Le vrai message du Bonjour-Hi

Vous me direz que j’ai des passe-temps bizarres mais, je l’avoue, j’aime écouter les entrevues accordées par nos leaders politiques à des médias anglophones. C’est là qu’on avait entendu François Legault affirmer qu’on donnait trop d’importance à la connaissance du français dans la sélection des immigrants. C’est là qu’on a entendu Manon Massé annoncer que dans un Québec indépendant à-la-solidaire, l’anglais serait aussi une langue officielle (elle s’en est excusé, puis l’a répété dans une autre entrevue, s’excusant à nouveau).

Leadership: Identité : La concordance culturelle

Proposition # 6 du candidat Jean-François Lisée

« La patrie est un projet commun, une création continue de nos efforts solidaires [. . .] Être ensemble est une immense opération, une orchestration infiniment complexe, dont le chef invisible est la conviction partagée que cet ensemble existe, qu’il a un sens à travers l’histoire, qu’il nous faut y être attentifs afin qu’il ne se relâche pas […] Le plus grave désastre qui puisse menacer un peuple n’est pas l’anéantissement militaire, c’est l’indifférence de ses membres à la forme de son avenir. »
Citation de Pierre Emmanuel, choisie par Camille Laurin et Fernand Dumont pour ouvrir leur Politique québécoise de développement culturel, en 1978
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L’humanisme: ingrédient clé de la promotion de l’identité

C’était une journée chargée, ce jeudi, sur la question de l’identité. D’abord une déclaration de mon collègue Pierre Karl sur la Charte des valeurs a provoqué chez les journalistes une soif nouvelle. Ils voulaient savoir comment les autres candidats à la chefferie aborderaient cette question, s’ils devenaient chef. N’étant pas un abonné à la langue de bois, j’ai répondu franchement.

Josh Freed: Trésor national

vive-quebec-freedMon collègue blogueur Josh Freed publie sur l’écran d’à côté une très belle « Lettre d’un anglo à Pauline Marois« .  J’invite tous mes amis souverainistes à la lire.

Je ne dis pas qu’il a raison, sur notre programme. Mais je dis qu’il faut entendre ces inquiétudes et ces espoirs. Non pour ne pas avancer comme nous avons promis de le faire. Mais pour avancer dans le dialogue, dans la compréhension des objections. Voici d’ailleurs son passage essentiel:

Francos: « on n’a jamais tant entendu parler anglais à Mtl »

70%

Le chiffre est massif. Et il vient d’une source sûre. Appelés à déclarer s’ils sont en accord avec la phrase « je n’ai jamais entendu autant parler anglais à Montréal« , 70% des francophones disent OUI. (Même le quart des anglophones et 29% des allophones sont d’accord !) Autre révélation:

36%

Plus du tiers des francophones (36%) affirment qu’il « est difficile de se faire servir en français à Montréal« . Imaginez, un sur trois, dans une ville francophone ou les anglophones affirment à 80% pouvoir tenir une conversation significative en français. C’est quand même bizarre !