioux. Puis, « Liberté pour la recherche », une analyse des contraintes imposées aux chercheurs présentée par la juriste Andrée Lajoie.

Mes cinq questions à Mme CSN

ae4886e7f896f4825e413d1af8c4e4fc2Pendant que Pierre Karl Péladeau réfléchit aux cinq questions que je lui ai posées, je récidive en tournant mes points d’interrogation vers la présidente de la CSN, Mme Claudette Carbonneau.

(Transparence totale: Mme Carbonneau m’a quelquefois invité à m’adresser à des instances de la CSN, où j’ai pu en toute liberté exprimer les défis auxquels, à mon avis, le syndicalisme est convié. C’est vrai aussi pour la FTQ.)

Éloge du syndicalisme

On les enterre souvent, les syndicats. On note leur déclin, la disparition des usines qui étaient leurs châteaux forts. On les dit victimes de la nouvelle technologie, du travail autonome, de l’individualisme. Les comptes de dépenses de l’ex-président de la FTQ-Construction laissent un goût amer chez plusieurs syndiqués… et non syndiqués. On impute le déclin syndical à la mondialisation, surtout. Maintenant qu’il faut être souple, rapide, compétitif et efficace, pourquoi s’encombrerait-on de tels dinosaures ?